Publié par : granrubieres | janvier 1, 2012

Du francey pour étudiants anglophones.

Notre amie Christiane Francey , responsable Centre de Langues Formation Continue de l’Université de Lorraine et consultante externe à l’ICN School of Management a écrit ce nouveau livre, en vente dès le 3 février 2012, dans toutes les librairies:

Ce livre, destiné aux étudiants étrangers, est rédigé en anglais de manière à faciliter la compréhension et la communication.
Le français est une langue difficile à apprendre ; autant donc utiliser le fait que la majorité des étudiants qui viennent en France a un bon niveau d’anglais. Il s’agit de s’adresser à ceux qui ont déjà des bases mais qui éprouvent de grandes difficultés à « se débrouiller » en France (problèmes de communication : logement, Crous et autres démarches administratives, adresses utiles, aspects culturels etc.).
Une idée simple : faire un cours de communication basé sur les difficultés potentielles des étudiants en France : pratique de jeux de rôles, exercices de grammaire, thèmes divers tels que les repas dans un restaurant, faire des achats, le logement, demander son chemin dans la rue, remplir des formulaires, ouvrir un compte en banque, aborder des thèmes culturels, la politesse etc.

Publié par : granrubieres | décembre 29, 2011

Meilleurs voeux.

Toute l’équipe de Plombières Lorraine Initiative vous souhaite une

 

 

 

 

et vous dédie cette carte:

http://www.linternaute.com/cartes/envoi/999142/2117621842/430/animaux-en-choeur.shtml

Publié par : granrubieres | novembre 29, 2011

Conte lorrain: le Noël des animaux.

Nul n’est censé ignorer l’adamantine loi divine qui règne en souveraine inflexible depuis des siècles et des siècles sur notre humble terre lorraine en cette douce et sereine nuit de Noël. Tandis que leurs maîtres sont occupés à prier et louer le Seigneur, à le remercier pour ses innombrables bienfaits, les animaux de la ferme se réveillent à minuit sonnant et se prennent d’une frénésie de deviser à l’envi.

 Ils empruntent alors le langage des humains pour échanger en secret force confidences. Le Bon Dieu leur a accordé ce don unique, magique, canonique, à titre épisodique mais symbolique ! C’est sa manière à Lui d’honorer la bonhomie de ces bêtes bienveillantes dont les ancêtres connurent le privilège de réchauffer de leur souffle l’Emmanuel, au creux de la crèche crépusculaire à Bethléem. Car bergers et bouviers connurent la primauté d’adorer l’Enfant Jésus, avant même les puissants d’ici-bas, qu’ils fussent rois ou mages.

 Le bœuf brun, brossé de près, bien brave à l’attelage et au pacage et l’âne, humble monture, qui fut de toutes les aventures et mésaventures christiques, de la fuite en Egypte de la Sainte famille à l’entrée triomphale du Messie à Jérusalem.

Les compères conversent adoncques paisiblement, à l’abri des oreilles indiscrètes derrière leurs bottes de paille. Mais malheur à celui qui enfreindrait les consignes du Tout-Puissant ! Car il est formellement interdit aux hommes d’écouter leurs propos !

Un mauvais bougre qui feignit de l’oublier l’apprit à ses dépens. Un bougon au verbe haut, à la main leste, au pied vengeur, qui bravait la sagesse des aïeux et savait tout mieux que quiconque. Le méchant paysan, méprisant, avait pour pitoyable habitude de maltraiter son maigre cheptel. A la moindre occasion, sitôt essuyé une contrariété ou sitôt reçu un refus, il invectivait ses pensionnaires qu’il imaginait soumettre à ses exigences de labeur sous une bordée d’injures, par une pluie de coups, les abreuvant de brimades et de reproches, bref les bourriaudant sans retenue.

Il ne se montrait guère plus tendre avec sa famille, battant régulièrement femme et enfants comme plâtre, jubilant à l’idée de les rétrillonner sous de fallacieux prétextes.

Le réveillon d’un hiver de frimas, faisant fièrement fï des recommandations des anciens, notre vilain drôle refusa de se rendre à la messe de minuit et ce malgré les pressantes supplications de son épouse. Caché dans le foin au fin fond de l’étable, le laboureur somnolait, en attendant que, là-bas, dans la cuisine, l’horloge égrène les douze coups mythiques. Il se réveilla brusquement au son du carillon pour apercevoir un rai de lumière éclairer la litière. L’âne étirait ses longues oreilles, le bœuf entrouvrait un œil.

 « C’est jour de fête aujourd’hui, peut-être notre maître nous doublera-t-il notre ration d’avoine… déclara le premier.

-Je te trouve bien optimiste, répondit le second.

-On ne sait jamais !

-En tout cas, il ne nous forcera pas à travailler, se réjouissait le placide ruminant. »

Interloqué par ces propos osés, l’incorrigible curieux sursauta.

« Rien n’est moins sûr, soupira mélancoliquement le grison.

-Certes, il est souvent brutal et infernal avec nous. Mais toi d’ordinaire si patient, il te faut lui pardonner ses accès de colère.

-Eh pourquoi donc ?

-Parce que tout simplement, il ne se passera guère de temps avant que nous ne le conduisions au cimetière sur sa vieille charrette branlante. »

 

Epouvanté, époustouflé, éprouvé, le baoué se précipita au-dehors, la respiration haletante, la carcasse pantelante, la démarche chancelante. D’abord désespéré, il râmina, rengrula, regimba. Puis se ressaisit et courut vers la chapelle romane où les fidèles entonnaient les premières notes d’un chant de liesse. Le chœur des anges dans nos campagnes résonnait sous les voûtes millénaires de la petite église encapuchonnée de blanc.

Hélas ! le rustaud, dans sa course effrénée, trébucha fort maladroitement et chuta de tout son poids dans le fossé. C’est là que les villageois le découvrirent le lendemain, roide mort. Alors ils dégagèrent de la congère son cadavre figé et le portèrent en terre dans une sépulture hors les murs. Malheur à celui qui défie en catimini la divine prescription !                                Nicole Lazzarini

Publié par : ds672 | septembre 24, 2011

Paroles de Poilus n°7.

Gervais Morillon est né, le 8 novembre 1893, au lieu-dit le Ribreau à Poitiers dans la Vienne, de Grégoire Urbain, cultivateur dans une pépinière de Breuil-Mingot et de Marie Léone Armana Rossignol. Appelé comme son frère Georges – qui sortira vivant de cette guerre – lors de la déclaration de la guerre, Gervais écrit à ses parents, le 14 décembre 1914, de «Tranchées-Palace » :

Chers parents,

II se passe des faits à la guerre que vous ne croiriez pas ; moi-même, je ne l’aurais pas cru si je ne l’avais pas vu ; la guerre semble autre chose, eh bien, elle est sabotée. Avant-hier – et cela a duré deux jours dans les tranchées que le 90e occupe en ce moment – Français et Allemands se sont serré la main ; incroyable, je vous dis ! Pas moi, j’en aurais eu regret.

Voilà comment cela est arrivé : le 12 au matin, les Boches arborent un drapeau blanc et gueulent : « Kamarades, Kamarades, rendez-vous. »

Ils nous demandent de nous rendre « pour la frime ». Nous, de notre côté, on leur en dit autant, personne n’accepte.

Ils sortent alors de leurs tranchées, sans armes, rien du tout, officier en tête ; nous en faisons autant et cela a été une visite d’une tranchée à l’autre, échange de cigares, cigarettes, et à cent mètres d’autres se tiraient dessus ; je vous assure, si nous ne sommes pas propres, eux sont rudement sales, dégoûtants ils sont, et je crois qu’ils en ont marre eux aussi.

Mais depuis, cela a changé ; on ne communique plus ; je vous relate ce petit fait, mais n’en dites rien à personne, nous ne devons même pas en parler à d’autres soldats. Je vous embrasse bien fort tous les trois.

Votre fils, Gervais.

La deuxième bataille d’Artois est fixée au 9 mai 1915 pour un secteur qui va de Loos à Bapaume. L’offensive principale est le dégagement du plateau de Lorette, la prise de la crête de Vimy et de pousser dans la plaine de Douai afin de reprendre la guerre de mouvement tant attendue par les généraux, Loos-en-Gohelle étant l’un des secteurs de diversion.

Pour ce secteur, l’artillerie française épaulée par celle des britanniques, pilonne les tranchées allemandes de La Bassée jusqu’au sud de Loos. Après cette phase, les 281ème, 114ème  et 90ème régiments d’infanterie attaquent en direction du village en partant de l’actuel cimetière anglais de la route de Béthune. Rapidement, le 11ème et le 90ème poussent vers la deuxième ligne allemande située à la lisière de Loos où ils sont stoppés net par l’artillerie et le tir des mitrailleuses embusquées dans les maisons et dans le cimetière qui est transformé en place forte. Ne pouvant aller plus loin, ils regagnent la première ligne allemande conquise et consolident cette dernière.

Les mitrailleuses allemandes, se trouvant dans la redoute face au 281ème,ne sont pas réduites au silence. II ne peut, de ce fait, s’élancer sur la première ligne allemande sans risquer de perdre le gros du régiment. De ce fait, l’aile gauche du 114ème retrouve sa couverture.

Dans la nuit du 10 et toute la journée, les allemands lancent contre-attaque sur contre-attaque et reprennent le terrain perdu la veille. Dans la nuit du 10 au 11, les unités sont relevées par le 125ème et le 68ème dans le but de reprendre la première ligne allemande. Cette contre-attaque française n’aboutit pas et, il faudra attendre, le 25 septembre 1915, pour que le village de Loos retrouve une partie de sa liberté.

Le caporal Gervais Morillon, du 90ème régiment d’infanterie, est « mort pour la France », porté disparu le premier jour de la bataille, à Loos, Pas-de-Calais. Le journal de marche du régiment indique les pertes à la fin de cette journée : tués : 10 officiers, 6 sous-officiers et 90 hommes – « disparus » : 3 sous-officiers et 139 hommes auxquels s’ajoutent les blessés : 14 officiers, 23 sous-officiers et 234 hommes … et décrit cette journée : http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/jmo/img-viewer/26_N_668_014/viewer.html

 

 

Publié par : plombieresinitiative | septembre 6, 2011

Bon anniversaire

A une chère amie qui habite à Pont à Mousson et qui s’appelle Claudine

Bon anniversaire Claudine

de la part Christiane, de dan et d’Anubie

Publié par : plombiereslesbains | novembre 24, 2008

ANTIQUITES J.M.PERNEY

Chez Jean Marie Perney

ANTIQUITES Brocante Jean Marie Perney

6 place du Bain Romain, 88370, Plombières les Bains

03 84 49 14 35 / 06 85 77 84 24

horaires:mardi,jeudi;samedi,dimanche:10h00/12h00 – 15h00/19h00

De belles photographies qui mettent en valeur les antiquités en vente au 6 Place du Bain Romain, chez Jean-Marie Perney.

Des objets en bronze, des tableaux, des lampes et meubles anciens, une sélection de faïences rares, en d’autres mots, ce magasin d’antiquités ne contient que des valeurs sûres et hautement désirables.

De plus, Jean-Marie est une mine d’informations sur tout ce qu’il vend et dans son magasin, vous ne choisissez pas les objets, ce sont eux qui vous choisissent! Ils vous attendent dans le cadre exclusif de la Place du Bain Romain dont Jean-Marie pourra vous en parler aussi avec passion. Si vous recherchez quelque chose en particulier, n’hésitez pas à lui en parler, il fera tout son possible pour vous le trouver.

Jean Marie Perney Chez J.M. Perney



Publié par : plombieresinitiative | juin 20, 2009

Plombières les Bains dessinée par H. Clerget

Je possède un article écrit par Edouard LEMOINE, avec l’aide du Dr LHERITIER, Inspecteur des Eaux de Plombières, paru en 1867 dans le journal “LE TOUR DU MONDE” sous le titre “Plombières et ses environs”, pages 337 à 352, avec 11 dessins (dont 2 pleine page) de Hubert CLERGET(1818 – 1899), professeur  à l’Ecole Impériale d’Etat-Major

5 dessins de Plombières ci-joints, pour plus de renseignements s’adresser à ds672BAINS ROMAINS

EGLISE

PARC

THERMES

VUE GENERALE

Publié par : plombieresinitiative | juin 21, 2009

Promenades à dos d’âne

anes  deux

« Quand le ciel est pur et promet une belle journée, – au mois de juillet, par exemple,-la rue Stanislas, qui, à vrai dire, résume la ville toute entière, offre, entre onze heures et midi, un spectacle à la fois curieux, original et naïf.

Les déjeuners sont terminés, les baigneurs (terme technique, autrefois on disait les baignants, c’était un barbarisme ; il y a progrès), les baigneurs sortent de la salle à manger et viennent prendre l’air sur les bancs de bois blanc placés à la porte de chaque maison.

Alors, de tous côtés, surgissent les mendiants, les joueurs d’orgue de barbarie, les montreurs de curiosité, et surtout et avant tout, les loueurs et les loueuses d’ânes, qui trônent, eux et leurs quadrupèdes, sur le pavé, sur les trottoirs, parfois même jusque sur le seuil des maisons, avec le sans façon qui appartient aux personnages indispensables.

L’âne, en effet, joue un des premiers rôles à Plombières ; il est l’âme des parties de plaisir.

Son allure tranquille, son pas assuré, sa patience et sa douceur inaltérable en font une créature d’une essence privilégiée, dans ce pays où plaisir est une promenade, toute promenade une ascension, toute ascension une occasion de cris de joie ou de témoignages d’impatience pour les enfants, les femmes et les malades,- les malades, qui, sauf de bien rares exceptions, sont plus féminins que la femme, plus enfants que l’enfance. »

Rédigé en 1867 par M.le docteur Lhéritier, Inspecteur des eaux de Plombières

ANE

Publié par : plombieresinitiative | juin 21, 2009

Pendant la promenade à dos d’âne des dames…

FEMMES 1848

« …Les enfants ont donné le signal en enfourchant d’autorité les ânes les plus élevés, – ceux qui ressemblent le plus à des chevaux ;- ils font, à titre d’essai, le tour de la place, en attendant qu’il leur soir permis de commencer une entreprise plus sérieuse….

Les servantes attentives ont descendu le chapeau de paille aux larges bords ; les mamans s’en sont coiffées et, l’ombrelle au poing, elles se sont mises en selle…

Tant que les enfants et les mères ont été là, les maris sont restés sur le seuil des portes, causant, comme tout malade peut le faire, pluie, beau temps, politique et rhumatismes ; mais dès que la cavalcade a disparu, ils se dirigent vers le tir au pistolet, ou se rendent au salon, les uns pour organiser un whist, les autres pour lire les journaux ; celui-ci pour essayer son adresse au billard, celui-là pour fumer son cigare et déguster un moka – plus ou moins apocryphe- loin de l’œil du médecin.

Bien mieux, on se réunit au salon le dimanche matin pour tirer une loterie au profit des pauvres ; on y fait de la musique tous les soirs ; on y danse le dimanche et le jeudi, et de temps en temps la troupe de comédie du département vient y donner des représentations ainsi qu’aux thermes nouveaux.

Rédigé en 1867 par M.le docteur Lhéritier, Inspecteur des eaux de Plombières

Publié par : plombieresinitiative | juin 22, 2009

Notre belle église, quel patrimoine…

eglise plombiereslesbains

« Quiconque n’a pas visité Plombières depuis une dizaine d’années, ne saurait le reconnaître aujourd’hui. La ville est complètement transformée.

Au pâté de maisons biscornues, entre lesquelles, autrefois, se trouvait étreinte la route de Luxeuil, depuis l’hôtel de l’Ours jusqu’à la promenade des Dames, a succédé une rue nouvelle, conquise sur le granit, ornée de gracieuses maisons à balcons élégants.

L’ancienne église, malsaine, insuffisante et délabrée, a fait place à un monument religieux dans le style ogival du quatorzième siècle, où trois nefs s’ouvrent sur un vaste transsept, terminé par un chœur pentagonal. Un triforium élégant règne sur toute la longueur de la grande nef, qui peut contenir 1800 personnes.

La tour, assise sur une base carrée, s’élargit au fur et à mesure de son élévation ; sa partie supérieure, octogonale, se termine par une flèche élancée, dont les arêtiers à crochets se découpent hardiment sur le ciel ; elle a 60 mètres de hauteur.

Derrière l’église on a construit une belle salle d’asile et un nouvel hôpital, qui contient quatre-vingt lits ; cinquante-cinq destinés à des malades civils, hommes et femmes ; vingt-cinq affectés aux malades militaires»

Rédigé en 1867 par M.le docteur Lhéritier, Inspecteur des eaux de Plombières

Plombieres église orgues

Publié par : plombieresinitiative | juin 20, 2009

Voltaire et Plombières les Bains

Voltaire (1694-1778) n’a pas tout aimé, c’est le moins qu’on puisse dire!

Voltaire

du fond de cet antre pierreux,
entre deux montagnes cornues,
sous un ciel noir et pluvieux,
où les tonnerres orageux
sont portés sur d’épaisses nues,
près d’un bain chaud toujours crotté,
plein d’une eau qui fume et bouillonne,
où tout malade empaqueté,
et tout hypocondre entêté,
qui sur son mal toujours raisonne,
se baigne, s’enfume, et se donne
la question pour la santé ;
où l’espoir ne quitte personne :
de cet antre où je vois venir
d’impotentes sempiternelles
qui toutes pensent rajeunir,
un petit nombre de pucelles,
mais un beaucoup plus grand de celles
qui voudraient le redevenir ;
où par le coche on nous amène
de vieux citadins de Nancy,
et des moines de Commercy,
avec l’attribut de Lorraine,
que nous rapporterons d’ici :
de ces lieux, où l’ennui foisonne,
j’ose encore écrire à Paris.

(notez que Voltaire était souffrant quand il écrivit ces vers, et de plus irrité contre le roi de Prusse et contre Maupertuis)

Publié par : plombieresinitiative | juin 20, 2009

Montaigne et les bains de Plombières

montaigne

Montaigne (1533-1592) tient un tout autre langage par rapport à Voltaire!

Montaigne, dit dans ses Essais, que parmi les bains qu’il a vus, « il donne la préférence à ceux de Plombières, où il y a le plus d’aménité de lieu, de commodité de logis, de vivres et de compagnie.

Les logis ne sont pas pompeux, mais fort commodes ; car ils font, par le service de forces galeries, qu’il n’y a nulle subjection d’une chambre à l’autre.

Ce lieu est assis aux confins de la Lorraine et de l’Allemagne, dans une fondrière, entre plusieurs collines hautes et coupées qui le serrent de tous les côtés.

Au fond de cette vallée naissent plusieurs fontaines tant froides que chaudes.

L’eau chaude n’a ni senteur ni goût, et est chaude tout ce qui s’en peut souffrir au  boire ; quant au bain, il est de très douce température et de vrai les enfants de six mois et d’un an sont ordinairement à grouiller dedans.

Il y a plusieurs bains, mais il y a un grand et principal, bâti en forme ovale d’une ancienne structure ; les places y sont distribuées par les côtés avec des barres suspendues à la mode de nos équiries, et jette-on des ais par le dessus pour éviter le soleil et la pluie ; il y a autour trois ou quatre degrés de marches de pierre à la mode d’un théâtre, où ceux qui se baignent peuvent être assis ou appuyés.

On y observe une singulière modestie, et il est indécent aux hommes de s’y mettre autrement que nus sauf un petit braie, et les femmes sauf une chemise.

Les hôtesses y font très bien la cuisine. Nous logeons à l’Ange ; tout le logis, où il y avait plusieurs chambres, ne coûtait que quinze sous par jour, la nourriture des chevaux à sept sous.

Nous partîmes et passâmes un pays montagneux qui retentissait partout sous le pied de nos chevaux, comme si nous marchions sur une voûte, et semblait que ce fussent tambourins qui tabourdassent autour de nous »

Montaigne

Publié par : plombieresinitiative | juin 21, 2009

Plombières d’Hier…..

Bonjour.

Voici quelques anciennes images de Plombières les Bains qui, j’en suis sûr, vous faire plaisir à tous les amoureux de notre belle cité.

Un grand merci à mon oncle Georges pour ce joli ‘coup de main’.

Bonne visite dans le passé!

Stéphane Balandier

Publié par : ds672 | juin 24, 2009

Plombières en 1867

La petite ville de Plombières, resserrée entre deux montagnes qui lui défendent de s’élargir, se compose de trois ou quatre rues.

La principale, la rue Stanislas, très large dans la plus grande partie de son étendue, riante et toujours propre, revêtue d’un beau pavé, garnie de trottoirs commodes, s’étale, au fond du ravin, en deux rangées de maisons à double étage, blanches comme celles que rêvait Jean-Jacques, régulièrement bâties et ornées de balcons élégants et légers, qui forment une galerie extérieure presque continue d’une extrémité de la ville à l’autre.

A partir du bain impérial, la rue Stanislas change de nom et devient la rue Napoléon III.

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C’est là que se trouvent réunis les magasins de tous les genres, particulièrement ceux dans lesquels se vendent une multitude d’objet d’art en fer poli.

Deux autres rues, il serait plus exact de dire deux routes, car l’une est la route de Luxeuil ou du Midi, l’autre la route d’Epinal ou du Nord, se contournent sur le flanc sinueux de deux montagnes qui encaissent la ville toute entière et la surplombent de plus de 130 mètres.

Cette disposition un peu bizarre n’est pas sans charme. Vue de ces hauteurs, la petite ville au-dessus de laquelle plane, quand vient le soir, un tourbillon de vapeurs, revêt nous ne savons quelle apparence nébuleuse et fantastique.

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Lorsque, au contraire, c’est du fond de Plombières que les regards cherchent l’horizon, ils ne rencontrent que des montagnes verdoyantes, accidentées çà et là de gracieuses maisonnettes, ou semées de blocs erratiques au ton grisâtre, qui, de loin, ressemblent à ces débris d’un autre âge, à ces ruines en présence desquelles l’imagination la moins poétique ne peut se défendre de la rêverie.

Publié par : ds672 | juillet 7, 2009

CONTES RURAUX, par L., 1867

Il y a non loin de la fontaine Stanislas un village nommé Ruaux.

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Suivant la tradition, Ruaux était autrefois une ville, et cette ville n’était habitée que par des fous. Les fées couvraient d’une protection particulière cette population d’insensés. Aussi avaient-elles résolu de construire un château fort destiné à préserver de toute attaque le village des innocents. L’emplacement qu’elles avaient choisi était une éminence située dans la forêt dite Fays. (Ce point, si on en croit les hommes de l’art, est tout justement un point stratégique de la plus haute importance ; les fées avaient devancé Vauban.)

Le château devait être bâti en une seule nuit ; c’était une condition imposée aux fées et qui n’était pas pour elles le sujet d’aucune inquiétude, tant elles étaient habiles. Mais, ou la besogne était plus longue que ces bonnes ouvrières ne l’avaient supposé, ou quelque puissance supérieure, un mauvais génie sans doute, avait des motifs pour ‘opposer à ce que Ruaux fût fortifié, car les fées furent surprises par les premiers rayons de l’aurore, avant qu’elles eussent mis fin à leur ouvrage.

Artistes de nuit, elles frissonnèrent devant le jour qui paraissait, laissèrent tomber les pierres qu’elles portaient dans les plis de leurs robes noires, tachetées de feux follets, et, comme de vaines ombres, elles disparurent. Depuis lors le château bien connu dans le pays sous le nom de château des fées, est resté inachevé. On aperçoit encore d’immenses blocs de pierre semés à l’abandon, dans les environs du château ; ce sont les matériaux qu’apportaient les fées, quand les lueurs naissantes du matin vinrent les interrompre.

Selon l’histoire, il est possible que le village de Ruaux ait été une ville, plusieurs titres anciens lui donnent cette qualification ; un champ voisin se nomme encore champ du marché ; un long espace de prés s’appelle la rue ancienne ; on a découvert sur le territoire qu’occupait le village plusieurs tombaux en pierre, avec des armoiries, des inscriptions, etc., etc.

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Publié par : plombieresinitiative | juillet 21, 2009

Les eaux de Plombières les Bains

Les eaux de Plombières

« …Arrivons aux sources minérales et aux établissements thermaux.

Il existe à Plombières trois espèces d’eau: l’eau ferrugineuse, l’eau savonneuse et l’eau thermale. Elles émergent de roches granitiques très-feldspathiques, entrecoupées de fentes verticales ou obliques, remplies quelquefois de gros cristaux de quartz ou de terre blanche rosée, plus rarement noire et tachetée de fer(…) C’est de cette manière, désignée par les minéralogistes sous le nom d’halloysite, douce au toucher comme du savon, que les eaux froides qui traversent ces roches ont tiré leur dénomination d’eaux savonneuses.

Autrefois, les sources thermales étaient au nombre de quinze; toutes servaient à l’alimentation des établissements de bains; celle des Dames, et du Crucifix, la ferrugineuse et les savonneuses étaient en outre employées, comme elles le sont encore, en boisson; mais, depuis 1856, le régime des eaux a subi des modifications radicales.” (…)

Ecrit par M. le docteur Lhéritier, inspecteur des eaux de Plombières 1867

(à suivre)

etablissements thermaux

thermes, bains

bains stanislas

Publié par : françois mougeot | juillet 13, 2009

Vues “sous le soleil”

Publié par : plombieresinitiative | juillet 13, 2009

LE GRENIER RUAUDAIS

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Face au camping de RUAUX

5kms de Plombières les Bains

Le Grenier Ruaudais vous propose de venir chiner dans un cadre authentique.

Arrivage régulier de meubles et d’objets

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Ouvert du lundi au samedi de 14h à 18h

Vous pouvez téléphoner au 03 .29.34.18.52 aux heures de repas

ou écrire à

legrenierruaudais@yahoo.fr

 

Publié par : plombieresinitiative | juillet 13, 2009

CAMPING DE L’HERMITAGE

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SITUE DANS LE PARC NATUREL DES VOSGES MERIDIONALES

54 rue du Boulot. 88370 Plombières les Bains

33 (0) 3 29 30 01 87/ 33 (0) 6 27 32 48 89

camping.lo@wanadoo.fr

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Locations de chalets, mobil-homes, caravanes

Hôtellerie de plein air ***


Laurence et Jean-Paul vous y accueillent dans une ambiance chaleureuse, calme et familiale.

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Publié par : plombieresinitiative | juillet 13, 2009

Hôtel-Restaurant de la Fontaine Stanislas

Situé à 4 km de Plombières les Bains, tout près de la Fontaine Stanislas, on accède à cet hôtel restaurant par une route boisée qui nous mène à une vue magnifique surplombant toute la vallée…

L’accueil chaleureux et professionnel, la cuisine délicieuse (truite braisée à l’oseille, andouille du Val d’Ajol…) , l’immense terrasse ombragée, le silence…on ne veut plus en repartir!

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03 29 66 01 53

Fax: 03 29 30 04 31 / email: hotel.fontaine.stanislas@wanadoo.fr


N’oubliez pas d’y aller déguster la spécialité du chef,  la glace Plombières.

Michel Bilger, chef de cuisine, demeure le seul à fabriquer de manière artisanale

la célèbre  glace Plombières.

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La Fontaine Stanislas

Publié par : plombieresinitiative | juillet 15, 2009

Quelques vues de l’ancien Plombières

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Publié par : plombieresinitiative | juillet 15, 2009

Nouvelles cartes anciennes

Merci à tous ceux qui nous ont envoyé beaucoup d’images, photos et cartes postales anciennes.

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Publié par : plombieresinitiative | juillet 20, 2009

Un animal touchant: le blaireau

 Des animaux qui ont un peu besoin d’être aimés, ils ne sont pas nuisibles!!!

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En Lorraine la densité de population de blaireaux ne dépasse que rarement 1 ou deux individus au 100 ha.

Moins présent dans les Vosges que dans le reste de la Lorraine, c’est un animal très pacifique et très craintif.

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 Le blaireau habite aux abords de certaines agglomérations. C’est ainsi que près de Nancy, on trouve des terriers de blaireaux dans des petits bois à Vandoeuvre, Villers et Laxou.

C’est une espèce très fragile. Il est protégé dans la plupart des pays européens : L’Espagne, la Grande-Bretagne, le Luxembourg, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, le Danemark, la Grèce, l’Irlande, le Portugal…mais ni en France, ni en Allemagne ni en Suisse.

De nombreux chasseurs et agriculteurs s’attachent à lui mener la vie “dure”, en oubliant trop souvent que c’est un animal utile dans notre environnement naturel. Il consomme en effet des centaines de souris et vers blancs dits “nuisibles”.

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Cependant, des chasseurs français continuent à le détruire, à organiser des championnats de déterrage de blaireaux, envoient des chiens dans les terriers et extirpent les pauvres victimes avec des pinces métalliques.

Les animaux sont ensuite livrés vivants, aux chiens.

Pauvres blaireaux!

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Afin d’amuser les internautes qui nous ont demandé de parler de ces animaux bien présents dans notre région, nous allons publier de petites histoires amusantes les concernant. Nous allons leur donner vie et les faire parler dans des situations parfois cocasses.

Bonne lecture!

badger and man

Publié par : plombieresinitiative | juillet 20, 2009

Un blaireau ivre sur la route!

Début juillet de cette année, une patrouille de police allemande a été appelée pour dégager de la route un cadavre de blaireau.

A sa grande surprise, elle a trouvé un animal bien vivant, mais totalement ivre. L’animal avait mangé trop de cerises mûres!.

L’estomac de l’animal avait transformé les fruits en alcool, et le blaireau était, comme on le dit vulgairement, totalement bourré“, a écrit mercredi la police de Goslar (nord-ouest) dans un communiqué.

Il n’a pas été possible immédiatement d’établir si son état avait été provoqué par des problèmes conjugaux“, a conclu le communiqué.

Les forces de police l’ont mis sur le côté de la route pour qu’il cuve.

Bon rétablissement!

Publié par : plombieresinitiative | juillet 21, 2009

Moyens de transport et ancienne gare

autocar duval

Autocar Duval

ancienne gare

Ancienne gare de Plombières les Bains

chaise a porteurs

Chaise à porteurs

Publié par : plombieresinitiative | juillet 21, 2009

L’ancienne Place de L’Eglise

Merci aux personnes qui nous ont envoyé ces admirables cartes!

place de l'église carte postale

place eglise

place eglise jour marché

Publié par : ds672 | juillet 23, 2009

un château à Plombières au Moyen-Age

Blason de Plombières-les-Bains

blason

D’or à la bande de gueules chargée de trois alérions d’argent au lambel de même brochant sur le tout.

Plombières a adopté ce blason en 1880, grâce au docteur LIETARD qui a voulu rappeler par là que la ville était l’apanage de “Ferry de Plommières”, second fils de Ferry III, Duc de Lorraine. Le journal illustré de 1865 attribue à la ville un blason d’azur à la fontaine jaillissante d’argent au chef de gueules chargé de trois abeilles d’or.

Après le second Empire, C. LAPAIX a substitué au chef des bonnes villes impériales (les trois abeilles), le blason de Ferry de Plombières. Actuellement, Plombières n’a gardé que le chef des armes de LAPAIX. Il est heureux que la ville de Plombières ait délaissé la fontaine, meuble peu héraldique, et n’ait retenu que les armes pleines du cadet de Lorraine qui portait son nom.

Plombières est évidemment célèbre pour ses sources thermales dont les propriétés étaient déjà reconnues des Romains.

Ferry III y construisit un château. Plombières, située dans la vallée profonde de l’Eaugronne, doit sa physionomie actuelle à Napoléon III qui y séjourna.

img064

Ce château devait être constitué d’une forte tour ceinturée d’une muraille de protection, dans laquelle était percée une porte fortifiée.

A partir de la fin du XIIIème siècle, il n’est plus question de cette maison-forte dans les documents ; peut-être a-t-il été détruit au cours du grand incendie qui anéantit Plombières en 1297 ?

belcastel

Le docteur  Lhéritier écrivait en 1867:

A l’est de la ville …

A l’autre extrémité de la ville, sur la route de Luxeuil, à deux pas où s’élevait le château de Ferry III, est une maison officielle, la caserne de gendarmerie, où demeurent les sept ou huit gendarmes qui suffisent aisément à maintenir l’ordre à Plombières, mais non à écarter la mendicité des promenades et des rues.

Publié par : plombieresinitiative | juillet 27, 2009

La vie est belle pour blairelle

blaireau

Blairotte est agitée

Madame Blairotte se leva très tôt ce vendredi matin là.

Courageuse, elle courut tout au long du terrier sinueux,

traversa une forêt, et accéléra aux abords de la route nationale,

pour se rendre à son marché favori.

Il fallait, en effet, qu’elle y parvienne de bonne heure,

bien avant l’arrivée des badauds:

«sinon, ils me marcheront sur les pattes ou se moqueront de moi».

Les commerçants, par contre, la connaissaient bien et dès qu’ils entendaient

le tapotis de ses petits souliers,

ils lui préparaient maintes gâteries qu’elle payait en

informations sur ce qu’elle avait vu et entendu

la semaine précédente.

Ce matin là, cependant, ils étaient consternés.

Il était évident qu’elle n’allait pas bien.

«Que se passe-t-il donc, chère amie?», dirent-ils à l’unisson.

Elle tournait autour des chalands,

sursautait à chaque bruit,

se jetait en boule sous le premier véhicule venu,

tremblotante et gémissante.

Les commerçants, sans attendre,

décidèrent de créer une commission avec, à sa tête,

Monsieur Grelotin qui, malgré tous ses efforts, n’arrivait pas à déloger

notre boule de poils dont les souliers claquaient bruyamment contre le tarmac.

Était-ce la peur? La faim? La trahison? Ou quoi?

Elle avoua enfin qu’elle se sentait bien seule dans ce monde d’hommes et de femmes qui

voulaient l’éliminer et la poursuivaient sans relâche.

Suis-je si différente de vous tous? demanda-t-elle d’une voix grave.

Ils ne surent que répondre.

Évidemment que notre Blairotte était différente;

A-t-on jamais vu une blairelle, qui parle de plus est, se promener en ville?

Les badauds commençaient à arriver et notre belle animale dut débouler et

prendre la poudre d’escampette.

En nage, épuisée, appeurée, elle arriva chez elle, les mains vides.

Elle reprit vite ses esprits, fit une potée de noisettes, but plusieurs petits verres,

dansa la polka avec ses amis et fit la fête toute la journée.

Le soir venu, elle riait, parole de blairelle,

la vie est belle après tout.

lovely badger

Publié par : plombieresinitiative | juillet 28, 2009

Les eaux de Plombières les Bains (suite)

Bains-de-Plombieres

(…)

Le Bain des Dames, situé sur la rive gauche de l’Eaugronne, tire son nom de l’ancienne et célèbre abbaye elle-même, quelquefois en s’avançant, non sans danger, dans le sol sur lequel des maisons se trouvaient assises.

Cette recherche de sources, la plupart inconnues, sinon toutes, devait nécessairement en modifier quelques-unes, en faire disparaître quelques autres et en déceler de nouvelles.

C’est ce qui arriva; mais tout avait été si sagement conduit, que le rendement total des sources minérales qui n’était, autrefois, en réalité, que de 346 mètres cubes en vingt-quatre heures, est aujourd’hui de 665 mètres cubes, non compris les sources à faible température.

Les établissements de bains sont au nombre de six:

le bain Romain, le bain des Dames, le bain Impérial, le bain Tempéré, le bain des Capucins et le bain Napoléon III ou les Nouveaux Thermes.

Docteur Lhéritier, Inspecteur des eaux de Plombières – 1867-

(à suivre)

Dans cet article, source des cartes postales: Habitants.fr ; http://www.habitants.fr

Bain romain et bain tempéréBains-de-Capucins-Le-Trou-du-Capucin-

Publié par : plombieresinitiative | juillet 28, 2009

Exposition “Splendeurs de l’Empire”

On nous a signalé une exposition exceptionnelle intitulée:

“Splendeurs de l’Empire. Autour de Napoléon et la cour impériale”.

Une exposition organisée par le Conseil général de Moselle et la Fondation Napoléon: 300 pièces (sculptures, mobiliers, peintures, gravures, objets d’ofèvrerie…) issues de collections publiques et privées.

Parmi elles, le trône de l’empereur, propriété du musée des Arts décoratifs de Paris.

Jusqu’au 31 août, au Château de Malbrouck, Manderen.

Plein tarif: 7 €; tarif réduit: 5,50€

Gratuit pour les moins de 16 ans.

Renseignements au 03 87 35 03 87 et sur www.chateau-malbrouck.com

chateau-fort-manderen

Publié par : ds672 | août 1, 2009

des nouvelles de Plombières, province de Liège

Ils étaient entre 45 et 50 bolides sur la ligne de départ, dans le quartier de Vosheydt.

Et pourtant, pas l’ombre d’un nuage de gaz d’échappement et pas la moindre vibration d’un rugissement de moteur en vue…

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Les pilotes en lice pour le tout premier « Grand prix des 3 Frontières », organisé les 23 et 24 mai derniers à Plombières, ont pris en effet place à bord… de caisses à savon ! Ils se sont élancés ainsi dans la course grâce à la simple force de gravité qui les ont fait dévaler à toute allure les rues du village sur pas moins d’1 km 300 !

Un circuit, « l’un des plus beaux de Belgique et des pays voisins », qui s’inscrira dans plusieurs championnats, provincial et international.

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« Notre souhait était d’organiser un évènement de taille pour valoriser le village qui attirerait tant les adultes que les plus jeunes. Nous avons ainsi pris contact avec le président de la fédération des caisses à savon, pour finalement décider d’organiser une manche du championnat à Plombières même ! », explique Alain, membre de l’Inter-club Caisses à savon de Plombières, comité composé des membres de cinq clubs plombimontois organisateur de la manifestation.

Les petits plats ont été mis dans les grands, pour ce premier « Grand prix plombimontois ». Et pour cause : l’enjeu était de taille ! « Notre objectif, en réalité, ce serait de pouvoir accueillir à Plombières, dès l’an prochain, le championnat européen de caisses à savon ! », confie l’organisateur.

Mais d’ici là, une chose est d’ores et déjà certaine : il y a eu assurément du spectacle, fin mai à Plombières. Avec frissons et fous rires au tournant !

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http://caissesasavonplombieres.wikeo.be

Publié par : ds672 | août 1, 2009

Plombières-lès-Dijon

Petite ville de la Côte-d’Or dans la région de Bourgogne, Plombières-lès-Dijon fait partie du canton de Fontaine-lès-Dijon.

plesdijon1
Située à 346 mètres d’altitude et voisine des communes de Daix et de Talant, 2 926 habitants (appelés les Plombiérois et les Plombiéroises) résident sur la commune de Plombières-lès-Dijon sur une superficie de 16,2 km² (soit 180,5 hab/km²).
La plus grand ville à proximité de Plombières-lès-Dijon est la ville de Talant située au Sud-Est de la commune à 3 km.

La rivière l’Ouche est le principal cours d’eau qui traverse cette ville .
p5b

Château:

Superbe demeure du XVIIème siècle rénovée avec goût par Colette et Jean-Claude Tourtet.

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Ce prestigieux lieu de charme, riche d´histoire, est situé au cœur de Plombières-Lès-Dijon, magnifique village au bord du canal de Bourgogne.

Des suites spacieuses vous y attendent, la cuisine concoctée par la maîtresse de maison et les vins de Bourgogne sélectionnés par son époux.

Promenade:

… Au cours de ce parcours, le Lac Chanoine Kir se montre très souvent par des échappées dans la végétation.
Le Bas des Epoutiers permet d’admirer le superbe clocher de l’église de Plombières-les-Dijon avec son toit rénové qui se montrera encore sous d’autres angles au cours de cette promenade en boucle.
p6bLe circuit traditionnel est abandonné pour poursuivre par le circuit blanc jusqu’à la Combe Veau-Marco…

p4b

Le corps des Tirailleurs Sénégalais a été créé en 1857 par Louis Faidherbe, gouverneur général de l’Afrique de l’Ouest Française (AOF). Il était désireux de se doter d’unités de combat indigènes, permettant de palier à l’insuffisance des effectifs en provenance de métropole.

ECPAD

 Napoléon III signe le décret 21 juillet 1857 à Plombières créant le bataillon d’infanterie indigène sous la dénomination de « Tirailleurs Sénégalais »

tirailleurs_senegalais

Pendant plus d’un siècle, la « Force Noire » s’est comportée comme des soldats d’un dévouement à toute épreuve au service de la France. Les Tirailleurs ont participé à la conquête de l’Ouest Africain et ont été présents sur tous les théâtres d’opérations extérieures (TOE) mais aussi en métropole notamment durant les deux guerres mondiales.

Le 1er Régiment de Tirailleurs Sénégalais (1857-1948):

150px-1er_RTS

 Inscriptions sur son drapeau :

SENEGAL-SOUDAN 1890
DAHOMEY 1892

CÔTE-D’IVOIRE 1893-1895
MADAGASCAR 1895
CONGO-TCHAD 1900
MAURITANIE 1904-1913
MAROC 1908-1913
GRANDE GUERRE 1914-1918
GUERRE 1939-1945

 tslegion

Décorations :

Légion d’honneur
Croix de Guerre 1914-1918
4 palmes

 Revue du 14 juillet 1899:
Le 1er Régiment de Tirailleurs Sénégalais défile à l’occasion du 14 juillet à Longchamp, acclamés par la foule suite à leur retour de Fachoda (Egypte).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_de_Fachoda

senegacuirLes Cuirassiers et les Sénégalais fraternisent

http://www.ambasseneparis.com/sensdelacelebration.pdf

Lors de la Grande Guerre, M. Michel retient quelques 30 000  morts sénégalais soit 22,4 % des effectifs …

Dakar-Monument aux Morts

DAKAR – Monument aux Morts

Publié par : ds672 | août 6, 2009

les Thermes Romains

Les thermes (en latin thermae, du grec thermos, chaud) étaient des établissements de bains publics chauds de la Rome Antique.

carthage thermes

Les thermes sont à l’origine une idée grecque, mais les Romains l’ont considérablement améliorée. Selon les découvertes archéologiques, les premières installations de bains datent de 2.000 ans av. J.-C., mais la pratique du bain est attestée à la fin du Ve siècle av. J.-C. en Grèce.

thermes andilly plan

Le principe de base des thermes privés, qui fut ensuite adapté au gabarit nécessaire à l’ouverture à un large public, comprend cinq salles principales :

l’apodyterium (plur. : apodyteria) (vestiaires):

apodyterium

le sudatorium (salles de transpiration) :

sudatorium2

le caldarium (bain chaud) :

-Arles_Thermes_de_Constantin caldarium

le tepidarium (bain tiède) :

tepidarium

le frigidarium (bain froid):

Le sol était recouvert de mosaïques et chauffé par un système de chauffage par le sol et de réservoirs : l’hypocauste, alimenté par un foyer attenant, le praefurnium. Les fumées du foyer sont évacuées par des conduits situés dans l’épaisseur des murs (les tubuli) qui les chauffent par la même occasion.

L’approvisionnement en eau était effectué grâce aux aqueducs:

aqueduc de thermesPour les besoins urgents, on pouvait aller aux latrines. Les thermes complétaient souvent cet équipement avec une palestre pour l’exercice physique et une piscine (natatio, piscinam):

Cimiez (Nice) palestre et mur du frigidarium

Les grands thermes de l’époque impériale constituaient de vastes complexes de loisirs, avec des jardins, des salles de spectacle, des bibliothèques. Les thermes n’étaient pas mixtes, à de très rares exceptions près. Certaines installations étaient doublées, avec une partie séparée réservée aux femmes. D’autres pratiquaient des horaires alternés pour chaque sexe.

Balneum_Sudatorium

Publié par : ds672 | août 6, 2009

célébrité à Plombières: Hector Berlioz

Hector BERLIOZ est un compositeur, un écrivain et un critique français, né le 11 décembre 1803 à la Côte-Saint-André (Isère), décédé le 8 mars 1869 à Paris.

Hector_berlioz

Il est considéré comme l’un des plus grands représentants du “romantisme” européen, bien qu’il récusât ce terme, qui ne signifiait rien à ses yeux. Il se définissait en fait comme un compositeur classique.

Berlioz

Très en avance sur son temps, il fut l’un des plus originaux parmi les grands compositeurs, mais en même temps un innovateur dans l’exécution musicale, et un écrivain dont l’œuvre littéraire ne le cède aucunement en importance à son œuvre musicale.

Peu de musiciens ont su briller à la fois dans autant de domaines différents.

berlioz3

Berlioz fit deux visites à Plombières en 1856 et 1857, accompagné de sa seconde épouse, Marie Recio ; il y rencontra sa sœur Adèle et sa famille

Ces deux visites coïncident aussi avec la composition de son vaste opéra « les Troyens », écrit ou conçu en partie au cours de ces séjours, comme la correspondance de l’auteur nous l’apprend.

Troyens-Berlioz

Autres œuvres de Berlioz : la damnation de Faust (1846), la symphonie fantastique (1830), … retrouvez la liste complète établie par D. Kern Holoman dans son catalogue thématique.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Catalogue_th%C3%A9matique

sfantastique

à visiter :

http://www.hberlioz.com/BerliozAccueil.html

faust

Publié par : ds672 | août 8, 2009

Berlioz, correspondance de Plombières

lettre à sa sœur Adèle du 4 août 1856 de Plombières où il donne des indications sur le climat, la fontaine Stanislas et les conditions d’hébergement …

(Correspondance Générale, 1855-1859, p. 475 de Hector Berlioz)

Adele

… Ma belle-mère est retournée à Paris avant-hier et nous partirons pour Bade, Marie et moi, lundi prochain. Les eaux nous font grand bien à l’un et à l’autre, cette chaleur terrible dont tu te plains tant nous convient beaucoup; je trouve ce temps-là admirable, c’est un climat tropical, je cherche dans les bois s’il n’y aurait pas déjà quelques ananas comme il en croît à la Guyane et aux Antilles. Tu n’as pas idée de la beauté de nos bois au lever du soleil et au lever de la lune.

hotel stanislas

Il y a trois jours pendant que Marie prenait son bain, je suis allé de grand matin tout seul à la fontaine Stanislas; j’avais porté mon manuscrit des Troyens, du papier réglé et un crayon; le maître de la maisonnette m’a arrangé une table à l’ombre, ornée d’une jatte de lait, de kirsch et de sucre, et j’ai travaillé là tranquillement devant ce beau paysage, jusqu’à neuf heures. J’écrivais justement un chœur dont les paroles semblaient de circonstance :

fontaine-stanislas1(CHŒUR de l’acte 3
d’une partie du peuple carthaginois
)
De Carthage les cieux semblent bénir la fête!
Vit-on jamais un jour pareil
Après si terrible tempête?
Quel doux zéphyr! notre brûlant soleil
De ses rayons calme la violence;
A son aspect la plaine immense
Tressaille de joie; il s’avance
Illuminant le sourire vermeil
De la nature à son réveil.

Toutefois je ne puis guère travailler sérieusement ici. Nous sommes logés de telle sorte que c’est à peine si l’on peut s’asseoir chez nous; notre escalier est à peu près une échelle…Notre petit salon de Mme Lippemann nous a été retiré, il faut maintenant manger au râtelier de la table d’hôte; on y sue, on y pue, on s’y rue pour trouver de la place, c’est une cuisine atroce. Pendant les premiers jours on m’a cru fort malade, parce que je rageais intérieurement sans pouvoir ni manger ni dire un mot. Enfin Mme Boutaud m’ayant brusquement demandé un jour si j’avais l’intention de maintenir longtemps la conversation sur ce ton-là, j’ai fini par me résigner et par retrouver la parole.

napoleon III plombières

Depuis que l’Empereur est parti on respire un peu. …

http://www.hberlioz.com/BerliozAccueil.html

Publié par : ds672 | août 9, 2009

célébrité à Plombières: MUSSET

 

Louis Charles Alfred de Musset, né le 11 décembre 1810 à Paris, est un poète, auteur dramatique et romancier français.

musset2Auteur romantique, Musset s’essaie au théâtre avec des comédies d’un genre fantaisiste et novateur telles que Les Caprices de Marianne en 1833 ou bien On ne badine pas avec l’amour en 1834. Il est partagé entre une vie intime mouvementée et une aspiration à l’art le plus pur, et cette ambivalence se retrouve dans ses personnages. Son chef d’œuvre, la pièce de théâtre historique Lorenzaccio, publiée en 1834, lui est inspirée par un voyage en Italie avec George Sand, sa compagne de l’époquemusset-sand2

 Musset s’illustre également dans des recueils de poèmes lyriques tels que les Nuits en 1835-1837.

Ballade à la lune débute ainsi:

« C’était, dans la nuit brune,
Sur le clocher jauni,
La lune,
Comme un point sur un i »clocher-lune

Musset a fait plusieurs séjours dans les Vosges, après des visites chez son oncle maternel, Guyot-Desherbiers de Haute-Marne et passera à Plombières notamment en 1845 dans le Pavillon des Princes.

 Voici une lettre écrite à son ami Tattet alors qu’il séjournait à Mirecourt et s’ennuyait quelque peu de Paris :
Oui, mon cher, je suis dans les Vosges, et vous pouvez dire en songeant à moi : « Épinal, Vosges, Epinal », en toute vérité, car, grâce à l’amabilité du préfet et aux avances flatteuses des indigènes, je voltige de-ci et de-là, en attendant que l’eau de Plombières soit chaude. Je suis un papillon de mairies, une Joconde d’arrondissement, je dîne avec des principaux de collège et même des inspecteurs généraux, l’unique gendarme des bourgs circonvoisins se découvre devant ma boutonnière, je suis fêté partout, on m’offre de la bière. Je ne sais pas encore ce qu’en pensent les dames, attendu qu’il n’y en a pas. Ça et là quelques potirons affectent bien la forme humaine, mais c’est une contrefaçon lorraine …musset 75009

… Adieu, cher Alfred, présentez mes respects à Madame, d’abord, …; on me dit que je trouverai à Plombières (si j’y vais) plusieurs genres de sylphides (femmes très gracieuses ). Si j’y découvre, par hasard, l’objet qui doit me fixer pour la vie, je vous en ferai part sous le sceau du secret avant que tout le monde le sache. Ecrivez-moi à Mirecourt. À vous. Alfred de Musset

 Musset est décédé le 2 mai 1857, rue du Mont-Thabor, Paris , à l’âge de 46 ans et il est inhumé le 4 mai 1857 au Père Lachaise, (4è division)Musset_Tombe

Publié par : plombieresinitiative | août 10, 2009

Le grenier ruaudais

De nouvelles photos de ce grenier exceptionnel. Une visite à Plombières les Bains doit obligatoirement inclure celle du Grenier Ruaudais à Ruaux… 03 29 34 18 52 / 14 rue du Parc – Ruaux 88370 Plombières

Vous pouvez y réserver des articles en lignes ou poser toutes les questions que vous souhaitez dans “commentaires”. N’hésitez pas.

photo 4[1]

photo 6[1]

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photo 11[1]

Publié par : ds672 | août 10, 2009

chute d’une future Impératrice

Alors que son époux, Napoléon Bonaparte- futur Napoléon Ier -, général en chef, est en Egypte, Joséphine de Beauharnais – future Impératrice – est en séjour (un des cinq effectués) à Plombières :Josephine Impératrice

Installée dans une belle demeure de la Grand’ Rue de Plombières (n°4, rue Stanislas), la vie de Joséphine s’y serait déroulée sans histoire sans le pénible accident survenu le 20 juin 1798; occupée à divers travaux dans son salon et appelée par Mme de Cambis, elle se précipite vers le balcon avec deux de ses compagnons afin de voir passer un petit chien ; le plancher du balcon, en mauvais état, cède sous le poids et tout le monde se retrouve sur le trottoir quatre mètres plus bas.

4 rue stanislas Joséphine, tombée assise, éprouve une violente commotion. Cet accident met toute la France en émoi et tous les jours, Barras reçoit des bulletins de santé de la malade rédigés dans la langue des médecins de Molière ; voici l’un d’eux :

« Aujourd’hui 6 messidor (24 juin), la citoyenne Bonaparte a pris un léger purgatif : trois onces de manne dans une légère décoction de tamarin. Ce purgatif a évacué beaucoup de bile, et la malade s’en trouve bien ».

Le malheur de l’épouse du général en chef intéresse les autorités au plus haut point ; elle doit les recevoir, supporter leurs discours, écouter les vœux qu’on forme pour sa santé et pour la gloire de son époux.josephine et bonaparte

Plombières est vraiment la ville d’eaux à la mode ; on y voit arriver Mme de Montesson, veuve du duc d’Orléans, ou bien le Directeur Reubell (qui avec Barras fait partie du triumvirat du Directoire) qui se montre aimable et empressé auprès la femme du général en chef. Les journées se passent en réunions mondaines, en promenades, en jeux ou en concerts. La saison touchant à sa fin, Joséphine pense qu’il est grand temps de rentrer ; elle quitte Plombières le 12 septembre et arrive à Paris dans la nuit du 15.VueGeneralePlombieres

Publié par : ds672 | août 11, 2009

célébrité à Plombières: MAUPASSANT

Henry-René-Albert-Guy de Maupassant (vieille famille venue de Lorraine), né le  5 août 1850 au château de Miromesnil à Tourville-sur-Arques (76), est un écrivain français.

chateau-de-miromesnil

Lié à Gustave Flaubert et à Émile Zola, il a marqué la littérature française par ses six romans, dont Une Vie en 1883, Bel-Ami en 1885, Pierre et Jean en 1887-1888, mais surtout par ses nouvelles (plus de 300), parfois intitulées contes, comme Boule de Suif en 1880, les Contes de la bécasse en 1883 ou le Horla en 1887.Boule de suif

Durant ses dernières années, Maupassant se porte de plus en plus mal, son état physique et mental ne cesse de se dégrader, et il aura de nombreuses consultations et cures à Plombières-les-Bains.

Le 5 aout 1890, il écrit à sa mère, de Plombières, le jour anniversaire de sa naissance. Il évoque dans cette lettre sa pièce La Paix du ménage :

« Ma bien chère mère, J’ai bien peu de chose à te dire, et je vais seulement te donner de mes nouvelles. Elles sont bonnes ; elles seraient meilleures sans l’humidité de cet air qui entretient mes névralgies de la nuque et des yeux. Le médecin le reconnaît ; soit que j’ai attrapé ce genre de névralgie du cou à Cannes cet hiver, car elles y sont fréquentes ; mais devant les résultats excellents de Plombières sur mon estomac et sur ma santé générale, il est convaincu que le résultat consécutif du traitement sera parfait quand j’irai le chercher dans un climat plus sec. Il m’interdit absolument la Méditerranée en ce moment, car il croit que j’ai avant tout une maladie nerveuse…

Adieu, ma bien chère mère, je t’embrasse mille fois de tout mon cœur. J’embrasse Simone, si elle est près de toi, et j’envoie tous mes compliments affectueux à Marie-Thérèse. Ton fils, GUY

Il y a dix ans que j’aurais dû venir ici. » maupassant

Ces œuvres retiennent l’attention par leur force réaliste, la présence importante du fantastique et par le pessimisme qui s’en dégage le plus souvent mais aussi par la maîtrise stylistique ; sa carrière littéraire se limite à une décennie – de 1880 à 1890 – avant qu’il ne sombre peu à peu dans la folie.

Il meurt le 6 juillet 1893 à Paris, à quarante-deux ans, et est inhumé au cimetière de Montparnassetombe

http://www.maupassantiana.fr

Publié par : ds672 | août 16, 2009

célébrité à Plombières: DELACROIX

Ferdinand-Victor-Eugène Delacroix est né le 26 avril 1798 à Charenton-Saint-Maurice , près de Paris.eugene-delacroix

C’est le chef de file du mouvement romantique en peinture, apparu au début du XIXe siècle, en France.liberté guidant le peuple

Il effectua trois séjours à Plombières :

1856 : Delacroix, de nouveau malade, fait une cure à Plombières ; en octobre, il passe quelques jours chez son cousin Philogène Delacroix à Ante (Meuse), puis se rend à Ivry-en-Argonne, pays natal de son père.DelacroixOrpheline

1857 : Le 10 janvier, après sept échecs successifs, Delacroix est enfin élu à l’Institut. Le lendemain de son élection, il projette de rédiger un Dictionnaire des Beaux-Arts ; l’ouvrage restera inachevé. Son état de santé s’altère sérieusement et il n’envoie rien au Salon. De mai à juillet, il séjourne à Champrosay. En août, après un séjour de dix jours passés à Strasbourg, il fait une cure de trois semaines à Plombières.femmes d'Alger

1858 : Une longue maladie retient Delacroix à Paris les quatre premiers mois. A partir de la mi-juillet, il séjourne de nouveau à Plombières. Le 15 août, Delacroix achète la maison de Champrosay.christ dormant

Il meurt de la tuberculose le 13 août 1863, au 6, rue de Furstemberg, à Paris.femme-nue-etendue-sur-un-divan

Il repose au cimetière du Père-Lachaise (division 49).tombe delacroix2

Publié par : ds672 | août 18, 2009

étymologie des Plombières – épisode I

panneau-plombieres-les-dijonLes débuts de l’histoire de Plombières sont forts obscurs, autant que son origine étymologique.
D’où vient le nom du village, connu dès l’année 584 sous la forme Plumberiae, puis Plumbariae, Plombères, ou même Pomblères, “Pieumère” en patois?EGLISE PLOMB DIJON
Les hypothèses sont diverses et contestables: si la géologie permet de réfuter l’idée selon laquelle le nom de Plombières conserverait le souvenir de l’existence d’une mine de plomb, l’origine celtique, de pumblus: pommier, demeure conjecturale. Faut-il, dès lors, se tourner du côté de palumbaria: lieu où l’on trouve des pigeons, des colombes… et faire de Plombières l’ équivalent de Colombier ou Coulmier?
L’hypothèse est séduisante, mais rien n’est moins sûr.écluse et port
Toujours est-il que l’ancienneté du peuplement de Plumberiae est certaine, ainsi que l’atteste la découverte de vestiges antiques (monnaies en particulier), et de tombes mérovingiennes. Au VIe siècle de notre ère, le lieu et ses habitants faisaient partie d’un vaste domaine situé dans la vallée de l’Ouche, et qui appartenait à l’abbaye de Saint-Bénigne de Dijon, celle-ci l’ ayant reçu en donation du roi de Bourgogne Gondran.bief

http://epnplombieres.blogspot.com/

Publié par : ds672 | août 19, 2009

étymologie des Plombières – épisode II

Plombières (en francique ripuaire –dialecte germanique – Op-ene-Bliibereg, en allemand Bleiberg) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Liège.église plombières - LIEGE

Elle se situe près de la frontière allemande et de la frontière néerlandaise.les3frontieresElle tient son nom du hameau de Plombières , qui s’appelait Bleyberg (blei- plomb et berg- hauteur en néerlandais) jusqu’au 20 septembre 1919, changement de nom fait à la demande de la population.Moresnet_CALVAIRE

Cockerill (groupe sidérurgique belge rachetée par le groupe Usinor en 1998 ) obtint en 1828 la concession des mines de plomb de Bleyberg pour donner à terme un complexe industriel traitant plomb, zinc et pyrite.

http://wapedia.mobi/fr/Plombi%C3%A8res_(Li%C3%A8ge)

Publié par : ds672 | août 20, 2009

étymologie des Plombières – épisode III

Par le Dr Lhéritier, en 1867, Journal des Voyages

 Un scrupule nous arrête. Ne convenait-il pas de commencer par dire ce que peut signifier le mot de Plombières ?

panneau-plombieres-les-bains

Dans certaines vieil­les chartes, Plombières est appelée Plumières ; d’où dom Calmet con­clut gravement que c’est « parce qu’on fabriquait en ce lieu des vêtements brodés en plumes, ou que Plombières était renommée par ses plumassiers.

« A moins cependant, ajoute le savant béné­dictin, que l’ancien mot Plumières ne soit venu de l’usage qu’on a dans ce pays de plonger les volailles dans l’eau chaude, afin de les plu­mer plus facilement, ou bien encore que Plom­bières ne soit une tra­duction tronquée de Palumbaria, formée de Palumbus, ramier. »

Dom Calmet a écrit sept ou huit volumes in-f° sur la Lorraine:dom Calmet_(1672-1757)Un autre érudit non moins ingénieux rappelle qu’au moyen âge, le 1er mai, les jeunes filles décoraient de feuilles et de fleurs les bords de la piscine, et il s’écrie triomphalement :

« Ne voilà-t-il point l’étymologie toute trouvée ! Plombières, c’est Blumbers-Bad, le bain des fleurs! »

Mais on lui répond : « Tout beau! Vous faites un barbarisme ! il faudrait au moins écrire Blumen-Bad, et alors vous n’auriez que l’étymologie de Plomb, blume. Que deviendra bières?

Un auteur plus sérieux dédaigne ces fantaisies et cherche l’étymologie dans la langue celtique • Plom­bières, dit-il, vient de plon, eau, et ber, chaude. »

Ce ne sont là que des suppositions ingénieuses.

La vérité, paraît-il, est que le mot Plombières est d’origine romaine et vient de plomb.

Les anciens distinguaient six espèces d’eaux médicinales : les eaux d’or, les eaux d’argent, les eaux de fer, les eaux d’airain, les eaux de cuivre et les eaux de plomb.numérisation0003

Or, au XVIème et au XVIIème siècle, alors que la science était loin d’avoir acquis cette certitude d’expérimentation qu’elle possède aujourd’hui, on croyait que, dans la composition des eaux de Plombières, il entrait une certaine quantité de plomb.thermes

C’est l’opinion de Fuchsius, qui a publié, en 1542, un Histoire de toutes les eaux. C’est aussi celle de Bartolomeo a Clivolo Vioti, qui dit, dans son Traité des bains naturels, publié à Lyon en 1552 :

« il y a dans les montagnes de Lorraine des bains que l’on appelle Plumbers, voulant dire Plombès, vraisemblablement à cause de la grande quantité de plomb qui s’y trouve »numérisation0007bis

Enfin Camerius, recteur de l’université de Leipzig, qui, dans le XVIème siècle, vint se traiter à Plombières des suites d’une chute, et vingt autres écrivains appellent les eaux de Plombières :

« Aquæ Plumbarix, Plunbenæ, Plumbinæ ou Plumberianæ. »numérisation0022

 

Publié par : ds672 | août 21, 2009

La Feuillée-Dorothée, par M. le docteur LHERITIER

Parmi les promenades un peu plus lointaines, il en est deux qui jouissent d’une telle célébrité qu’aucun baigneur ne peut guère se dispenser de les visiter : l’une est la Feuillée-Dorothée, l’autre est le val d’Ajol.feuillée dorothée hotel

Le chemin de la Feuillée-Dorothée est des plus faci­les : on monte la route de Luxeuil, en appuyant toujours à gauche, jusqu’au moment où l’on aperçoit un po­teau indicateur portant ces mots : Chemin de la Feuillée-Dorothée; on suit cette direction, et on va droit devant soi, dans un chemin ombragé, jusqu’à ce qu’on ren­contre la maisonnette de Dorothée. Au reste, cette mo­deste demeure est si connue que le premier enfant venu vous montrera le chemin de l’ancienne feuillée.terrasse f.dorothée 1900

Presque tous les baigneurs s’imaginent que par feuillée on doit entendre une sorte de salle de verdure, dessinée et plantée avec une certaine symétrie, ayant des ran­gées d’arbres pour murailles, des branches pour char­pentes,un épais feuillage pour dôme et pour décoration. Tel est, en effet, la signification actuelle du mot. Aussi, lorsque arrivés à la Feuillée-Dorothée, les visiteurs n’a­perçoivent qu’une maisonnette que personne sans doute ne songerait à remarquer, sans le panorama qui se déroule à ses pieds, on se demande où est la feuillée, c’est-à-dire la salle de verdure; et comme, à l’excep­tion de quelques arbres plantés ça et là, un peu a l’a­venture, la Feuille-Dorothée est médiocrement feuil­lue, les visiteurs se croient aux prises avec une charade dont ils cherchent en vain le mot.FEUILLEE VAL AJOL Il est cependant bien simple. Au temps jadis, les promenades un peu longues se faisaient à l’aide de chars traînés par des bœufs ; et pour se garantir des ardeurs du soleil, les promeneurs établissaient au-dessus du char une toiture en feuillage ou en feuillée. Alors une partie de plaisir, une course dans la campagne était une feuillée. Or, comme depuis vingt-cinq ou trente ans une visite à la demeure de Dorothée est pour tout baigneur une promenade obligée, une par­tie de campagne voulue par l’usage, il suit de là que, depuis vingt-cinq ou trente ans, cette demeure se nomme  Feuillée-Dorothée.Hotel-de-la-Feuillee-Dorothee

Le charme de cette demeure est qu’elle domine le val d’Ajol, vallée ravissante que Ton a comparée à la fa­meuse vallée d’Argelez sur le Gave d’Azun, dans les Hautes-Pyrénées.vue sur le val d'ajol

« Sur la droite, au couchant, dit M. Friry, ces lignes bleuâtres appartiennent à la Comté et à la Bourgogne; là se lève la côte Saint-Valbert, et plus loin celle d’Aigre-mont. C’est au pied de cette dernière qu’Arioviste, l’ami du peuple romain, mais le rival malheureux de César, perdit tout espoir d’établissement dans les Gaules, deux de ses femmes et 80000 de ses compatriotes, géants moissonnés par l’intelligence d’un homme et la disci­pline d’un peuple conquérant.

«A gauche, il ne faut pas chercher de lointains hori­zons. Le monastère ou archiprieuré d’Hérival se cache dans une reculée de la gorge qui longe la montagne dentelée de la Vêche, Celle-ci, celles de Faymont, du Champ-Carré ou de Chèvre-Roche, sont les obstacles qui nous cachent la chrétienté, la terre Saint-Pierre de Remiremont. »epinette-vosges-2

Est-il absolument nécessaire de voir l’hôtesse de la feuillée, la bonne femme célèbre sous le nom de Doro­thée?— Non, sans doute, mais si l’on s’en allait de Plombières sans avoir rendu visite à Dorothée, on s’ex­poserait à passer pour un original.

Dorothée est une bonne vieille femme qui joue de l’épinette et fait des vers. Elle est avenante. On la dit d’une bienfaisance rare. Sa maison est petite, mais d’une charmante propreté. On y trouve un album où les voyageurs écrivent à tort et à travers leurs impres­sions. Ne disons rien de plus de cette excellente per­sonne qu’il serait honteux de vouloir célébrer pom­peusement : on cède souvent avec trop de facilité à la mauvaise inspiration de flatter ironiquement son talent poétique : cela n’est ni généreux, ni spirituel. A quicon­que la visite, elle offre son lait, son pain, son kirsch, ses fleurs. Si on accepte cette hospitalité sans la payer, Dorothée ne réclame pas; si sur la table de bois blanc on dépose quelque pièce blanche, Dorothée remercie avec effusion : on vient de lui fournir les moyens de consoler quelque misère, de soulager quelque in­firmité.val d'ajol vu de la feuillée

on peut complèter ce portrait par: 

http://www.hberlioz.com/France/Plombieresf.htm

Lettre de Berlioz (4 août 1857): Dorothée m’a reconnu de prime abord l’autre jour, on lui avait communiqué la première de mes lettres sur Plombières insérées dans le Journal des Débats; elle m’a remercié avec effusion d’y avoir parlé d’elle. Il a fallu écrire encore sur son livre poétique, et j’y ai copié le passage suivant de l’Armide de Gluck:

« Jamais dans ces beaux lieux notre attente n’est vaine
 Le lait que nous cherchons s’y vient offrir à nous,
 Et pour l’avoir trouvé sans peine
 Nous ne l’en trouvons pas moins doux. »

Cette pièce fut offerte à l’impératrice Eugénie lors de son passage à Plombières-les-Bains:miroir eugénie

Miroir ovale orientable en acier poli de Plombières aux grandes armes de la maison impériale. La glace est biseautée, le dos est gravé de motifs floraux. (Dim. L.: 20 cm. H.: 42 cm).
Au dos du miroir, une étiquette manuscrite de l’époque précise la provenance et l’origine de l’objet:   « Miroir offert à l’impératrice Eugénie par les ouvriers de Plombières lorsqu’elle traversa la ville »L'Impératrice Eugénie par Gustave Le Gray

La célèbre usine de fer poli se situait à la sortie du bourg sur la route de Remiremont.

Publié par : plombieresinitiative | août 20, 2009

Qui est le blaireau?

Le blaireau, une espèce qui n’est toujours pas protégée en France

badger_cub

Il est ainsi protégé dans la plupart des autres pays : Espagne, Grande-Bretagne, Luxembourg, Italie, Belgique, Pays-Bas, Danemark, Grèce, Irlande, Portugal… sauf l’Allemagne, la Suisse et notre cher pays, qui organise toujours ses Championnat de déterrage de blaireaux !!!

badgers renverse par voiture

Il est couvert d’un pelage aux teintes grises, blanches et noires, sur sa tête on distingue un petit masque noir et blanc.
Ses pattes sont courtes et puissantes pourvues de grandes griffes.

Omnivore, le blaireau mange  des lombrics (jusqu’à 100 kg par an pour un seul animal), des taupes, des insectes, des champignons, des plantes herbacées, des œufs d’oiseaux qui nichent à terre, des fruits, des graines, des nids de  guêpes. On a trouvé jusqu’à 160 guêpes dans une crotte de blaireau!.

Le blaireau est un grand terrassier, pour creuser les galeries de son terrier il peut remuer jusqu’à 40 tonnes de terre.

Certains terriers possèdent jusqu’à 30 à 40 entrées et la surface occupée peut atteindre 2000 m2 .

Certains terriers peuvent être le fruit du travail de plusieurs générations et leur création peut même remonter à plusieurs siècles.

badgers blessé

Ces terriers sont profonds, comportent plusieurs galeries qui mènent à des espaces dans lesquels mâles, femelles et leurs petits passent leur temps à dormir ou se reposer sur des litières faites de feuilles variées, herbes ou mousse.

Ces litières sont renouvelées fréquemment car le blaireau est un animal très propre et ne fait jamais ses besoins dans son terrier.

Les femelles ont des portées de 2 à 7 blaireautins qui sont allaités pendant trois mois, ces derniers, cependant, ne commencent à sortir du terrier qu’une fois après avoir atteint l’âge de six semaines.

bébé blaireau

blaireau et bébé

Le blaireau ne sort que le soir pour faire ses besoins et aller à la chasse mais auparavant, il se fait une petite séance d’épouillage, et, couché sur le dos, il se gratte le ventre et les flancs avec ses dents et ses griffes.

C’est un animal très méfiant, et avant de sortir de son terrier, il pointe son nez  pour  s’assurer de sa sécurité et de celle du clan. Il n’a pas une très bonne vue mais possède un odorat très puissant, c’est un atout mais pas lorsqu’il traverse une route…ce qui explique sa grande vulnérabilité lorsqu’il s’aventure aux abords de voies de circulation !

En hiver, on ne peut pas vraiment parler d’hibernation. Le clan réduit son activité et chacun vit sur ses réserves de graisse.

Le blaireau est un animal sociable et hospitalier qui partage souvent son terrier avec un renard ou un putois. Il aime la vie de famille et les terriers sont souvent habités par plusieurs clans.

Ce n’est pas une espèce protégée en France et les pratiques cruelles d’élimination ne sont pas justifiées.

Au Royaume-Uni, où il est protégé, de nombreuses associations se sont crées pour le protéger, le soigner s’il est blessé et se battre contre les pratiques clandestines de déterrage de blaireaux.

Photos de blaireaux blessés mais soignés par certaines de ces associations.

badgers-orphelin

badgers-aveugle rescapé

badger blessé et rescapé

Les sites de ces nombreuses associations seront mises en ligne très bientôt.

Nous pouvons nous aussi protéger la faune et la flore qui font partie de notre environnement.

Le ton des lettres est moqueur et plein d’humour: Berlioz ne prend pas la petite ville trop au sérieux. Plombières n’est bien sûr pas Bade, et la meilleure musique qu’on trouve dans la région est le chant des alouettes haut dans le ciel au cours de promenades à l’extérieur de la ville… Mais, comme le dit Berlioz, Plombières présente aussi au visiteur un cadre plein d’attraits. (voir les liens ci-dessous)Berlioz_caricature_Etienne_Carjat_1858

À sa sœur Adèle, le 7 mai, de Paris:

[…] Tu sauras que M. Bénazet m’a encore engagé pour organiser et diriger son concert annuel à Bade. En conséquence nous irons encore passer quelques semaines à Plombières avant de m’y rendre. Le concert est pour le 18 août, je devrai arriver à Bade le 8, et nous serons à Plombières vers le milieu de juillet. Viendrez-vous? Irons-nous encore philosopher, ton mari toi et moi, dans les montagnes? J’ai peur que les gens de Plombié n’aient l’idée de m’assassiner pour avoir blagué un peu trop rudement leurs eaux, leurs piscines, et leurs truites (voir les grotesques de la musique)… L’Empereur y viendra encore. On nous fait espérer l’Impératrice à Bade. […]TRUITES PLOMBIERES

À sa sœur Adèle le 26 juin, de Paris:

[…] Nous ne partirons pour Plombières que le 15 juillet, le concert de Bade étant fixé au 18 août. C’est vraiment un crève-cœur pour ma femme et pour moi de ne pas vous y retrouver. Mais tu me donnes des raisons si raisonnables… qu’il faut bien s’y rendre. Je serais comme toi empêché par des raisons, sans le concert de Bade qui les combat victorieusement. Je ne sais pas si je dois chercher à lire mon poème à l’Empereur pendant son séjour à Plombières; il est convenu avec l’un de ses chambellans (notre compatriote le marquis de Belmont de Grenoble) qu’il arrangera cette lecture pour une soirée à St Cloud au retour de l’Impératrice de Biarritz; et il me semble qu’il vaut mieux laisser la chose aller comme il a été convenu. […]cascade de la Cuve

À son beau-frère Marc Suat le 6 juillet, de Paris:

[…] Je serai de retour de Bade à Paris le 21 [août] au soir, pour y recevoir Louis qui doit arriver de Marseille vers le milieu d’août. Nous partons pour Plombières le 15 prochain. Le chemin de fer de Nancy à Épinal étant terminé maintenant, ce voyage devient plus facile et plus prompt. […]PLOMBIERES TRAIN

Retrouvez la vie de Berlioz sur le site qui lui est consacré par Monir Tayeb et Michel Austin : http://www.hberlioz.com/BerliozAccueil.html

ou pour, ses voyages en France, Plombières : http://www.hberlioz.com/France/Plombieresf.htm

et aussi, les grotesques de la musique, IV, Voyages – correspondance scientifique : Plombières et Bade. http://www.hberlioz.com/Writings/GM04.htm

En 1806, la ville de Plombières offrit un collier de perles de la Vologne à l’Impératrice Eugénie.imperatrice_eugenie

La Vologne, se trouve entre le Hohneck et le col de la Schlucht dans le massif des Vosges.vologne2
Au XVIème siècle la Vologne (et surtout son affluent, le Neuné) était jonchée de “Mulettes” dont le nom savant est “margaritana margaritifera”, mollusque d’environ 11 centimètres de long sur 5 qui peut vivre entre 80 et 100 ans.MULETTE
Leur pêche était règlementée par les Ducs de Lorraine, qui avaient des « gardes perles » pour veiller sur ce trésor.pont aux perles_vologne

Naturaliste impénitente, Eugénie voulut acclimater les mulettes à la Malmaison. Celles-ci moururent toutes, sans produire de perles, et sans se reproduire car on avait oublié les poissons ! Collier_EugenieEn effet, à l’époque, on ignorait encore que le cycle de vie de la mulette comportait le séjour obligatoire de ses larves sur les branchies d’une truite. Sans cette étape, les larves meurent sans donner de descendance …

Publié par : ds672 | août 25, 2009

Napoléon III et les artisans plombinois

Lors de ses cures à Plombières, Napoléon III appréciait particulièrement le respect de son incognito et en profitait pour faire de belles promenades dans les environs, et, y trouver des demies mondaines, pour son plaisir…, sans oublier la politique, par exemple l’entrevue avec Cavour en 1858 ; l’Empereur initiait ainsi ce que Walewski, son ministre des Affaires étrangères, nomma la ” diplomatie thermale ” qui devait, plus tard se poursuivre à Vichy et à Biarritz.louvre-napoleon III
A chacun de ses séjours il honorait les artisans de la région par des commandes de spécialités qui selon le guide Joanne de 1869 étaient :

« les broderies d’un travail remarquable,broderie_vosges

(Les villes d’eau des Vosges fournissaient une clientèle aisée qui appréciait  le linge brodé, Plombières avait les faveurs du couple impérial et surtout Fontenoy-le-Château, où l’on broda pour l’Impératrice Eugénie des robes admirables ; toutes les dames de la cour voulurent aussi des broderies du pays),eugenie et ses dames_honneur

les objets de fer poli: garniture de cheminée, bracelets, gravures régionales, etc… ” (voir miroir de l’Impératrice)appart_napoléon III_LOUVRE

Ces souvenirs étaient ensuite distribués par le souverain à ses proches: par exemple dans une lettre de Napoléon à son fils écrite de Plombières, il dit au Prince Impérial:

Hier j’ai fait en ton honneur un petit pèlerinage à la Vierge qui est en haut de la montagne; j’espère que cela te portera bonheur. (…) chapelle et viergeJe t’envoie un album populaire de chansons, les gravures ne sont pas très belles, mais ce qu’il y a de curieux c’est le prix auquel on les vend! Chaque gravure ne coûte qu’un sou.
Soit bien sage et aime moi comme je t’aime.
Ton tendre père.”louis napoléon, prince impérial en 1857 & 74

Publié par : plombieresinitiative | août 22, 2009

Sénèque, un philosophe stoïcien

Sénèque est né vers l’an 4 avant J. C. à Corduba (Cordoue).seneque
Il apprend la rhétorique vers 12 ou 13 ans et adulte, devient conseiller à la cour impériale sous Caligula, beaucoup plus tard, devient précepteur de Néron . Il est conseiller de ce dernier durant les cinq premières années du règne de l’empereur.

En 65, compromis (à tort) dans la “Conjuration de Pison” Néron le condamne à mourir.

Sénèque se suicide en s’ouvrant les veines.La_mort_de_seneque

 

Textes essentiels :
- Consolation à Marcia (41)
- Consolation à ma mère Helvia (41)
- Consolation à Polybe (41)
- Sur la tranquillité de l’âme
- Sur la vie heureuse
- De la brièveté de la vie
- Sur la colère
- Sur la providence
- Sur la clémence
- Des bienfaits
- Lettres à Lucilius (63 et 64).

Un extrait:tranquilité_ame

“Fais descendre au fond de ton cœur la philosophie; fonde l’expérience de ton progrès non sur la chose dite ou écrite, mais sur la fermeté de l’âme et la réduction des désirs. Vérifie les paroles par les actes.

Ils ont un autre dessein, les déclamateurs, attentifs à capter l’assentiment de leur cercle, les disputeurs qui retiennent l’oreille des jeunes gens et des oisifs par la variété des thèses ou le coulant du débit.

La philosophie enseigne à agir, non à parler.

Elle exige que chacun vive suivant la loi qu’il s’est donnée; que la vie ne soit pas discordante au langage ou discordante en elle-même, qu’il y ait entre tous les actes unité de couleur.

Voilà le principal office de la sagesse, et son principal indice: que les paroles et les oeuvres soient à l’unisson, que l’homme soit partout égal et identique à lui-même”.

lettres à Lucilius. Lettre 20

Publié par : ds672 | août 26, 2009

célébrités à Plombières: les Bonaparte.

Sous le Directoire, le Consulat et surtout sous l’Empire, on rencontre les Bonaparte dans les stations thermales les plus réputées de France, d’Allemagne, de Suisse et d’Italie.blason_bonaparte_napoleon Ier

Plombières fut une de leurs villes d’eaux de prédilection. De 1798 à 1814, on compte en effet, une saison de Madame Mère (Mme Laetitia Bonaparte, née Ramolino), une de Joseph, une de Louis (frères de Napoléon), puis deux de Pauline (sœur) et enfin cinq séjours de Joséphine, d’Hortense et de Julie (épouses respectives  de Napoléon, de Louis et de Joseph).frères_napoléon

En 1809, alors que Napoléon avait porté la guerre en Allemagne et qu’il allait triompher à Wagram (la bataille se déroula autour de l’île de Lobau sur le Danube les 5 et 6 juillet 1809), Joséphine s’était tout d’abord fixée à Strasbourg, tandis que Hortense s’était rendue aux eaux de Bade (ville allemande du Bade-Wurtemberg, Baden-Baden depuis 1935), emmenant avec elle ses deux fils, héritiers du trône, et cela sans avoir consulté l’Empereur.bataille_wagram

Napoléon, fort mécontent, écrivait le 28 mai à la reine : “Puisque vous êtes aux eaux de Bade, restez-y, mais une heure après avoir reçu la présente lettre, renvoyez mes deux neveux à Strasbourg auprès de l’Impératrice, ils ne doivent jamais sortir de France…” Hortense et ses fils rejoignirent aussitôt l’Impératrice à Strasbourg, et c’est alors que les deux souveraines convinrent de passer l’été à Plombières.napoleon_enfants de la famille Bonaparte

La population de Plombières fut toute heureuse de revoir les deux Majestés et s’empressa de fêter les petits princes, ne se doutant guère de la destinée qui attendait le plus jeune de ces enfants. L’aîné, Napoléon-Louis, alors âgé de cinq ans, devait mourir d’une manière restée encore mystérieuse, une rougeole ?, en 1831, au cours de l’insurrection des libéraux italiens en Romagne.NAPOLEON_OR

Le second, Charles-Louis-Napoléon, âgé seulement d’un an et quelques mois, devait connaître une existence encore plus aventureuse. Quarante-sept ans plus tard, nous le trouvons de nouveau à Plombières : il s’appelle alors l’empereur Napoléon III.dynastie_bonaparte

http://www.napoleontrois.fr/site/

Publié par : ds672 | septembre 4, 2009

célébrité de Plombières: Louis Français

François-Louis Français, né à Plombières-les-Bain , le 17 novembre 1814, est un peintre paysagiste, officier de la Légion d’honneur en 1867 et titulaire de nombreuses récompenses et distinctions.Louis Français, peintre de l'école de Barbizon,

Il étudia la peinture sous la direction, notamment, de Corot, et débuta au Salon de 1837.miroir de scey & cascade

Il  illustra aussi de nombreux ouvrages de son époque, notamment Robinson Crusoé et, grava plusieurs œuvres d’interprétation dont celles de Marilhat (1811-1847), peintre orientaliste et naturaliste .gravure_ruines_de_l'abbaye_de_sylvacane

Il est un des fondateurs de la Société des aquarellistes français.Ruisseau et sous-bois

Il  décède, au 139 Boulevard du Montparnasse, à Paris le 28 mai 1897.  Une palette avec des pinceaux est sculptée sur la frise du bâtiment et une plaque apposée par les peintres lorrains, commémore l’événement :139Montparnasse_palette

« Ici vécut et mourut le peintre de Barbizon, Louis Français, membre de l’Institut.
Plombières (Vosges), 1814 – Paris, 1897.
Les Lorrains de Paris, 1890. »Ruisseau dans la forêt près de Plombières, Musée des Beaux-Arts de Boston

Notre ville a bien sûr un musée Louis Français, au 30 de l’avenue qui porte son nom, constitué à partir de la maison et des collections léguées à sa ville natale par le peintre, illustrateur et graveur.maison_av_louis français

Un monument lui fut consacré dans le square Louis Français, œuvre du sculpteur Emile-Edmond Peynot.monument

d’après un article de Bernadette JANICOT, publié dans “LE NOËL”, revue hebdomadaire pour les jeunes filles, du 29 août 1935.bain-turc-I

Le XVIIIe siècle amène une recrudescence de curiosité scientifique. Un grand hydrologue, Théophile BORDEU (fondateur de la physiologie pathologique en France, né à Izeste, Pyrénées-Atlantiques, le 22 février 1722, mort à Paris le 23 novembre 1776.), consacre sa vie à étudier et à faire mieux connaître les stations du Béarn et de quelques provinces voisines.de_bordeu

En 1785, peu avant la Révolution, la Société royale de médecine fait paraître un catalogue raisonné des ouvrages publiés sur les eaux miné­rales de la France depuis trois siècles. Nous y relevons des titres désuets et charmants qui nous font sourire, tels que : L’Hydre féminine combattue par la nymphe Pougeoise, ou encore, ce titre de revue : La mémoire renouvelée des merveilles des eaux naturelles en faveur de nos nymphes françaises.baigneuuses all

Durant la Révolution et les guerres de l’Empire, le thermalisme sommeille; cependant Plombières, Aix et Vichy reçoivent des membres de la famille Bonaparte.Le grand essor des stations pyrénéennes date du milieu du siècle dernier; Napoléon III fera beaucoup pour les eaux françaises, spécialement pour Vichy et Plombières où il se soigne.DEGAS_femme_bain

Au cours du XIXe siècle, la science gagne du terrain dans la connaissance précise des eaux et de leur composition. L’Académie de méde­cine, puis l’Institut d’hydrologie du Collège de France, créé en 1918, révisent, avec les pro­cédés les plus modernes, les analyses des eaux minérales; ainsi l’analyse spectrale permet de déceler dans les eaux, en proportions infinitésimales, des minéraux jadis insoupçonnés.Diane sortant du bain (François Boucher 1742)

Cependant, malgré tous ces efforts et ces progrès, on peut dire que nous sommes encore qu’à la veille de connaître le mot de Michel BERTRAND (créateur de l’établissement thermal du Mont-Dore - Mont-d’Or jusqu’au XIXe - dont il fit la réputation en France et à l’étranger.) en 1823 :

« Il existe une disproportion frappante entre l’action des eaux minérales et la puissance de leurs principes connus »Santerre8Suzanne au bain

Ce mot est toujours vrai – une partie du mystère demeure ! – la nymphe se dérobe encore.hammam

d’après un article de Bernadette JANICOT, publié dans “LE NOËL”, revue hebdomadaire pour les jeunes filles, du 29 août 1935.

Avec la chute de l’empire romain, les invasions, la féodalité, la physionomie thermale de notre pays se modifie beaucoup.II y a un recul, une éclipse des mœurs balnéaires, mais pas tant de l’hygiène; ainsi Michelet a tort quand il dit du moyen âge :bains_moyen_age2

« Mille années sans un bain », et « la saleté au moyen âge devint une vertu… l’Occident se grattait alors tout entier ». Les récits des chroniqueurs, les romans du temps et les recherches de Viollet-le-Duc nous démontrent le contraire. Il y avait des salles de bains dans les châteaux et des étuves publiques dans toutes les villes.moyen age, Baignoire du frigidarium

Ça et là, la vie thermale continuait même; les abbayes reçoivent en don des sources thermales à condition d’y élever des cabanes convenables pour les baigneurs; souvent un château fort se dresse pour défendre ceux-ci.thermes_moyen age

Aix-en-Savoie est toujours très fréquentée, Plombières aussi:piscines

L’humaniste italien le Pogge (Poggio Bracciolini, dit Le Pogge, venu prendre les eaux en 1416-1417, alors qu’il se trouvait au Concile de Constance) nous donne la description d’une station thermale (Baden-Baden), en 1415 :le_pogge

« Au centre de cette ville d’eau, se trouve une place très vaste, entourée de magnifiques hôtelleries dont la plupart possèdent leur piscine particulière. Dans les bains publics s’entassent, pêle-mêle, hommes et femmes, jeunes garçons et jeunes filles, et tout le fretin environnant. Dans les piscines privées hommes et les femmes sont séparés par une cloison, criblée de petites fenêtres qui permettent aux baigneurs et aux baigneuses de prendre ensemble des rafraîchissements, de causer et, surtout, de se voir. Le costume des hommes consiste en un simple caleçon et celui des femmes en un léger voile de lin ouvert sur les côtés, qui ne voile d’ailleurs ni le cou, ni la poitrine, ni les bras »

d’après un article de Bernadette JANICOT, publié dans “LE NOËL”, revue hebdomadaire pour les jeunes filles, du 29 août 1935.

A la Renaissance, nous constatons la disparition des étuves publiques ou privées. Trois bonnes raisons nous sont données par le Dr Cabanes :medecin_renaissance

Les accusations des médecins disant que les bains répandent la peste.

La mode des fards et des pâtes dont on s’enduit le corps. « On ne se lavait plus, dit un auteur, on cachait sa crasse sous des pommades. »

Enfin, les discours moraux de certains catholiques et huguenots rivalisant d’austérité.dissection_renaissance

Montaigne réagit là avec son indépendance habituelle et nous renseigne :

J’estime, en général, le baigner salubre et croy que nous encourons nos légères incommodités en notre santé pour avoir perdu cette coutume qui estoit généralement observée au temps passé.anatomie_de_Vinci

Son sentiment sur les eaux est très juste.

Ne leur peut-on, sans malice, refuser cela qu’elles éveillent l’appétit, facilitent la digestion et nous
prêtent quelque nouvelle allégresse; si elles ne sont pas pour relever une puissante ruine, elles
peuvent appuyer une inclination légère ou pourvoir à la menace de quelque altération.

Et voilà notre Montaigne, tout à l’heure apôtre de l’hygiène, se faisant maintenant le défenseur de la médecine préventive, qui est, en effet, la meilleure.medecine_renaissance

Les médecins d’alors ne devaient pas être très savants, car Montaigne s’en plaint durement :

Si vous consultez un médecin, le mal vous pince d’un côté et le remède de l’autre.

Pourtant, à toutes les époques, il y a eu d’excellents observateurs.michel-de-montaigne

Le médecin thermal, à la Renaissance, est une curieuse physionomie, il est à la fois cicé­rone, poète et homme du monde. Il va au-devant du client; il le gorge d’eau chaude!

Cependant les écrits thermaux paraissent nombreux, et dans certaines stations on trouve des installations confortables.montaigne_essais_Bibliothèque _Bordeaux

d’après un article de Bernadette JANICOT, publié dans “LE NOËL”, revue hebdomadaire pour les jeunes filles, du 29 août 1935.

Il ne faudrait pas croire que le thermalisme soit une invention du XIXe siècle. Nous en trouvons les premières traces en Grèce vers 450 avant Jésus-Christ.

en Grèce.hérodote & aristote

Hérodote, Vème siècle av. J.-C., père de l’histoire, est aussi dit “père du thermalisme”, car il pose certains principes encore en vigueur aujourd’hui. Aristote, lui, vers l’an 300 av. J.-C., proclame la vertu surnaturelle des vapeurs thermales.

en Gaule.

En Gaule au temps des druides, la source avec ses accompagnements de vapeurs et d’odeur paraît mystérieuse à nos ancêtres, ils lui rendent un culte, car le sentiment thermal et le sentiment religieux se confondent à l’origine. Il y a une divinité pour protéger chaque station de la Gaule thermale; à Néris,néris romaine(Aquae Nerii, localité dont le nom dérive du théonyme Nerius, dieu associé aux sources thermales de Néris-les-Bains, Allier)

à Vichy, à Evaux,evauxlesbains(Evaux-les-Bains, fondée il y a plus de 2 000 ans par les Romains, sous le nom d’Ivaonum à l’époque, ce nom se référait au dieu Ivaos, qui y découvrirent et développèrent des thermes autour des sources d’eau chaude.)

à Saint-Honoré,thermes de st_honoré (Les troupes menées par Jules César , pour conquérir la Gaule, découvrent les sources chaudes de Saint-Honoré-les-Bains, Nièvre,la ville s’appelle alors Aquae Nisinaeï.)

au Mont-Dore, on a retrouvé des silex taillés en grand nombre, puis, à une époque plus récente, des monnaies, des bijoux, et même des statuettes offertes en ex-voto (ainsi la fameuse buveuse de Vichy, maintenant au Musée du Louvre); au Mont-Dore, une piscine gauloise en bois est retrouvée sous la piscine romaine en ciment.villes thermales

Publié par : ds672 | septembre 4, 2009

célébrités à Plombières: “Mesdames”

Du 2 juillet au 25 septembre, “Mesdames”, Adélaïde et Victoire, filles de Louis XV, firent un séjour à Plombières et à Lunéville.  Dans leur suite, se trouvait la comtesse de C ivrac, dame d’atour de “Madame” – tout court -(Adélaïde), qui fit la chronique du voyage de Mesdames. Elles arrivèrent à Plombières le 5 juillet,  à 7 heures du soir et elles furent installées à l’hôtel des Dames du Chapitre.LOUIS XV

Mesdames est une appellation, désignant au XVIIIe siècle, les filles de Louis XV, dont la plupart demeurèrent à la cour, sans alliance.Contrairement aux autres filles non mariées de la noblesse qui naissaient Demoiselles, les princesses filles des rois de France naissaient directement avec le rang et le titre de Dame. Une fille de France avait ainsi pour adresse “Madame”, suivi de son prénom ou de son titre si elle était apanagée.elisabeth_et_henriette_jumelles_ louis XVLe traitement était identique à la seule exception qu’en ce qui concernait l’aînée des filles du roi il n’était pas nécessaire d’ajouter le prénom et la simple évocation de “Madame” devait suffire à désigner la personne.madame_victoire_der

Marie-Louise-Thérèse-Victoire de France, dite Madame Quatrième puis Madame Victoire (1745), née à Versailles le 11 mai 1733 et morte à Trieste le 7 juin 1799, fut l’une des huit filles de Louis XV et Marie Leszczynska.madame_adelaide_der

Marie Adélaïde de France, dite « Madame Adélaïde », puis en 1752 après la mort de sa sœur Henriette, en tant qu’aînée des filles survivantes du roi, “Madame”, quatrième fille et le sixième des enfants de Louis XV et de Marie Leszczyńska, est née le 23 mars 1732 à Versailles et morte le 27 février 1800 à Trieste.MariaLeszczynska

Plombières était alors dans le duché de Lorraine où régnait, agé de 84 ans, leur aïeul Stanislas.

Publié par : ds672 | août 27, 2009

Avis aux curistes de Plombières !

Jean le Bon, comme Montaigne (curiste en 1580) estime, que les lois et règlements, sont fidèlement observés à Plombières. « La Justice et police de Neptune y est mieux et avec plaisir qu’en maints sièges présidiaux ». Du reste la garde est vigilante, et « l’antienne discipline de correction » n’est pas un mythe. Tantôt c’est « l’emprisonnement», parfois « l’amende arbitraire » et surtout « la Briche»:BRICHE

La briche était un bâton à trois feuilles, qui était utilisé dans quinze cas prévus par le règlement que tout baigneur devait jurer d’observer. Le coupable était appréhendé dans le Bain même par quatre hommes qui, tenant chacun un membre, retendaient sur un chevalet dans la position horizontale, pendant qu’un cinquième, le maître de briche le frappait sur le dos, les épaules et les cuisses ; pour finir on le culbutait dans le bain ; « La briche à trois feuilles de quoy on fait la Justice en l’eau, chose à voir la plus joyeuse du monde, elle est le vrai trident de Neptune. »

Ceci se passait au XVIème siècle, donc curistes, rassurez-vous! … merci à R.C.

Publié par : ds672 | août 27, 2009

Patrimoine de France

re-découvrez notre patrimoine et allez le voir:

http://www.patrimoine-de-france.org/search.html?q=plombieres-les-bains+

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http://www.patrimoine-de-france.org/

Publié par : ds672 | septembre 7, 2009

“Mesdames” en voyage

Louis XV, qui n’entendait pas rester étranger à l’administration de son beau-père (Stanislas), avait songé bâtir à Plombières un hôpital destiné aux soldats français. Les plans étaient établis en 1748 ; mais ce « projet de France », comme on l’appelait, ne fut pas réalisé. Il en fut de même du projet de faire prendre au roi de France « les eaux de Plombières pour purifier son sang ». On s’apprêtait à y transporter le duc de Bourgogne, et tout était disposé pour le recevoir, quand on apprit la mort du prince.Stanislaw_Leszczynski_beaupère

Le grand événement pour la station, et pour Stanislas lui-même, fut l’arrivée de Mesdames Adélaïde et Victoire, filles de Louis XV. Les princesses avaient-elles réellement besoin des eaux, ou bien voulait-on seulement les éloigner pour quelque temps du château de Versailles, dont tous les exemples n’étaient pas à leur proposer? L’appétit réputé des Bourbons, et les menus de la table de Mesdames constituaient à eux seuls des raisons hygiéniques suffisantes pour justifier un séjour à Plombières.Grande salle à manger du Petit Trianon_versailles

Les princesses quittèrent Marly le 30 juin 1761 . Elles étaient accompagnées de la duchesse de Beauvilliers, des comtesses de Durfort, de Civrac, de Narbonne, des marquises de Brancas, de Castellane, de l’Hôpital, du baron de Montmorency, d’un médecin, d’un chirurgien, d’un apothicaire, d’un confesseur jésuite avec son compagnon, et d’une suite nombreuse de serviteurs et de gens armés.Portrait de Madame Adélaïde et de Madame Victoire (portrait ovale à droite)

En cours de voyage, Mesdames furent reçues royalement par l’évêque de Meaux, premier aumônier de Madame Adélaïde, dans sa maison épiscopale de Germigny. A leur passage à la Ferte-sous-Jouarre (Seine-et-Marne), le curé les salua par ce double quatrain qui ne supposait qu’une confiance très relative de la vertu curative de l’eau :

Le monde dit qu’à Plombières
Vous allez prendre les eaux.
C’est une pauvre ouvrière
Que l’eau pour guérir les maux.
Tenez, le moindre ordinaire
Du vin de notre canton
Est cent fois plus salutaire
Que les eaux de grand renom.vin

Chansons et arcs de triomphe jalonnèrent le trajet de Mesdames, et en Lorraine, les fêtes se succédèrent, passant des bergeries aux fêtes de Cour, à grand renfort de musique, compliments, saynètes, danses et vers …eau_cascade

Publié par : plombieresinitiative | août 27, 2009

Plombières Initiative et Plombières les Bains

L’équipe de rédaction remercie à nouveau tous les contributeurs aux articles du blog Plombieresinitiative.

Beaucoup ne se manifestent pas directement mais contribuent

aux longues heures de travail de recherche.

Nous remercions en particulier ds672 et ses amis historiens.

Un grand merci à tous pour votre dévouement et votre professionalisme.

Publié par : ds672 | septembre 12, 2009

“Mesdames” à Plombières

Selon l’usage, qui était de saigner les malades pour les mieux préparer à l’action bienfaisante des eaux, Madame Adélaïde fut saignée le 6 au soir, et Madame Victoire le 7 au matin (rappel, “Mesdames” sont arrivées le 5 juillet, de l’année 1761).saignee-badhaus-kulmbach-gravure-bois-1500Les relations officielles du voyage de Mesdames, pas plus que les chroniques locales ne nous permettent pas de reconstituer le traitement que suivirent les illustres baigneuses. Nous savons qu’elles allaient à la messe tous les jours à 7 heures, à l’église des Capucins (installés depuis 1651 à la suite d’un legs de François Duchêne, curé de Docelles). Le 12 juillet, elles furent reçues solennellement à Remiremont, par l’abbesse (qui avait rang de princesse du Saint Empire Romain) et les nobles Dames du chapitre (création en 620).Remiremont_StPierre

[Mais, nous avons les nombreuses lettres de la comtesse de Civrac … Extrait de celle du 8 juillet :

« Mesdames ne sont point mécontentes du séjour de Plombières. Elles n'en trouvent pas même la situation vilaine et elles paraissent s'y amuser. Je souhaite que cela dure car il serait affreux d'avoir en plus de la tristesse du lieu celle de Mesdames. Elles sont beaucoup plus parlantes et moins embarrassées que de coutumes. Je suis persuadée qu'elles sont charmées d'être un peu seules et qu'elles se voient bien plus maîtresses. Leur suite ici est considérable, ce qui désole les habitants, attendu que la cour les ruine. »]bains-de-capucins

Se conformant à un vieux préjugé, les princesses interrompirent leur cure pendant la canicule, et passèrent cette intersaison au château de Lunéville (chef-d’œuvre de l’architecture du XVIIsiècle, il est surnommé le « Versailles Lorrain » et a été classé monumet historique en 1901.) où elles se rendirent par Epinal, dont elles visitèrent l’abbaye.chateau_lunéville

A la cour de Lunéville, ainsi qu’à Chanteheux, Einville-au-Jard et Jolivet (communes de Meurthe-et-Moselle, proches de Lunéville), les fêtes, les réceptions brillantes et les bals se succédèrent du 15 au 28 juillet. Des délégations de l’Université de Pont-à-Mousson (première université de Lorraine en 1572), du chapitre de Saint-Dié, des corps constitués, et de la noblesse du duché furent reçues au château de Lunéville.Université_pontàmousson

Les princesses regagnèrent Plombières le 28 juillet, pour la seconde partie de leur cure, qui se termina le 24 septembre. Stanislas était allé trois fois voir ses petites-filles, logeant chaque fois à l’hôtel qu’avaient habité Voltaire et Mme du Chatelet (Gabrielle Émilie Le Tonnelier de Breteuil, marquise du Châtelet, communément appelée Émilie du Châtelet, de ses divers amants, c’est Voltaire qui a eu sur elle le plus d’influence, l’encourageant à approfondir ses connaissances en physique et en mathématiques.).madame_chatelet

Quand Mesdames quittèrent Plombières, le 28 septembre, pour rentrer directement à Versailles, les Lorrains savaient déjà que le roi de France était satisfait de la réception faite à ses filles.

Publié par : ds672 | août 30, 2009

“Nul n’est prophète en son pays.” (la Bible)

Fin d’un article de Alexandre MARTIN, “Les Eaux de Plombières au bon vieux temps“,  paru dans la Revue Lorraine Illustrée, en 1910.

Notre tâche s’arrête ici. Nous avons quitté le bon vieux temps, nous sommes arrivés aux temps nouveaux. Que verront les baigneurs du vingt-et-unième siècle ? Assurément des merveilles. Alors, sans doute, seront démodés les chemins de fer et les automobiles; pour venir aux eaux de Plombières, on passera par dessus la montagne en ballons dirigeables, en monoplans ou en biplans perfectionnés…N III_plombières Napoléon III à Plombières (d’après le croquis L. Français)

Hélas ! le plus beau progrès que la science devrait réaliser, ce serait de supprimer les maladies, le rhumatisme, la dyspepsie, l’entérocolite, et autres misères, qui amènent ici l’humanité souffrante. Je crains que ce progrès-là ne se fasse très longtemps attendre. Avant qu’il ne se manifeste, et que la suppression de la maladie ne rende inutiles les eaux lorraines de Plombières, quelques siècles se passeront, et on aura pris dans le vallon de l’Eaugronne des bains, des douches et des étuves innombrables.

(texte et gravure d’origine)

Publié par : ds672 | septembre 1, 2009

Plongez-vous dans le grand bain …

Jugeant les habitants, Montaigne écrit que « c’est une bonne nation, libre, sensée, officieuse. Toutes les lois du païs sont religieusement observées. Tous les ans, ils refreschissent dans un tableau au devant du grand being, en langage Allemand et en langage Français, les lois ci-dessoubs escrites. »grand_bain_plombieres_1553

Extrait de l’édit du Duc de Lorraine à l’entrée du grand bain (XVIe siècle) :

« Inhibition est faicte, à toutes personnes, de quelle qualité, condition, région et province qu’elles soyent, de se provoquer de propos injurieux et tendans à querelle, porter armes ès dits beings, donner desmenty, ny mettre les mains aux armes, à peine d’être punys griefment, comme infracteurs de sauvegarde, rebelles et désobéissans à Son Altesse.bain_grec & moyen_age

Aussi à toutes filles prostituéez ou impudiques d’entrer aux dits beings, ni d’en approcher de cinq cents pas, à peine du foët. Et sur les hostes qui les auront reçues ou recéléez, d’emprisonnement de leurs personnes et d’amendes arbitraires.bain_japon & azteque

Soubs mesmes peines est défendu à tous user envers les dames, damoiselles et autres fames ou filles, estans aux dits beings, d’aucuns propos lascifs ou impudiques, faire aucuns attouchements déshonnestes, entrer ni sortir des dits beings irrévéremment contre l’honnesté publique. »bain_turc & russe

Sans la marquer avec précision, Montaigne fait allusion à une cérémonie inaugurale de la saison, qui avait lieu le 30 avril de chaque année ; elle était annoncée au son de la cloche et par des décharges de mousqueterie. Le grand Bain était entouré de torches ardentes. A neuf heures du soir, les hommes de la prévôté d’Arches, avec leurs armes et enseignes, faisaient trois fois le tour du grand Bain ; trois fois également, entre chaque tour, il était proclamé que « de par saint Pierre et de par Son Altesse, qu’aucuns de quelque qualité et condition il soit n’ait à faire noise ni débat es franchises du lieu, sous peine d’amende. »bain_baden-baden_1548

Description du grand bain par Montaigne, en 1580 :

« …Il y a plusieurs beings, mais il y en a un grand el principal, basti en forme ovalle d’une antienne structure. Il a trente cinq pas de long et quinze de large. L’eau chaude sourd par le dessoubs à plusieurs surgeons, et y fait-on par le dessus escouler de l’eau froide pour modérer le being selon la volonté de ceux qui s’en servent. Les places y sont distribuées par les costés avec des barres suspendues, à la mode de nos équiries, et jette on des ais par le dessus pour éviter le soleil et la pluye. Il y a tout autour des beings trois ou quatre degrés de marches de pierre à la mode d’un théâtre, où ceux qui se beingnent peuvent estre assis ou appuyés. On y observe une singulière modestie, et si est indécent aux hommes se s’y mettre autrement que tout nuds, sauf un petit braiet, et les fames sauf une chemise ».vignette_villes_eau

merci à M.B.

Publié par : ds672 | septembre 12, 2009

célébrité à Plombières: FEYDEAU

Georges Feydeau, né à Paris, le 8 décembre 1862, et mort, à Rueil-Malmaison, le 5 juin 1921, est un auteur dramatique français, connu pour ses très nombreux vaudevilles.

feydeauSon père est l’écrivain Ernest Feydeau ,amis de Gustave Flaubert et de Théophile Gautier.puce à l'oreille

Toutefois, de père il n’a que le titre, étant donné qu’en mari complaisant, il a laissé sa très belle femme Léocadie Bogaslawa Zelewska fréquenter le duc de Morny (demi-frère de l’Empereur)  mais la quasi-certitude de paternité repose sur Charles Louis-Napoléon Bonaparte, l’empereur Napoléon III, d’après les propres confessions qu’aurait faites son fils Georges Feydeau en 1919.le_dindon

Tel père, tel fils …

Feydeau passa l’été 1905 à Puys, près de Dieppe, dans l’ancienne villa de Dumas fils, puis il fit une cure à Plombières où il écrivit le premier acte de sa pièce « le bourgeon », crée le 1er mars 1906, au théâtre du Vaudeville, Paris.napoleonIII_duc_morny

Berlioz_gustave_doré

 

Plombières est un puits creusé par la nature au centre des montagnes Royales (ou des Vosges, s’il vous plaît de leur donner encore ce vieux nom républicain). C’est triste l’été, c’est affreux l’hiver; les environs seuls en sont charmants. Il faut donc absolument en sortir pour s’y plaire. Mais l’Empereur y était, et tout avait un air de fête, loin aux alentours, sur les montagnes, dans les bois et dans le puits. Partout des guirlandes de feuillage, partout des fleurs, des drapeaux flottants, de brillants uniformes, roulements de tambours, volées de cloches, harmonies militaires, vivats faisant retentir le vallon, bals, concerts, ascensions de montgolfières, députations municipales, joyeuses troupes de paysans endimanchés, superbes beautés enharnachées, comédiens du théâtre du Palais-des-Vosges venus de Paris, écrivains, artistes, savants, maires, adjoints, sous-préfets et préfets, célébrités sans autorité, autorités sans célébrité.caricature all_gravureGEIGER

C’était une véritable et belle transfiguration.CARICATURE_berlioz

La population de Plombières se compose en été de deux classes d’individus fort différentes l’une de l’autre : les étrangers, curieux ou baigneurs, et les indigènes. Cette dernière classe, peu nombreuse, quoique Plombières compte plusieurs habitants, se concentre, après la chute des neiges, dans un monument en forme de tombe, qui occupe le milieu de la ville, et qu’on nomme le bain romain. Là, du matin aux soirs, chauffés gratuitement par l’eau qui circule sous les dalles de la salle supérieure, hommes, femmes et enfants travaillent à de fins ouvrages d’aiguille, à des broderies.

                                               Que faire en un tel gîte, à moins que l’on n’y brode ?berlioz_homme orchestre

    Et ne croyez pas qu’il n’y ait que des hommes faibles ou maladifs, des culs-de-jatte, des bossus, des nains appliqués à ce travail. Hélas! Non; de robustes gaillards, de véritables Hercules, brodent eux-mêmes, aux pieds de cette triste Omphale dont le nom est Nécessité.

Omphale, reine de Lydie, en Asie Mineure, avait acheté Héraclès – Hercule comme amant; pendant cette période, il accomplit de nombreux “travaux secondaires” (mythologie greco-romaine)hercule-omphale-RUBENS-louvre3

plaqueToutes les maisons sont fermées, on y rentre seulement la nuit. Il n’y a plus alors le jour chez les bourgeois, qui pendant l’été louent leurs chambres aux baigneurs, qu’une vieille femme courageuse, sûre d’ailleurs que son aspect suffira pour mettre en fuite les voleurs s’il s’en présente. Car le vieux sexe est terrible dans les Vosges.maison_berlioz

    La rue de Plombières est en certains endroits d’une largeur raisonnable; quatre gros hommes peuvent y passer de front. Autrefois les femmes jouissaient du même privilège. Il n’en est plus ainsi. Il n’y passe pas aujourd’hui plus d’une belle dame de front, la loi crinoline le défend. Encore les atours de ces lionnes sont-ils toujours tachés et froissés à gauche et à droite par suite de leur frottement contre les murs.maison_berlioz_utrillo

    Les détails que je vous donne là, monsieur, et ceux qui vont suivre, ne sont empruntés à aucun des nombreux ouvrages publiés sur Plombières; vous pouvez m’en croire. Désireux de m’instruire, je n’en ai lu aucun; et je vous donne le résultat de mes très-réelles et très-personnelles observations.avant destruction

    Il y a un salon à Plombières où l’on pourrait jouer au billard et lire les journaux, si les journaux et le billard n’étaient toujours, comme disent les garçons de café, occupés. On y prie le dimanche dans une modeste petite église; mais il n’y a pas de cimetière; je n’en ai du moins pas pu découvrir. Il paraît (cela tiendrait-il à la grande efficacité des eaux ?) qu’à Plombières on ne meurt pas. C’est pourquoi, sans doute, les habitants y ont tous l’air si vieux, et possèdent un si grand fonds d’expérience… en matière commerciale.Maison1825

La maison de Berlioz à Montmartre: http://www.hberlioz.com/Paris/BPHMontmartreF.html

   grosse-piscine_CHILI Trois occupations importantes partagent dans la saison d’été la journée des baigneurs. Ce sont le bain, la table d’hôte et la partie de plaisir. Ah! La partie de plaisir! C’est la partie pénible et vraiment cruelle du régime imposé par les médecins aux malades, et par les malades aux malheureux qui se portent bien. Vous en aurez la preuve. piscine_RéunionLe bain se prend en général le matin, soit aristocratiquement dans une baignoire placée dans un cabinet, comme à Paris, soit démocratiquement dans une grande cuve de pierre où grouillent à la fois toutes les gibbosités, toutes les infirmités, toutes les laideurs de tous les sexes et de tous les âges. Cette crapaudière porte un nom qui suffirait à me la faire détester si je ne l’exécrais dans son essence (qui n’est pas l’essence de roses, croyez-le bien), c’est le nom de piscine. Piscine! Quelle euphonie! Quelles idées cela éveille! Piscine! Mot venu du latin et désignant un lieu où barbotent des poissons. Piscine! Cela fait penser aux lépreux de Jérusalem qui allaient, au dire de la Bible, y laver leurs ulcères.piscine

    Eh bien! tout le monde y va, excepté quelques originaux qui ne craignent pas de se faire surnommer les dégoûtés; et je renonce à vous donner une idée approximative de ce spectacle, de ce bruit, de ces êtres enfermés dans des espèces de vilains sacs plus ou moins mal clos, plus ou moins flottants quand on va se mettre à l’eau, plus ou moins collants quand on en sort; de ces conversations, de ces discussions politiques, de ces opinions drolatiques, de ces chansons de commis voyageur, le tout arrosé de jets d’eau chaude par de turbulents enfants, les têtards de la crapaudière, qui ont imaginé les plus étranges manières d’injecter leurs voisins. — Malgré votre dégoût, vous avez donc vu la piscine? Me direz-vous. — Non, monsieur, non, je ne l’ai point vue dans son plein, et j’espère bien ne la voir jamais. Jugez de ce que je vous en dirais si je l’avais vue. Piscine! piscine! Et par aggravation on en a fait à Plombières le verbe pisciner :piscine_PORTO DA CRUZ « Nous piscinons, ils ou elles piscinent! » Heureusement Plombières est maintenant en droit de compter sur de larges et ingénieuses réformes, sur de précieux embellissements; la promesse lui en a été faite, et cette promesse, venue de haut, est déjà en voie de s’accomplir. Il faut donc espérer qu’avant peu d’années on pourra noyer le souvenir de la piscine dans des bains un peu moins primitifs et plus décents.piscine du petit moulin_Plombières

http://www.plombieres-les-bains.com/

Publié par : ds672 | septembre 12, 2009

célébrité à Plombières: Jean LORRAIN

Jean Lorrain ? Romancier, nouvelliste, chroniqueur, poète, conteur, journaliste, auteur de pièces de théâtre et de pantomimes, parolier, épistolier, reporter, critique d’art.
Jean Lorrain ? Esthète, dandy, éthéromane, homosexuel.
Jean Lorrain ? Homme scandaleux, écrivain décadent, journaliste corrosif.
Jean Lorrain ? Voyageur, découvreur de talents, faiseur de renommées et démolisseur de réputations.
Jean Lorrain ? Admiré, détesté, redouté, omniprésent dans le Paris fin de siècle, aujourd’hui méconnu, presque oublié : son œuvre trop peu lue et sa mémoire délaissée.
etc. j_lorrain1

9 août 1855 : naissance, à 19h00, rue Sous-le-Bois, à Fécamp, de Paul Alexandre Martin Duval dit Paul LORRAIN, d’Aimable Martin Duval, agent maritime, briquetier et armateur, et de Pauline Mulat.phocas

année 1893

30 juin : il est opéré, chez lui, sur la table de la cuisine, de neuf ulcérations à l’intestin (conséquence de l’abus d’éther) par le professeur Pozzi, qui demeurera son ami et son praticien jusqu’à sa mort.

7 juillet : il assiste à l’enterrement de Maupassant, au cimetière Montparnasse, et confie à un ami que c’est toute sa jeunesse qui s’en va avec celui que l’on inhume.

27 août : il part pour Plombières, station thermale des Vosges dans laquelle il résidera, à l’hôtel Stanislas, jusqu’à la mi-septembre.j_lorrin_ f.bac

année 1902

Août : il séjourne à Paris, hôtel du Palais d’Orsay, quai d’Orsay, puis retour à Nice. Sa santé ne s’améliore pas et il fuit la chaleur en se réfugiant sur les hauteurs, au Mont-Boron.

A la fin du mois, départ pour Plombières pour y prendre les eaux.

10 septembre : fin de sa cure et retour à Paris.

29 septembre : décès de Zola.j_lorrain2

année 1906

28 juin : son secrétaire, le trouve au matin inanimé dans son cabinet de toilette, victime d’une hémorragie. Il est transporté d’urgence à la clinique de la rue d’Armaillé. En voulant s’administrer un lavement, la veille au soir ou très tôt dans la matinée, il se sera perforé le côlon.

29 juin : le docteur Robin et le professeur Pozzi, appelés à son chevet, refusent de tenter une nouvelle opération, vu l’état général du malade. On le gave de morphine. Rejoint le soir par sa mère, il entre en agonie, sans s’être rendu compte de son état.

Samedi 30 juin : Il ne reprend pas connaissance et s’éteint vers 23h30.

4 juillet : l’enterrement a lieu à Saint-Ferdinand des Ternes, sous la pluie, devant le Tout-Paris des arts et du spectacle. Son cercueil (plombé pour le transport) est amené gare Saint-Lazare et chargé dans un fourgon, devant une petite dizaine de personnes, afin d’être acheminé à Fécamp pour l’inhumation.

Retrouvez Jean LORRAIN, sur le site qui lui est consacré : http://www.jeanlorrain.net/

livres_jeanLORRAIN

Publié par : plombieresinitiative | août 31, 2009

La géothermie, qu’est-ce-que c’est?

Première partie.

geothermal principle USA

Depuis de nombreuses années on parle de géothermie à Plombières les Bains. Mais qu’est-ce que c’est au juste ?

Extrait du site

http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_761562283/g%C3%A9othermie.html

« Les sources chaudes sont utilisées depuis l’Antiquité pour leurs vertus thérapeutiques ou comme moyen de détente. Les premiers immigrants d’Islande transportaient l’eau des sources chaudes jusqu’à leurs abris à l’aide de conduits de bois. L’utilisation rationnelle des sources d’eau chaude naturelle n’est apparue que plus tard.

piscine géothermique islande

Piscine géothermique en Islande

Le premier réseau connu de distribution de chaleur géothermique se situe en France à Chaudes-Aigues (Cantal). Des archives datant de 1330 font mention d’un réseau de distribution d’eau chaude naturelle alimentant plusieurs maisons de ce bourg. La source naturelle, dite la source du Par, est la plus chaude d’Europe (82 °C)”

C’est le musée Européen de la géothermie et du Thermalisme.
“Entrez … sous les dalles de schistes du rez-de-chaussée, circule l’eau thermale, témoignant que c’est bien ici qu’est née en 1332, le premier réseau de chauffage urbain à une époque où les tuyaux étaient en bois et où on ne parlait pas encore d’échangeur ou de pompe à chaleur.”

“…La géothermie,…C’est la chaleur de la terre, une énergie que l’homme a su utiliser bien avant le charbon ou le pétrole et dont volcans, geysers, sources chaudes, constituent les preuves visibles les plus spectaculaires.
A Chaudes-Aigues, au sud de l’Auvergne volcanique, l’eau brûlante jaillit de plus de 30 sources et les habitants utilisent quotidiennement et depuis toujours cette richesse naturelle.”

musée de la geothermie

Ci-dessus, GEOTHERMIA, Musée européen de l’agéothermie et du Thermalisme unique en France.

“À cette époque, la distribution de l’eau chaude s’effectuait à l’aide de tuyaux de bois de pin, creusés dans leur longueur à l’aide d’une longue tarière et emboîtés les uns dans les autres. “

« En 1827, François Larderel, Français émigré en Italie, remplace le bois de chauffage par la vapeur naturelle. Celle-ci étant insuffisante, il entreprend en 1833 le premier forage géothermique pour obtenir davantage de vapeur à une température supérieure. Les travaux de François Larderel sont poursuivis par le prince Pierro Conti en Toscane ; en 1904, ce dernier parvient à allumer cinq ampoules électriques au moyen d’une dynamo entraînée par une turbine à vapeur géothermique.

Cette expérience marque le début du développement des applications industrielles de la géothermie, en particulier pour la production d’électricité et le chauffage urbain (comme à Reykjavik où la quasi-totalité de la capitale est chauffée par l’énergie géothermique). Par ailleurs, l’énergie géothermique constitue une source d’énergie renouvelable à fort potentiel, notamment dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique. »

Publié par : Laird | septembre 8, 2009

Plombières les Bains et les orgues de barbarie

Un festival toujours très apprécié par tous.

Publié par : ds672 | septembre 12, 2009

Napoléon III, dernier séjour à Plombières – 1868.

Napoléon III est fatigué car il mène les affaires de la France depuis une vingtaine d’années, mais aussi, une vie privée pour le moins éprouvante … il pense alors qu’une nouvelle cure à Plombières s’impose et le souverain part du château de Fontainebleau (résidence impériale) le matin du 19 juillet.Voiture privée de Napoléon III, utilisée lors de ses déplacements sur les chemins de fer français

L’Empereur fait son entrée à Plombières dans une calèche découverte, attelée de deux magnifiques chevaux russes, caparaçonnés de blanc. Une foule énorme s’est massée sur son passage et ne cesse de l’acclamer. Délaissant sa résidence habituelle, il aménage dans l’aile gauche des Grands Hôtels pour être à proximité du parc.parc_plombieres

Chaque jour, l’Empereur va se promener dans ce parc dont il était le créateur; il aime se reposer dans le kiosque rustique aux verres de couleur, que lui a fait édifier la Compagnie des Thermes. Un jour, survient un orage, les baigneurs surpris ne savent où se réfugier ; voyant cela, Napoléon leur offre l’hospitalité dans son pavillon, et se montre un hôte charmant ; du reste, il est toujours, avec les grands comme avec les petits, d’une politesse exquise, répondant, d’une manière fort gracieuse, à tous les saluts.NAPOLEON III

L’Empereur, accompagné des officiers de sa maison, se rend fréquemment dans les rues de Plombières et il aime flâner dans les boutiques et parler avec les commerçants. Il fait partout des achats : chez Monsieur Jacquot, des bijoux en acier poli et damasquiné fabriqués à Plombières, chez Madame Evrard, des cuvettes en faïence, chez Monsieur Gallé-Rennemer, (succursale de la maison de Nancy), des caissettes et des vases en malachite …vase_malachite

Cette dernière saison de l’Empereur est toute simple, comparativement aux précédentes ; le seul fait saillant est le rendez-vous à Plombières, de la Société des Francs-Tireurs des Vosges, qui a sollicité du souverain qu’il la passe en revue et qu’il inaugure le pas de tir qu’elle vient de créer, au delà du parc, en bordure de la route d’Aillevillers.arrivée des francs tireurs, rue stanislas, 1868

Enfin, le jeudi 8 août, à 8 heures et demie du matin, l’Empereur, après avoir de son balcon pris congé des autorités locales et de la population, s’éloigne de Plombières et personne ne peut soupçonner que c’est un adieu ! Le 2 septembre 1870 et Sedan se rapprochent … mais ceci est une autre histoire.NAPOLEON III_defaite SEDAN

Publié par : plombieresinitiative | septembre 18, 2009

Vidéo de Plombières les Bains

Une vidéo d’anciennes cartes postales de Philippe Raoult. Mise en ligne sur Youtube.

Publié par : ds672 | septembre 12, 2009

célébrité à Plombières: LAMARTINE

Alphonse Marie Louis de Prat de Lamartine, né à Mâcon le 21 octobre 1790 est surtout connu comme poète du mouvement romantique.Lamartine_decaisne Le Lac, une de ses plus célèbres poésies, dans les Méditations poétiques (1820), commence par ces célèbres vers :

 Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?

lamartine_chasseriau_julienLamartine fait une cure, à Plombières en 1822, qui ne sert pas à grand chose et où il s’ennuie,         « … je n’y ai trouvé qu’une dose d’ennui intolérable et un redoublement de mes maux … »

Mais il faut savoir que l’année 1822 fut terrible pour lui, problèmes financiers (restauration de son château, textes non rendus à son éditeur), professionnels (attente d’une nomination dans une ambassade d’Italie) et familiaux (santé de son fils qui mourut en novembre, accouchement de sa femme d’une fille, née le 14 mai) ; il arrive donc à Plombières très nerveux avec d’énormes soucis.chateau-lamartine

Il est mort à Paris le 28 février 1869 et est inhumé dans le tombeau familial.tombe_lamartine_stecroix

Sites dédiés à Lamartine : http://www.lamartine.com/

Publié par : ds672 | septembre 12, 2009

célébrité à Plombiéres: Jacques FAIZANT

De « Bonjour Dimanche » à « La Vie Catholique » en passant par « Le Point » et surtout « Le Figaro », dont il abreuve la première page de ses dessins caustiques pendant 25 ans, Jacques Faizant, né le 30 octobre 1918, à Laroquebrou (Cantal), est l’un des caricaturistes français les plus célèbres ; parmi ses personnages publics favoris: Charles De Gaulle.jacques_faizant

Son dessin de Marianne pleurant le général accoudée à un chêne déraciné, en une du « Figaro », est resté dans les annales.Marianne en pleurs_Jacques_Faizant

Il effectua un séjour à Plombières en 1973.faizant_plombieres

Il a dit :

« Moi, je suis de droite, ça doit commencer à se savoir. Mon journal est de droite et mes lecteurs sont de droite, alors je fais des dessins de droite et puis voilà.»faizant_dessins

« Hier, quand le premier ministre ne voulait pas se mouiller, on lui donnait un parapluie. Aujourd’hui, quand il se mouille, on lui prête un impair ! »

Il est décédé le 14 janvier 2006 à Suresnes.hommage-jacques-faizant

Publié par : ds672 | septembre 12, 2009

Les douze travaux de Napoléon III

De premier séjour à Plombières, Napoléon retient d’une part, la notoriété de la station et la valeur thérapeutique de ses eaux, d’autre part le mauvais agencement de la ville et l’indigence des établissements thermaux. Aussi, considérant la chose non seulement sur la plan local, mais encore sur le plan national, résolut-il de s’intéresser à l’avenir de la station.hopital_eglise_plombieres

En juillet 1857, se formait sous son patronage, une société anonyme, à qui l’État concédait, pour une période déterminée, l’exploitation des sources et des établissements thermaux de Plombières.travaux_sondage_1856-57

Cette compagnie faisait aussitôt entreprendre de grands travaux : un nouveau captage des sources, la construction des Thermes et des deux hôtels qui les encadrent, l’amélioration des anciens établissements, la remise en état de l’étuve romaine, l’aménagement du parc.pose1erepierre_etablissement_thermal

Tandis que ce vaste programme se réalisait, d’autres travaux non moins importants s’effectuaient : l’église trop petite et sans caractère, était remplacée par un superbe édifice, dû en partie à la générosité de l’Empereur; une place était créée devant ce monument; la voie, qui porte aujourd’hui le nom d’avenue Louis-Français, était percée; l’hôpital était transféré dans un établissement plus spacieux, dû encore à la bienfaisance du souverain ; enfin les habitants de Plombières réfectionnaient leurs maisons ou construisaient de nouveaux immeubles.ancienne_eglise

Les habitants de Plombières, en dehors de toute considération politique, se rappelleront toujours qu’ils ont une dette de reconnaissance envers l’Empereur, rénovateur de leurs thermes, bienfaiteur de leur cité.rue_filerie_lietard_debutXIXe

(Jean KASTENER, le passé de Plombières)

Publié par : ds672 | septembre 12, 2009

célébrité à Plombières: Théophile GAUTIER

Pierre Jules Théophile Gautier, est né à Tarbes, le 30 août 1811, d’une famille de petite bourgeoisie avec laquelle il vint rapidement s’établir à Paris.GAUTIER_T

Il se destine initialement à une carrière de peintre, mais le 27 juin 1829, il fait une rencontre décisive, celle de Victor Hugo, qui lui donne aussitôt le goût de la littérature.gauthier_CHATILLON

Ecrivain du mouvement romantique, il a écrit notamment, le capitaine Fracasse, le roman de la momie, …, ses principales poésies sont regroupées dans Emaux et Camées.fracasse

Grand voyageur, il publie en 1860, les Vosges, (avec Jean Joseph Bellel), où il donne une description charmante de Plombières et de ses environs, suite à son séjour, une ou deux années avant.parc_bellel

« Peu avant sa mort, on lui dit : Mon cher maître, vous êtes solide comme un chêne! Il répondit : Pour le tronc, ça va, c’est le gland qui m’inquiète! »tombe_montmartre

Il est mort à Neuilly-sur-Seine le 23 octobre 1872, à l’âge de 61 ans. Deux jours plus tard, il est inhumé au cimetière de Montmartre, à Paris, un monument sera érigé en 1875.

Publié par : plombieresinitiative | septembre 7, 2009

Nos amis les hérissons

Just for you Jane.B.:

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a rescued hedgehog (un hérisson rescapé)

et pour rire un peu, un hérisson qui s’efforce de manger une carotte (a hedgehog trying to eat a carrot)

of course, sweet animals…but some people eat them for their apparently outstanding taste!

(bien sûr des animaux très gentils que certains mangent pour leur chair d’une délicatesse apparemment incomparable!)

Une autre espèce en danger…

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The plombieresinitiative  team

Publié par : plombieresinitiative | septembre 9, 2009

Seahorses: another endangered species

seadragon3flying

Sea dragon or seahorse

http://www.freenaturepictures.com/seahorse-pictures.php

seahorse1

Seahorses are one of nature’s most unique and intriguing forms of marine life and are regarded fondly by individuals and interest groups of many cultures. These charismatic fish are threatened by over-exploitation, accidental capture and degradation of habitat. The seahorse is exploited for use as traditional medicines, tonic foods, curios/souvenirs, and as aquarium fish. Traditional Chinese Medicine is the largest direct market for seahorses, but they are also used in other traditional medicines. Almost all seahorses in aquariums are wild-caught while dead seahorses are made into jewelry, key chains, paperweights and other crafts. Consequently, many seahorse species are included on the IUCN (The World Conservation Union) Red List primarily as Vulnerable and Data Deficient. The Knysna seahorse from South Africa is formally recognized as Endangered.

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http://www.educol.net/fr-images-coloriages-colorier-photo-hippocampe-i8426.html

Saving seahorses is vital to the preservation of our oceans. Seahorses serve as flagship species for a wide range of marine conservation issues. For more information visit our featured websites.

http://www.squidoo.com/seahorsenet

http://seahorse.fisheries.ubc.ca/

(résumé en français)

Les hippocampes sont le baromètre de la vie marine. La dégradation de leur habitat, leur capture (les chinois en sont les plus grands utilisateurs du monde: médecine traditionnelle principalement). Ceux qui sont capturés vivants sont consommés ou finissent dans des aquariums;  ceux qui sont capturés morts sont transformés en bijoux, porte-clés etc.)

Ils sont inclus dans la liste rouge de The World Conservation Union,

en d’autres mots, c’est une espèce en danger dans notre patrimoine marin.

seadragon1

Quelques informations à leur sujet:

  • Ils n’ont pas de dents et avalent leur nourriture.
  • La femelle dépose ses œufs dans la poche du mâle qui les porte jusqu’à la “naissance” des petits
  • Il y a environ 35 espèces connues.
  • Ils vivent principalement dans les eaux côtières tempérées et tropicales.

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Plombières les Bains is a town where people care about their planet and their environment.

 

Publié par : ds672 | septembre 12, 2009

célébrité à Plombières: Ernest RENAN

Joseph Ernest Renan, né le 27 février 1823, à Tréguier (Côtes d’Armor), est un écrivain, linguiste, philosophe, archéologue et historien; son œuvre est considérable.ernest-renan1

Il fait paraître, en 1863, la Vie de Jésus, qui est son œuvre capitale, et qui soulève d’extraordinaires polémiques ; des quantités incroyables d’attaques ou de défenses de cette œuvre paraissent en France et à l’étranger ; le pape l’appela le blasphémateur européen, des manifestations hostiles se produisirent au Collège de France, qui amenèrent la suspension de son cours. Le gouvernement impérial lui offrit comme compensation l’administration de la Bibliothèque nationale qu’il refusa …RENAN

Ses rhumatismes l’amènent à Plombières où, le 12 août 1880, il écrit à son ami Berthelot :

(Marcellin Berthelot (1827-1907), chimiste, essayiste, historien des sciences et homme politique français.)renan_timbre_1973

« Mon cher ami,

Nous voici installés pas trop mal, et je crois que le traitement va me faire du bien. Le pays est charmant, frais et vert à ravir ; partout des sources d’une parfaite limpidité. Est-ce bien ce qu’il faut pour des rhumatisants ? J’hésite à me prononcer encore … car si le remède des rhumatismes est à Plombières, iI faut avouer que la Providence y a mis aussi tout ce qu’il faut pour les gagner. Le pays est comme une vaste éponge gorgée d’eau, il ne fait pas de chaleur et il pleut à torrents ... demain ou après-demain, je vais essayer de l’étuve romaine, qui, je crois, va me faire fondre pas mal … notre plan est de rester ici jusque vers le 28 … »bureau_college_france_maison_natale_musée

Critiqué et vilipendé, Ernest Renan a eu quand même droit aux plus grands honneurs : il est membre de l’Académie des Inscriptions & Belles Lettres, de l’Académie française et grand officier de la Légion d’honneur.Monument Ernest Renan Tréguier

Il décède le 2 octobre 1892, à Paris ; ses obsèques sont civiles, il est inhumé au cimetière de Montmartre (Il avait épousé la nièce du peintre Ary Scheffer, ce qui explique qu’ils reposent dans le même tombeau).tombe_renan_scheffer

Publié par : ds672 | septembre 12, 2009

célébrité à Plombières: VOLTAIRE

                François Marie Arouet, dit Voltaire, est né le 21 novembre 1694, à Paris.voltaire

                Son ombre plane sur le XVIIIème siècle, philosophe, auteur dramatique, poète, historien, polémiste hors pair, l’homme incarne « l’esprit français » de cette époque. Son talent d’écriture lui permet de parcourir presque tous les genres.billet_10F_voltaire

                Les œuvres de Voltaire dénoncent la guerre, l’intolérance religieuse, l’injustice politique et sociale qui régnaient au XVIIIème siècle ; il est considéré comme un des penseurs précurseurs de la Révolution française (avec Diderot, Montesquieu et, son éternel ennemi, Jean-Jacques Rousseau).rousseau_diderot_montesquieu            De son œuvre littéraire, on lit aujourd’hui essentiellement ses écrits philosophiques en prose : contes et romans (Candide est son ouvrage le plus célèbre), Lettres philosophiques, Dictionnaire philosophique et sa correspondance (40 000 lettres dont 15 000 retenues dans les 13 volumes de la Pléiade).voltaire_houdon_1781

                Peu d’écrivains ont écrit en français mieux que Voltaire : sa phrase est courte, simple, élégante, toujours précise ; son ironie - la fameuse ironie voltairienne, (que l’on retrouve dans ses lettres de Plombières) - est mordante, l’audace, la verve, la causticité de sa prose donnent une idée de ce que devait être l’éclat de sa conversation.Voltaire_caricature

                Maladif et hypocondriaque, il fait plusieurs séjours à Plombières, dont le premier en 1729 (voir Voltaire et Plombières les Bains, par ailleurs, et sa lettre à Pallu).caveau_voltaire_pantheon

                Voltaire meurt,  le 30 mai 1778, à Paris; le curé de saint Sulpice refusant de l’inhumer, il est enterré à l’abbaye de Scellières (près de Troyes), mais ses cendres seront transférées au Panthéon, le 11 juillet 1791, après une grande cérémonie … sans la participation du clergé.Pantheon_« Aux grands hommes, la patrie reconnaissante ».

                              ”AUX GRANDS HOMMES, LA PATRIE RECONNAISSANTE

Publié par : plombieresinitiative | novembre 9, 2009

La Chine

La Chine, invitée au marché de Noël, édition 2009 à Plombières les Bains.

Mis à mal par l’économie de marché, l’artisanat traditionnel survit dans les musées.dragon-rouge-chine

Le gouvernement investit désormais pour éviter que des savoirs-faire ancestraux ne se perdent.muraille-de-chine

Alain Delon, les toiles de Gauguin et la cuisine des frères Pourcel font partie des représentants du “meilleur de la France” au pavillon français de l’Exposition universelle en 2010 à Shangai.eglise_chine

Une Chine pleine de vie et d’initiatives, ses nombreuses expositions incroyablement belles dans le monde entier, la promotion effrénée de ses produits et de son art, ses étudiants avides de connaissances dans les universités les plus prestigieuses; la Chine bouge et accueille à bras ouverts investisseurs, entrepreneurs, enseignants et intellectuels qui ne questionnent pas les décisions centrales. chine_drapeau

Un pays grandiose, beau et désormais plus  moderne que les modernes, si cela est possible.

Publié par : plombieresinitiative | septembre 9, 2009

Pensées de philosophes

Ce n‘est pas des plus forts que vient pour les forts
la calamité, mais au contraire des plus faibles.

Nietzsche, Généalogie de la morale, III, 14

Il vient une heure où protester ne suffit plus: après la philosophie, il faut l’action.

Victor Hugo.

Extrait de Les Misérables


L’intérêt que j’ai à croire une chose n’est pas une preuve de l’existence de cette chose.

Voltaire

Toutes les tragédies que l’on peut imaginer reviennent à une seule et unique tragédie: l’écoulement du temps.

Simone Weil

Extrait de Leçons de philosophie


On doit être une œuvre d’art ou porter une œuvre d’art.

Oscar Wilde

Extrait de Phrases et philosophies


Consolons-nous de ne pas savoir les rapports qui peuvent être entre une araignée et l’anneau de Saturne, et continuons à examiner ce qui est à notre portée.

Voltaire

Extrait de Lettres philosophiques




Publié par : ds672 | septembre 12, 2009

célébrité à Plombières: MONTAIGNE

Michel Eyquem, seigneur de Montaigne, ou plus simplement Michel de Montaigne, né le 28 février 1533, au château familial à Saint-Michel-de-Montaigne en Dordogne, est un philosophe sceptique, moraliste et homme politique français de la Renaissance.montaigne1

                Montaigne est l’homme d’un seul livre, les essais, son livre se confond avec l’auteur ; il dit d’ailleurs ” qui touche l’un, touche l’autre” ; de 1571 jusqu’à sa mort, il ne cessera de le retravailler, de le corriger, de l’enrichir.ESSAIS

                Trois événements vont marquer sa vie :

                La rencontre, en 1557, et l’amitié de l’écrivain Etienne de La Boétie, philosophe et poète, décédé très jeune en 1563 à l’âge de 33 ans.la_boetie

                La mort de son père en 1557 ; respectant son souhait, il publie une traduction de la Théologie naturelle de Raymond Sebond, théologien espagnol.chateau_montaigne_tour

                Enfin, en 1571, Montaigne prend la décision de se retirer dans la “librairie” (la tour) de son château pour y lire et écrire. Mais il n’échappera pas complètement aux troubles de l’Histoire de France : la Saint-Barthélemy (1), en 1572, la journée des barricades(2), en 1588, l’assassinat du Duc de Guise(3), en 1588, l’assassinat d’Henri III(4), en 1589 … mais il saura faire preuve à la fois de beaucoup de tolérance et de diplomatie.MONTAIGNE_sorbonne

                Suite à son séjour, en 1580, les écrits de Montaigne sont précieux pour la description de Plombières et du thermalisme (voir par ailleurs les articles, les livres publiés sur Plombières ou internet)tombeau1

                Il est mort le 13 septembre 1592, au cours d’une messe, dans la ville de Bordeaux ; inhumé en l’église du couvent des Feuillants à Bordeaux, il y demeura jusqu’en 1880, date à laquelle le tombeau fut transféré au Palais des Facultés, actuel Musée d’Aquitaine, sa dépouille ayant quant à elle fait un détour par le dépositoire du cimetière de la Chartreuse de Bordeaux.tombeau_détails

 

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_la_Saint-Barth%C3%A9lemy

(2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Journ%C3%A9e_des_barricades_(1588)

(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Ier_de_Guise

(4) http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_III_de_France

Publié par : ds672 | septembre 11, 2009

Les “Petits Chardons” de Plombières.

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Plombiere024TEXTE

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Publié par : ds672 | septembre 12, 2009

célébrité à Plombières: SAINT-SIMON.

                      Louis de Rouvroy, plus connu sous le nom de Saint-Simon, né à Paris, le 16 janvier 1675, est un écrivain, célèbre pour ses Mémoires, racontant par le menu la vie à la Cour.Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, huile sur toile de Perrine Viger-Duvigneau

                  Il est le fils de Claude de Rouvroy, duc de Saint-Simon et de sa seconde femme, Charlotte de L’Aubespine.

BLASON_ rouvroy_puis r_rouvroy+vermandois

                En avril 1693, son père meurt, et il devient duc et pair de France, à 18 ans ; il débute une carrière militaire qu’il quitte, prétextant des raisons de santé ; Louis XIV lui tient longtemps rigueur de cette défection.

                En 1702, toujours, il obtient un appartement pour lui et sa femme au château de Versailles qu’il l’occupe jusqu’en 1709. Il est alors en plein cœur de la société de cette cour, qu’il observe et consigne avec passion dans ses Mémoires.

memoires

                Il a des projets de réforme dans la lignée du libéralisme aristocratique ; il rêve d’une monarchie moins absolue, mais n’est pas pour autant un chantre de l’égalitarisme.

la-ferté-vidame

                De ses séjours à Plombières, relatés dans ses Mémoires (chap.III, tom.12, éd. Chéruel), il écrit pour l’année 1702 :

                « …comme j’avais eu diverses incommodités, et qu’on m’avait conseillé les eaux savonneuses de Plombières, je demandai la permission d’y aller, et j’y passai trois ans de suite, le temps d’exil à un régiment où je ne connaissais personne, où je n’avais point de troupe et où je n’avais rien à faire … »

Saint-Simon_cour_Napoleon_Louvre

                Saint-Simon écrira la plus grande partie de ses Mémoires dans son château de La Ferté-Vidame (Eure-et-Loir) où il est mort le 2 mars 1755.

domaine_ferte-vidame

                Conformément à son souhait, Saint-Simon a été enterré, avec son épouse, dans l’église de La Ferté-Vidame ; mais au moment de la Révolution, le caveau fut profané et leurs restes jetés à la fosse commune.

eglise_tombeau

http://saint-simon-la-ferte-vidame.fr/index.htm

Émile Perrin est un peintre, critique d’art et décorateur de théâtre, né à Rouen, le 9 janvier 1814. Il a été directeur de l’Opéra-Comique à partir de mai 1848 la premières fois. Nommé directeur de l’Opéra de Paris le 20 décembre 1862, il devient administrateur-entrepreneur (à son compte) le 14 mai 1866. Après la chute de l’Empire, il remet sa démission le 30 septembre 1870. Il continue toutefois de gérer l’établissement jusqu’au 9 mai 1871, date à laquelle il est révoqué. Il fut alors administrateur général de la Comédie-Française jusqu’à sa mort, le 8 octobre 1885.MessePlombieres_Perrin

… Entre temps, l’ancienne église avait été démolie et les offices religieux se célébraient dans la chapelle de l’hôpital Stanislas, aujourd’hui disparue, laquelle pouvait contenir à peine cent personnes, alors qu’outre l’Empereur et sa suite, il y avait foule à Plombières. Le temps était beau, les dévouements ne manquaient pas ; on eut alors l’idée, originale et charmante, pour les dimanches 4 et 11 juillet, de célébrer la messe en plein air, sous les ombrages de la Promenade des Dames. Un autel surélevé, couvert d’un dais de velours rouge à franges d’or, s’élevait au centre de l’avenue. Napoléon III et sa suite se trouvaient naturellement au premier rang ; les sièges qui avaient été disposés étaient occupés par la société des baigneurs, les messieurs en habit, les dames en grande toilette. Le curé de Plombières officia au milieu du silence et du recueillement le plus profond ; la musique du 63ème de ligne exécuta divers morceaux …MessePlombieres_Perrin_detail

Publié par : ds672 | septembre 12, 2009

Un “Poilu” à Plombières en 1916

Henri Barbusse, né à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), le 17 mai 1873, est  journaliste et écrivain.Barbusse1

                La postérité se souviendra, surtout, de son roman Le Feu, prix Goncourt 1916, récit sur la Première Guerre mondiale dont le réalisme soulève les protestations du public de l’arrière autant que l’enthousiasme de ses camarades de combat.LeFeu

                Cet ouvrage, est le compte-rendu quotidien et détaillé de la vie des tranchées et des atrocités des combats, « ces choses épouvantables faites par trente millions d’hommes qui ne les veulent pas » ; c’est en même temps un hommage aux souffrances et à la fraternité de ces combattants de base, méprisés, que sont « les poilus ».

                Malade pendant le conflit, il est envoyé à l’hôpital militaire de Plombières, où il arrive le 29 septembre 1916. Pendant son séjour, il « s’occupe de rafistoler le feu ».poilus1

                13 octobre 1916 : « … Ici, à l’Hôpital, il n’y a comme lecture que des ouvrages de la Bonne Presse ou des revues bien pensantes, comme la Revue Hebdomadaire, et on nous donne l’Echo de Paris à l’œil … Ces lectures m’irritent plus que je ne saurais dire. Comme il va y avoir à lutter contre toute cette littérature falsifiée qu’un gouvernement de renégats et de réactionnaires laisse s’étaler impudemment, et qui a en ce moment l’estampille officielle … En attendant, je continue l’existence que je vous ai esquissée hier. J’ai pris mon seizième bain… »poilus2

                29 octobre 1916 : «… j’ai travaillé à Plombières : j’ai fait, par-ci, par-là, un millier de lignes nouvelles … »poilu3

                12 novembre 1916 : «… Ce fut aujourd’hui mon dernier dimanche Plombières. J’ai fait une jolie promenade sous bois et dans la vallée un peu froide, dépouillée et humide, mais avec tout de même un rayon de soleil qui ne s’est guère éteint qu’à 3 heures »

                En 1917, il est cofondateur et premier président de l’Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC). En 1928, il fonde la revue Monde, publiée jusqu’en 1935.cimetiere_douaumont

                Admirateur de la Révolution russe,  il adhére au Parti communiste français en 1923 ; il anime le mouvement et la revue Clarté, et cherche à définir une « littérature prolétarienne ». Il est l’un des instigateurs du Comité Amsterdam-Pleyel (mouvement pacifiste contre la guerre et le fascisme), auquel adhère notamment Albert Camus, dès la prise du pouvoir d’Hitler en Allemagne.pere-lachaise_allée_div 97

                Il fait plusieurs voyages en URSS où il meurt 30 août 1935, à Moscou ; il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, division 97, là, où reposent les dirigeants communistes comme Maurice Thorez, mais aussi, Edith Piaf, Paul Eluard …doclos_eluard_barbusse_thorez

Publié par : ds672 | septembre 14, 2009

Voltaire et Blaireau

voltaire_1

voltaire

blaireau

qui a peur du grand méchant Blaireau ? c’est pas moi, alors qui … ?

Publié par : ds672 | octobre 13, 2009

Les Trois Petits Cochons.

conte__petites_oreillesIl était une fois, trois petits cochons qui voulaient vivre leur vie. Ils quittent le foyer familial pour aller voir le vaste monde.
Il leur fallait une maison. Le premier petit cochon s’en construit une en paille. Elle est rapidement faite, ce qui lui laisse du temps pour chanter et danser.
- “Qui a peur du grand méchant Blaireau, c’est pas nous, c’est pas nous !”
LOUP2Le deuxième petit cochon se construit une maison en bois. Elle est plus solide que la paille mais en apparence seulement. Elle est construite assez rapidement, ce qui lui laisse du temps pour chanter et danser.
- “Qui a peur du grand méchant Blaireau, c’est pas nous, c’est pas nous !”
blanche-neigeLe troisième petit cochon, qui est plus malin, se construit une maison en briques. Elle est très solide et il met plus de temps pour la construire. Il n’a pas le temps d’aller chanter et danser.
Ses frères continuent à chanter et à danser.
- “Qui a peur du grand méchant Blaireau, c’est pas nous, c’est pas nous !”
CHAPERON_rougeLorsque tout à coup le Blaireau arrive. Le premier petit cochon va dans sa maison en paille et le deuxième petit cochon va dans sa maison en bois.
Le Blaireau arrive devant la maison en paille et dit au premier petit cochon :
- “Ouvre moi sinon je vais souffler si fort que ta maison va s’envoler.”
7_nainsLe petit cochon refuse. Alors le Blaireau souffle fort et la maison en paille s’envole.
Le petit cochon court vite se réfugier chez son frère qui a la maison en bois.
Le Blaireau arrive devant la maison en bois et dit aux deux petits cochons :
- “Ouvrez-moi sinon je vais souffler si fort que la maison va s’envoler.”
chat_conteLes petits cochons refusent. Alors le Blaireau souffle très fort et la maison en bois s’envole.
Les petits cochons courent vite se réfugier chez leur frère qui a la maison en briques.
Le Blaireau arrive devant la maison en briques et dit aux trois petits cochons :
- “Ouvrez-moi sinon je vais souffler si fort que la maison va s’envoler.”
petit_poucetLes petits cochons refusent. Alors le Blaireau souffle très très fort et la maison ne bouge pas.
Le Blaireau recommence plusieurs fois et souffle de plus en plus fort mais la maison est toujours là.
Il lève la tête et voit la cheminée. Alors il monte sur le toit et rentre dans la cheminée.
En entendant le Blaireau marcher sur le toit, le troisième petit cochon, qui est très malin, retire le couvercle de la marmite qui bouillait dans la cheminée.
Et le Blaireau tombe les fesses dans l’eau bouillante. Il ressort vite de la cheminée en criant et il s’enfuit en courant aussi vite qu’il le peut. Il ne reviendra plus jamais les embêter.
Alors les trois petits cochons vécurent ensemble dans la maison en briques. Ils dansaient et chantaient :
-“Qui a peur du grand méchant Blaireau, c’est pas nous, c’est pas nous !”

Loup1
mascotte

Publié par : ds672 | septembre 15, 2009

Dame Blaireau.

Par un jour orageux de 1870, Ben MacDonald, un petit garçon un peu sauvage, se perd dans la prairie américaine où ses parents ont installé leur ferme. Surpris par la tempête, Ben se glisse dans dans un terrier, où vit une blairotte, Dame Blaireau. De la rencontre de ces deux êtres solitaires va naître une extraordinaire aventure …

allan_w_eckert

Extrait du roman, « La Rencontre », tiré d’une histoire vraie, écrit par Allan W. Eckert. Depuis la parution de ce livre aux Etats-Unis, en 1971, il s’en est vendu plus de dix millions d’exemplaires !

la rencontre

Publié par : plombieresinitiative | septembre 25, 2009

trop sympathique, un blaireau anglais

blaireau_anglais

Publié par : ds672 | septembre 22, 2009

C’était en 1935 …

De biens joyeux lurons!

1935


Publié par : ds672 | septembre 19, 2009

Epinette et “Petits Chardons”.

“Lorraine Magazine” – 1975:épinette

Publié par : ds672 | septembre 21, 2009

Une usine à Plombières.

Le site de l’usine, entre l’Augronne, le canal (longtemps appelé canal de la Papeterie) et le ruisseau Saint-Antoine ou des Scieries, est d’ abord occupé par une papeterie fondée à la fin du XVIème siècle par François Parisot.plombieres_usine

Après l’inondation de 1770, elle appartient à Jean Serrier, charpentier, et aux frères Leau, entrepreneurs de bâtiments, à Plombières, qui vendent leur part à Beaumarchais, en 1780.1lettre

En 1839, est installée une usine de porcelaine utilisant le kaolin de la vallée des Roches. Propriété de la société Hérisse, Grondal et Compagnie, elle produisait, sous la direction de Trotte, des porcelaines à feu, des porcelaines ordinaires, des grès fins et des faïences.lettre_texte

L’usine incendiée, le 23 avril 1842 est transformée en fabrique de ferblanterie, en 1846, par André Hildebrand propriétaire des forges de la Semouze ; elle se développa avec Victor puis Albert de Pruines, héritiers d’A. Hildebrand. Le siège social est construit au centre de la ville.3lettres

L’usine est fermée en 1980 et, détruite en grande partie, en 1996, à l’exception de la cheminée et de l’un des ateliers devenant le centre technique municipal.de nos jours

Les fabrications de cette usine ont été achetées par Napoléon III …

Publié par : plombieresinitiative | septembre 18, 2009

Pour nous contacter

Si vous souhaitez envoyer des photos, articles et commentaires que vous ne voulez pas mettre en ligne immédiatement, écrivez – nous un email à l’adresse suivante

plombieres009@live.fr

Publié par : ds672 | octobre 1, 2009

un beau Noël pour vos chérubins ou vos diablotins.

attention au grand méchant Blaireau, à utiliser, avec modération …PELUCHE_BLAIREAU

merci à tous ceux qui m’envoient leurs superbes blaireaux  trouvés sur le net.

Antoine Lavoisier, né Antoine Laurent de Lavoisier, le 26 août 1743, à Paris, est un scientifique, philosophe et économiste français.antoine-lavoisier

C’est le père de la chimie moderne  avec, notamment, la loi de la conservation de la matière lors d’une réaction chimique  … “rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme”blaireau_chimiste

La « terreur » a mis fin à ses travaux … en le  guillotinant, le 8 mai 1794, à Paris.

Visitez le site des “amis de Lavoisier”: http://historyofscience.free.fr/Comite-Lavoisier/index.html

Publié par : ds672 | septembre 23, 2009

Le Val d’Ajol – n°2

L’église, Notre-Dame-de-l’Assomption, du Val d’Ajol est un fort bel édifice, de plus de trois siècles, terminé en 1734. Le toit retient déjà l’attention : il est recouvert de “laves” (de dalles de grès feuilletées).eglise_logo

Au dessus de l’autel principal, se trouve un monumental retable, qui n’a pas son pareil dans les Vosges. Il serait l’œuvre d’un artiste du pays. Il a été « marchandé » vers 1750, à Jean Joseph Rémy, du Girmont- Val d’Ajol. Le panneau central sculpté dans le bois en ronde-bosse représente l’Assomption de la Vierge, il est entouré de deux colonnes torses. Il a été  repeint.RETABLE-gros_plan
À gauche de l’autel, se trouve une Vierge de Pitié ou Piéta, en pierre polychrome, du XVème siècle. Elle proviendrait de la chapelle de la Croix, qui fut, jusqu’au XVIIème siècle, l’église primitive du Val d’Ajol.PIETA

Pour plus d’informations: http://ndcombeaute.saint-deodat.net/

Publié par : ds672 | septembre 20, 2009

Le Val-d’Ajol – n°1

Petite ville des Vosges dans la région de Lorraine, Le Val-d’Ajol fait partie du canton de Plombières-les-Bains.panneau-le-val-d-ajol
Située à 355 mètres d’altitude, et voisine des communes de Plombières-les-Bains et de Saint-Bresson, 4 339 habitants, appelés les Ajolaises et les Ajolais, résidents dans cette commune.Vue_general_Val-ajol

La plus grand ville à proximité du Val-d’Ajol est la ville d’Épinal, située au Nord-Ouest de la commune, à 28 km. La rivière la Combeauté, la rivière l’Augronne sont les principaux cours d’eau qui traversent la ville du Val-d’Ajol.
Le maire du Val-d’Ajol se nomme Monsieur Jean RICHARD.
Vous pouvez joindre la mairie du Val-d’Ajol au numéro de téléphone suivant : 03 29 30 63 33 et elle dispose aussi d’un numéro de fax : 03 29 66 53 66. Par contre, si vous préférez contacter la mairie par Internet, son adresse e-mail est : mairie@valdajol.frjean_richard

 

 Classement de la ville du Val-d’Ajol

Classement Habitants Superficie Densité
sur la France 2212eme 421eme 12263eme
sur la région de Lorraine 96eme 1er 681eme
sur le département des Vosges 13eme 1er 109eme
sur l’arrondissement d’Épinal 7eme 1er 67eme
Classement sur le canton de Plombières-les-Bains 1er 1er 2nd

VAL D'AJOL VALLEE DE LA FEUILLEE-DOROTHEE 2

sources: annuaire-mairie.fr

Publié par : ds672 | septembre 28, 2009

Vue de Plombières, début XXème siècle.

Carte postale, “Plombières-les-Bains – Bain Stanislas”, ayant voyagé en 1906, beau plan animé avec un attelage de boeufs et de beaux balcons.img071

Madeleine indique, au brigadier du 29ème Dragon d’ Angers, par une croix, source des Dames où nous buvons chaque jour et rue Liétard.img071bis

Publié par : ds672 | septembre 30, 2009

Le Val d’Ajol – n°3

La base Mérimée recense plus de 450 000 oeuvres en France; pour le Val d’Ajol, elle indique: croix de carrefour, dont celle dite du Jerenceau et, croix de chemin dont les Chênes.nouveau-1

Retrouvez, sur le site d’Yves JACQUEL, de très nombreuses photos de croix, parmi les 145,  du Val d’Ajol.

chênes1

http://pagesperso-orange.fr/croix-de-chemin/

nouveau-2

Publié par : ds672 | septembre 29, 2009

Arts Premiers.

Il existait déjà dans l’art précolombien:blaireau

Vase zoomorphe en terre cuite du Panama.

Publié par : ds672 | octobre 2, 2009

Le Val d’Ajol – n°4

Vues du Val d’Ajol au début du XXème siècle :

vue_generale_1910

Le Val d’Ajol (Vosges).

cerisiers en fleur

Le Val d’Ajol et les cerisiers en  fleurs, vus de la Feuillée-Dorothée – hôtel.

depuis larriere

Le Val d’Ajol depuis Larrière.

depuis la gerbe dor_brasserie

Le Val d’Ajol – Rue et brasserie Gerbe d’Or.

chênes_usine_maisons

Le Val d’Ajol – Les Chênes – vue prise de Rappaumont.

Publié par : ds672 | novembre 1, 2009

“L’affaire Blaireau”.

Une erreur judiciaire à Montpaillard ? La petite ville est en émoi : jamais un tel événement n’était venu troubler son paisible ennui provincial… Soudain, rien ne va plus ! Une folie furieuse et contagieuse s’empare de ses habitants. Le maire est dépassé. Disputes … Empoignades … Manifestations … On veut renverser le gouvernement ! Décidément, ce petit monde bien réglé ne tourne plus rond. Et c’est un braconnier débonnaire qui, sans le vouloir, sème une telle pagaille. Héros malgré lui, tour à tour brigand, bagnard, saint et martyr… Ce bougre de Blaireau n’en demandait pas tant !

LIVRE

Sous la plume à la fois féroce et tendre d’Alphonse Allais (1854-1905), une satire sociale d’une brûlante actualité … livre publié en 1899.alphonse allais

C’est aussi un film, sorti en 1958, d’Yves Robert, avec Louis de Funès, sous le titre « ni vu ni connu »

FILM

Publié par : ds672 | octobre 6, 2009

Le Val d’Ajol – n°5

Auréolée de sa  notoriété, l’andouille du Val d’Ajol occupe une place tout à fait particulière dans la gastronomie vosgienne. Les artisans locaux, par leur savoir-faire, ont obtenu, pour protéger sa qualité, une « marque déposée », en 1984.andouille_panier
A base uniquement de porc, viande maigre et chaudins (estomac – gros intestin) aromatisés, légèrement fumée, cette andouille, cuite (dans un court bouillon), se déguste accompagnée de pommes de terre, tiède avec des crudités, froide à l’apéritif, …, etc.
assiette1 L’andouille est aussi synonyme de traditions, et notamment celle de la grande foire à l’andouille ajolaise qui se déroule le troisième lundi de février depuis 1831…  Et si le temps où on s’échangeait plusieurs centaines de bœufs, (car à l’époque, c’était surtout une grande foire aux bestiaux), est bien lointaine, d’autres événements ont pris le relais.foire-val_ajol

« La docte, insigne et gourmande »,  la Confrérie des Taste-Andouilles et Gandoyaux du Val d’Ajol attribue, chaque année, le Prix littéraire de l’Andouille appelé le “Goncourt de la Charcuterie” (le texte doit être rédigé sur du papier de boucherie).taste_andouille

Bon appétit …

http://pagesperso-orange.fr/taste-andouilles/

confrerie

Publié par : ds672 | octobre 9, 2009

Le Val d’Ajol – n°6

La Brimbelle est le nom donné aux myrtilles sauvages dans les Vosges, et elles sont si petites, qu’il faut les cueillir avec un peigne.brimbelle

Les bluets sont les myrtilles cultivées, mais toujours dans notre région ! Elles sont bien plus grosses.bluet

Roland Balandier, chevalier du Mérite Agricole, cultive à Girmont-Val d’Ajol, notre célèbre Bluet, de manière biologique. Cette baie est délicieuse tant dans les préparations salées que sucrées.tarte-aux-bluets

Le bluet peut se cuisiner en confitures, en compotes, pâtes de fruits, sorbets, remplace aussi les condiments habituels, accompagne à merveille une terrine, la charcuterie, un gibier, une salade composée ou le foie gras. On peut visiter la plantation sur réservation.RECETTES

http://pagesperso-orange.fr/bluet.des.vosges/

Publié par : ds672 | septembre 26, 2009

Du 33 tours au CD … une pensée amicale pour Pierre.

vinile petits_chardons

Auteurs: les Petits Chardons de Plombières – Groupe folklorique PILLARD.

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Auteurs:

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Publié par : ds672 | octobre 28, 2009

Les reconnaissez-vous?

Les Petits Chardons:

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Publié par : ds672 | octobre 13, 2009

Le Val d’Ajol – n°7.

Une tradition, dans toute la Lorraine, était ses brasseries.brasserie4

Qui se souvient, au Val d’Ajol, de la Gerbe d’Or, peu de gens peut-être, sauf des collectionneurs comme Gilles R.PLAQUES EMAILLEES

La seconde guerre mondiale a eu raison de cette activité.AFFICHES

La tradition se perpétue, de façon artisanale, avec la dernière née des mousses locales, la Val Heureuse de BURVAL.

BOUTEILLES

« …Comme les scieurs, ils avaient leurs cafés attitrés, de l’autre côté de la rue, d’abord chez Chipeaux, puis chez Adrienne Guyot. Ils buvaient du chien, eau-de-vie dédoublée, et de la bière du Val d’Ajol, de la brasserie La Gerbe d’Or. Le vin ne se répandit qu’après 1918, comme on peut le voir sur une photo prise devant le café Chipeaux, où Paul Franc, Philibert et les autres sont attablés en chemises blanches, grands tabliers et sabots… »

(Texte complet : http://pagesfeuilletees.free.fr/)brasserie3

Brasseries françaises des années 1900 … http://pagesperso-orange.fr/cielmonsite/biere/alpha.htmSOUS VERRE

Publié par : ds672 | septembre 28, 2009

Blaireau s’en va-ten guerre.

Notre beau et généreux blaireau décida un jour d’explorer le monde de sa blairelle qui, à son goût, avait l’air de s’amuser beaucoup trop hors de leur terrier confortable.blaireau1_4

Elle sortait souvent en effet, galeries d’art, marché, coiffeur, chapelier, sans compter les boutiques dans lesquelles, bavardant avec ses amies, elle dépensait sans compter.

« Mais, qu’est-ce-qui ne va pas dans notre nid douillet ? ».

Cette question l’obsédait et lui faisait passer beaucoup trop de temps sans dormir.

« Elle n’est quand même pas atteinte de cette maladie redoutable ? ».blaireau_soucis

« Mais de quoi parles-tu ? » lui demandèrent ses amis le renard et celui qu’on appelait « Blaireau le Gros », dû à son embonpoint.

« Mais, enfin quoi, elle a commencé à lire des livres, aller à des réunions de blairelles et en plus, elle sort tout le temps et elle est devenue dépensière», répondit notre blaireau , la mine déconfite, le souffle court.

« Dépensière !!!! », frissons d’horreur.dessin-anime--maitre-renard_4

Sourires et grimaces de Mesdames Renarde et Blaireau le Gros.

« Il commence juste à remarquer …».

Notre blaireau, un mâle toujours si discret d’habitude, confia qu’il la surveillait depuis quelque temps et avait remarqué que sa compagne adorée cachait son portable et avait changé tous les mots de passe de son ordinateur.

Elle parlait même de créer son propre terrier…

« Inimaginable ! » répondit un chœur dont les rangs grossissaient au fur et à mesure de ses confidences.

« Nos femelles ne savent plus ce qu’elles font » cria le renard dit Renard le rouquin.fox-head1

« La mienne a aussi acheté de nouvelles bottines et elle va en ville tous les après-midis »

Ils décidèrent donc d’un commun accord, de surveiller étroitement leurs amoureuses.gif_tortue

Quel était donc le secret de ces dames ? A suivre…gif_animé

Textes de Plombièresinitiative, mise en page  de ds672.

Publié par : ds672 | octobre 20, 2009

Le Val d’Ajol – n°8

girmont_toussaint

Les paysages magnifiques du Val d’Ajol et de Girmont ne sont plus à vanter, ils incitent à de nombreuses promenades.FAYMONT

La cascade de Faymont, située à l’entrée d’un beau vallon, tombe au milieu d’un superbe site rocheux planté d’arbres résineux.fayment_clerget

Celle du Géhard, formée d’un enchaînement tumultueux de plusieurs chutes, offre un spectacle naturel des plus esthétiques, particulièrement par temps de pluie. Elle termine son parcours dans les “marmites des géants”.

GEHARDEt pourquoi ne pas terminer son périple par un repas traditionnel à l’Auberge de Vigotte … histoire de reprendre quelques forces.Auberge-de-la-Vigotte1

Publié par : plombieresinitiative | octobre 3, 2009

Nouvelles pensées

Vous ne toucherez point un papillon sans faire tomber la poudre qui colore ses ailes; vous n’analyserez point l’amour sans en faire évanouir le charme. Octave Pirmez.papillon

Extrait de Heures de philosophie


Celui qui t’entretient des défauts d’autrui entretient les autres des tiens. Denis Diderot.

Extrait des Opinions des anciens philosophes


Le bêtise humaine est la seule chose qui donne une idée de l’infini. Ernest Renanane

Extrait de Dialogues et fragments philosophiques


Un escalier de ministère est un endroit où des gens qui arrivent en retard croisent des gens qui partent en avance.” Clémenceau

Nous aurions souvent honte de nos plus belles actions si le monde voyait tous les motifs qui les produisent.” La Rochefoucauld. Maximeschien

Ne crains pas d’avancer lentement, crains seulement de t’arrêter.” Sagesse chinoise

Suis ton cœur pour que ton visage rayonne durant le temps de ta vie.” Sagesse égyptienne


Publié par : ds672 | octobre 14, 2009

Célébrité inspirée par Plombières: ROSSINI.

Gioachino Rossini, né à Pesaro en Italie, le 29 février 1792 ,compte parmi les plus grands compositeurs du XIXe siècle, tant par l’importance et l’étendue de son répertoire que par sa qualité, mais son nom se rattache surtout à l’opéra.

rossini

Aujourd’hui, ses œuvres les plus populaires sont Il barbiere di Siviglia ,(Le Barbier de Séville d’après Beaumarchais), ainsi que La Cenerentola, (d’après Cendrillon), La gazza ladra, (La Pie voleuse), L’italiana in Algeri (L’Italienne à Alger) et Guillaume Tell.

Il a aussi composé Il viaggio a Reims, (Le Voyage à Reims)opéra de circonstance écrit à l’occasion du sacre de Charles X et créé au Théâtre-Italien, le 19 juin 1825, à Paris.

opera

L’argument de cet opéra est : alors qu’ils se rendent à Reims pour le couronnement du roi, Charles X,  une délégation de personnalités venues de toute l’Europe (Pologne, Italie, Russie…), se retrouvent bloquées, à l’hôtel du lys d’or, à Plombières : il n’y a plus un cheval disponible. Ils séjournent dans cette auberge où des intrigues se nouent. Chacun véhiculant histoire, désirs, passés complexes, exacerbés par la situation que dévoile l’ouvrage, à la fois comédie de mœurs et miroir critique d’une société mixte. Une sorte de comédie humaine, transposée sur le mode musical.

Rossini_caricature

L’humour y est omniprésent, car Rossini s’amuse à imiter l’emphase romantique pour mieux la détourner: chaque personnage sait qu’il joue un rôle avec excès, comme s’il était conscient de chanter dans un opéra…

OLYMPE_PELISSIER, étude de vernet

Rossini est mort à Paris, le 13 novembre 1868, on corps fut inhumé dans le cimetière parisien du Père-Lachaise, et fut transporté en Italie, en 1887, neuf années après la mort d’Olympe Pélissier, sa seconde femme. Il repose dans la basilique Santa Croce, à Florence.

tombeaux

Funérailles de Rossini :

http://www.appl-lachaise.net/appl/article.php3?id_article=761

Publié par : ds672 | octobre 27, 2009

Le Val d’Ajol – n°9

La tofaille est un plat à base de pommes de terre accompagnées de lard et d’oignons et cuites longuement à l’étouffée ; c’est tout simplement un régal pour les papilles.

tofaille

Pour la réaliser ce délice, il vous faut :

1 kg de pommes de terre, 250 g de tranches de lard fumé, 30 g de matière grasse, ail, échalote, sel et poivre.
Après avoir pelé vos pommes de terre,  coupez-les en rondelles. Beurrez ensuite le fond de votre cocotte et alternez couches de pommes de terre et couches de lard (ou lardons selon vos goûts). Ajoutez un peu d’ail écrasé sur une couche. Salez et poivrez à votre convenance. Enfin, recouvrez la cocotte et faites cuire environ 1h30 sur feu doux.

fumé

Plus « alsacien », on remplace la couche intermédiaire de lard par une viande fumée et la matière grasse par du vin blanc et de la crème.

L’intérêt de cette recette est d’utiliser le porc fumé excellent que l’on trouve chez les artisans-charcutiers du Val d’Ajol.

fumé2

D’autres se sont déjà laisser déduire : (Libération du 16 janvier 2009)

http://voyages.liberation.fr/grandes-destinations/l-039-andouille-fait-la-poire

Publié par : ds672 | octobre 10, 2009

Le Schmililidibili ?

Le Schmilblick était une célèbre émission créée et animée par Guy Lux.  Ce jeu a connu une croissance d’audimat impressionnante lors de la sortie du sketch de Coluche…

Retrouvez monsieur Moulinot, Émile Duboudin, …, et bien sûr Papy MOUGEOT de Carjac, petite ville de l’Aveyron.

http://www.youtube.com/watch?v=qATWfFkPxPk

schmilblick

Publié par : ds672 | novembre 2, 2009

Le Val d’Ajol – n°10

RollingStones-Dandelion

La cramoillotte, spécialité vosgienne, est une gelée de pissenlit (ou dent-de-lion, dandelion en anglais).

Au printemps, cueillir environ 300 fleurs de pissenlit, sans la partie verte, dans un endroit non pollué, assez loin d’une route, ce qui ne manque pas dans la région !pissenlit_dent-de-lion_champ

Passer les fleurs sous l’eau courante et les faire sécher de une à deux heures au soleil. Les mettre dans 1 litre d’eau, ajouter une orange et un citron en morceaux, et faire chauffer pendant 1 h à feu doux. Le lendemain, passer les fleurs dans un « chinois », bien presser pour extraire le jus.

dent-de-lion

Peser ce jus, ajouter un poids égal de sucre et un sachet de pectine puis le faire mijoter à feu doux de 20 à 30 min et mettre en pot.

Cette gelée est réputée pour son goût délicieux et peut remplacer le miel.

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Publié par : plombieresinitiative | octobre 11, 2009

Nos amis les hérissons, première partie

Les hérissons Erinaceus europaeus font partie des mammifères insectivores de la famille des Erinacéidés.

 

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Ils bénéficient d’un statut de protection total par l’arrêté du 17 avril 1981. Il est donc interdit en France, de détruire, capturer ou enlever, de naturaliser, qu’il soit vivant ou mort, de transporter, d’utiliser, de commercialiser le Hérisson d’Europe.

 

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Les hérissons vivent dans des milieux avec végétation basse : champs, vergers, terrains vagues, bord des routes, jardins, lisières de forêts, prés bordés de haies, parcs, jardins (surtout dans le tas de compost où il cherchent de la nourriture).

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Grâce à son corps recouvert de piquants, le hérisson repousse beaucoup de prédateurs. En cas d’alerte, ses piquants se redressent et se dirigent dans toutes les directions! Ils sont pointus et incassables.

Un hérisson peut avoir de 6000 à 7000 piquants sur le dos!

 

herisson6

 

Le hérisson est un animal semi-nocturne. La nuit est consacrée à la chasse. Dès le crépuscule, il cherche sa nourriture composée d’insectes, de vers, d’escargots, de limaces, d’œufs, de fruits et de baies.

Il passe ses journées dans un gîte aménagé de feuilles ou sous un buisson. A la fin de l’automne, il cherche un endroit où hiberner (sous un tas de bois, de feuilles, arbuste mais surtout tout endroit à l’abri du froid et du vent.

  

lire aussi:

http://plombieresinitiative.wordpress.com/2010/12/01/le-herisson-dans-le-brouillard/

http://plombieresinitiative.wordpress.com/2010/11/05/le-lievre-et-le-herisson/

 

http://plombieresinitiative.wordpress.com/2010/07/06/p-d-pedale-douce/

http://plombieresinitiative.wordpress.com/2010/05/28/african-pygmy-hedgehog/

http://plombieresinitiative.wordpress.com/2009/11/25/un-herisson-tout-mignon/

http://plombieresinitiative.wordpress.com/2009/11/08/le-herisson-de-maurice-careme-pour-croteau/

 

006

 

Publié par : plombieresinitiative | octobre 29, 2009

Nos amis les hérissons, deuxième partie

Quels sont les dangers qui menacent la vie de ces petits animaux?          h1

  • ingestion directe de pesticides dans les jardins et cultures ;
    accidents dus au trafic routier
  • prédateurs
  • parasitisme
    maladies infectieuses
    accidents divers (noyade dans les piscines, chute dans les trous…)
  • disparition du bocage
    disparition des petits bois
    cloisonnement trop parfait de nos jardins
    séparation des jeunes et des adultes (mort des adultes, “enlèvement”..)

Que faire pour l’aider?                               h2

  • maintenir ou planter des haies
    donner de la nourriture (restes de repas) uniquement en cas de disette fortement prolongée
    donner à boire de l’eau (pas de lait) en cas de forte sécheresse
    préparer un abri protégé des courants d’air, de l’ensoleillement direct et de l’humidité
    laisser une ouverture d’au moins 10 cm dans le bas de vos clôtures de jardin.

Le hérisson n’est pas très exigeant. Une simple caisse retournée, recouverte de feuilles, avec une entrée suffit à l’accueillir.
Vous pouvez également lui fournir un gîte plus élaboré, comme un tas de bois spécialement aménagé ou une caisse conçue pour lui et que vous recouvrirez de feuilles.

Ne pas faire:                                                                           h3

  • ne pas brûler les tas de feuilles sèches en hiver et au printemps
    ne pas déranger une famille hérisson au nid
    ne pas séparer les jeunes de leur mère (éviter “d’enlever” un hérisson que vous trouveriez dans la nature. Il peut s’agir d’une mère à la recherche de nourriture pour ses petits)
    ne pas donner à manger toute l’année (ce qui le détournerait de ses proies naturelles)
    ne pas perturber un hérisson pendant son sommeil hivernal
    ne pas épandre de produits chimiques dans son jardin                                         h4

h5http://www.genista.net/gi/nm/heri-273.htm

Publié par : granrubieres | octobre 9, 2009

Chanson d’Automne

PAUL_VERLAINE

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur
Monotone.
D DAY_ JOUR J

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure.
automne

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.                                                    Paul VERLAINE

Publié par : granrubieres | novembre 3, 2009

Rêves d’Automne

lamartine

Salut ! bois couronnés d’un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire,
J’aime à revoir encore, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois !automne1

Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d’attraits,
C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui
Je me retourne encore et d’un regard d’envie
Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui !automne2

Peut-être l’avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j’ignore
Aurait compris mon âme et m’aurait répondu ? …

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphyr ;
A la vie, au soleil, ce sont là mes adieux ;
Moi, je meurs et mon âme au moment qu’elle expire,
S’exhale comme un son triste et mélodieux.automne3

Alphonse de LAMARTINE

Publié par : plombieresinitiative | novembre 21, 2009

Automne malade, Apollinaire

Automne maladeMaurice Vlaminck, Portrait of Guillaume Apollinaire (1903)


Automne malade et adoré
Tu mourras quand l’ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé dans les vergers
Pauvre automne ! Meures en blancheur
Et en richesse de neige et fruits mûrs.verger

Aux lisières lointaines, les cerfs ont bramé
Et que j’aime ô saison, que j’aime tes rumeurs
Les fruits tombant, sans qu’on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuillecerf

Les feuilles qu’on foule,
Un train qui roule
La vie s’écoule…feuille

Guillaume Apollinaire

(Alcools)

Publié par : granrubieres | octobre 18, 2009

Chant d’Automne

baudelaire

Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J’entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.

Tout l’hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,feuille3
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon cœur ne sera plus qu’un bloc rouge et glacé.

J’écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L’échafaud qu’on bâtit n’a pas d’écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.

Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu’on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? – C’était hier l’été ; voici l’automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.

automne-Baudelaire

J’aime de vos longs yeux la lumière verdâtre,
Douce beauté, mais tout aujourd’hui m’est amer,
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l’âtre,
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.

Et pourtant aimez-moi, tendre cœur ! soyez mère,
Même pour un ingrat, même pour un méchant ;
Amante ou sœur, soyez la douceur éphémère
D’un glorieux automne ou d’un soleil couchant.

Courte tâche ! La tombe attend ; elle est avide !
Ah ! laissez-moi, mon front posé sur vos genoux,
Goûter, en regrettant l’été blanc et torride,
De l’arrière-saison le rayon jaune et doux !baudelaire_chant

Publié par : granrubieres | octobre 12, 2009

Automne

brouillard_automne

Dans le brouillard s’en vont un paysan cagneux
Et son bœuf lentement dans le brouillard d’automne
Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux

Et s’en allant là-bas le paysan chantonne
Une chanson d’amour et d’infidélité
Qui parle d’une bague et d’un cœur que l’on brise

Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été
Dans le brouillard s’en vont deux silhouettes grises

laboureur

Guillaume Apollinairegif_animé

ne sois pas triste, Blaireau, ce n’est qu’un poème …

Publié par : plombieresinitiative | octobre 9, 2009

Humour… dans la presse française

mouton volant

La conférence sur la constipation sera suivie d’un pot amical  (Ouest-France)

Il y aura un appareil de réanimation dernier cri (Le Courrier Picard)

En raison de la chaleur, les musiciens ne porteront que la casquette de l’uniforme (Dernières Nouvelles d’Alsace)

L’église étant en travaux, ses obsèques ont été célébrées à la salle des fêtes (Midi libre)

Quand vous doublez un cycliste, laissez lui toujours la place de tomber (Le Républicain Lorrain)

CoolClips_cyclist

C’est la foire des veaux et des porcs: venez nombreux! (La Vie Corrézienne)

pig_smiling

Deux conducteurs étaient interpellés par les gendarmes en état d’ivresse (Var Matin)

Tombola de la Société Bayonnaise des Amis des Oiseaux: le numéro 5963 gagne un fusil de chasse

(Sud Ouest)

Big_eyed_toucan

Publié par : plombieresinitiative | octobre 9, 2009

L’art de la conversation …à ses débuts

The origins of small talk…

For our friends who like British humour and understand English of course!

Thanks James for this link

Publié par : plombieresinitiative | octobre 14, 2009

Ecrits de Sénèque

seneque

Epicure dit : »Il n’est personne qui ne sorte de la vie en même point qu’il était à sa naissance ».

Il se trompe : nous mourrons plus mauvais que nous ne sommes nés. C’est notre faute, non celle de la nature.

Elle serait en droit de se plaindre de nous et de dire : »Qu’est-ce que cela ? Je vous ai mis au monde purs de passions, étrangers à la peur, à la superstition, à la perfidie, à toutes les pestes de l’âme. Sortez-en tels que vous y êtes entrés. »

Il a cueilli les fruits de la sagesse, celui qui meurt dans la sécurité d’esprit où il est né. En fait, quand le péril est proche, la tête nous tourne ; le cœur nous manque, nous changeons de visage ; d’inutiles larmes tombent de nos yeux. Quelle honte !

Trembler d’inquiétude au seuil même de la sécurité ! La raison, c’est que, dénués de tous biens, nous souffrons d’avoir gâché notre vie, cette vie qui n’a pas laissé une parcelle d’elle-même en notre possession : elle a passé, elle s’est écoulée.

Pas un ne se demande s’il vit bien, mais s’il aura longtemps à vivre.

Cependant tout le monde est maître de bien vivre ; nul, de vivre longtemps.

Sénèque, Lettres à Lucilius, Livre troisième, Lettre 22suicide_seneque

Publié par : granrubieres | décembre 1, 2009

Julie-Victoire Daubié

Connaissez-vous cette éminente vosgienne ?victoire

Julie-Victoire Daubié voit le jour, le 26 mars 1824, à Bains-les-Bains, dans la maison dite des Commis de la Manufacture Royale, où son père occupe les fonctions de comptable puis de caissier.

Elle est la première femme française ayant obtenu le droit – non sans mal – de se présenter au baccalauréat, qu’elle obtint à Lyon le 16 août 1861.bac

Elle continue à travailler pour préparer sa licence ès lettres bien qu’elle ne puisse pas assister aux cours à la Sorbonne (l’examen est accessible aux femmes, mais les cours leur sont encore interdits). Elle réussit son examen le 28 octobre 1872 et devient la première licencié (sans e) ès Lettres.Sorbonne_

Elle exerce la profession de journaliste, mais elle est surtout connue, dans toute l’Europe, comme militante féministe : droit de vote des femmes, défense des mères célibataires, dénonciation de la prostitution, … NPG 6482, Josephine Elizabeth Butler (née Grey)

Son combat pour l’éducation des femmes et leur accès à l’enseignement supérieur a inspiré la féministe anglaise Joséphine Butler qui a traduit en langue anglaise une partie de ses œuvres.Fresque_Victoire_Daubi-_Fontenoy

Elle décède, le 26 août 1874, à Fontenoy-le-Château ; aujourd’hui des écoles et des collèges portent son nom.

Publié par : granrubieres | novembre 6, 2009

« ont bien mérité de la France »

Charles Pierre François COUNIOT a vu le jour le 8 septembre 1823 à Plombières.

Il est le fils de Pierre Auguste, officier de cavalerie, décédé le 26 juin 1848, lors des « émeutes de la faim », et de Marie Caroline PERNOT.juin1848StAntoineGobaut

Comme son père, il embrasse la carrière militaire ; il fait les campagnes du second empire et se retrouve en Algérie, où le 7 février 1857, il épouse Estelle VILLARET, à Mustapha (Alger).mustapha_alger

Par décret du 14 avril 1856, il est fait chevalier de la Légion d’honneur.

A noter que son fils Marie Charles Esprit, chef d’escadron au 11ème régiment de Hussards, atteindra le grade d’officier dans le même ordre par arrêté du 10 avril 1915 (suite au décret du 13 août 1914).medaille_legion_honneur

Charles demeure à Malzéville « près de Nancy » où il est capitaine en retraite en 1872.

Il décède le 21 novembre 1876 à l’âge de 56 ans.second_empire_soldats_officiers

Base LEONORE – A.N.

Publié par : granrubieres | novembre 25, 2009

Un hérisson tout mignon.

herissonUn hérisson, tout petit et tout mignon, se promenait dans les bois, avec son ami le putois.putois

Ils rencontrèrent une coccinelle, toute coquine et toute belle, qui jouait à saute-mouton en compagnie d’un papillon.
coccinelle

« Nous aussi nous voulons jouer. » dit le hérisson, enthousiasmé.
« Va t’en, dit la coccinelle, ton dos est plein de piquants,quant à ton ami, dit le papillon, il ne sent pas bon. »papillon
Le hérisson et le putois continuèrent leur chemin, rencontrant une belette et une taupe qui jouaient aux devinettes.
« Pouvons-nous jouer aussi ? » « Bien sûr, plus on est de fous, plus on rit. »
taupe« Puisque c’est ainsi, dit le hérisson, nous vous décernons le premier prix du concours des meilleurs amis. Cette mission nous a été confiée par le roi de la forêt. » révéla le hérisson tout guilleret.
Quand le papillon et la coccinelle apprirent la nouvelle, ils regrettèrent leur méchanceté et se promirent de ne plus recommencer.belette

Source : Collectif, 52 Histoires à lire et à rêver, ill. Muriel Lattay, Infomedia Communication

Publié par : granrubieres | novembre 7, 2009

“la femme dévoilée”

nouveau-5

poème envoyé par C.F. pour illustrer un tableau de ds672.

Publié par : granrubieres | novembre 8, 2009

“Le hérisson” de Maurice Carême, pour croteau.

portrait_carêmeMaurice Carême est né le 12 mai 1899 à Wavre ; à 19 ans, il écrit ses premiers vers inspirés par une amie d’enfance. Il devient instituteur en 1918, tout en continuant à écrire comptines et poésies. En 1937, le poète s’installe à Anderlecht (Belgique) où il passera le reste de sa vie et à partir de 1943, il se consacre pleinement à la littérature. Il meurt le 13 janvier 1978, à 79 ans.herisson1

Bien que je sois très pacifique,
Ce que je pique et pique et pique
Se lamentait le hérisson.
.

Je n’ai pas un seul compagnon.gif5
Je suis pareil a un buisson,
Un tout petit buisson d’épines
Qui marcherait sur des chaussons.

J’envie la taupe ma cousine,
Douce comme un gant de velours.
Émergeant soudain des labours

“Il faut toujours que tu te plaignes”
Me reproche la musaraigne.

“Certes, je sais me mettre en boulegif10
Ainsi qu’une grosse châtaigne,
Mais c’est surtout lorsque je roule
Plein de piquants, sous un buisson,
Que je pique et pique et repique
Moi qui suis si si pacifique”
Se lamentait le hérisson

herisson16

Publié par : granrubieres | novembre 16, 2009

Chine et Tibet: le panda

Le Panda géant, Ailuropoda melanoleuca en latin ou « chat–ours » en tibétain et chinois, est un mammifère habituellement classé dans la famille de l’ours.panda1

Il ne vit que dans le centre de la Chine, dans des régions montagneuses recouvertes de forêts à plus de 1800 mètres d’altitude, le Sichuan et le Tibet, régions difficiles d’accès avant le milieu du XIXème siècle, ce qui explique sa description tardive en Occident.pandas-15

Il existe des légendes à propos des taches noires du panda qui diffèrent selon la source et le lieu d’origine :

Une légende chinoise populaire raconte qu’autrefois, les pandas étaient complètement blancs, mais, qu’un jour, la plus jeune des quatre sœurs mourut, ils trempèrent les mains dans de la cendre en signe de deuil. En pleurant, ils se frottèrent les yeux pour essuyer leurs larmes, se consolèrent en entourant leurs bras autour d’eux et se bouchèrent les oreilles pour ne pas entendre les pleurs. La légende veut que ces taches de cendre soient restées sur leur fourrure.panda2

Une autre légende semblable, provenant du Tibet, raconte que ce serait une bergère qui aurait sauvé d’un léopard un bébé panda qui se promenait avec sa mère. La bergère qui s’interposa pour défendre le jeune panda mourut, et tous les pandas, émus par son courage, pleurèrent avec de la cendre dans les mains pour respecter les rites de l’endroit.WWF_panda

Le panda a été choisi comme logo par l’association WWF qui se consacre à la protection de la nature.

http://www.youtube.com/watch?v=FzRH3iTQPrk (mettre le son)pandas-08

Publié par : granrubieres | novembre 24, 2009

Astrologie chinoise.

La légende raconte qu’un certain nouvel an, Bouddha appela à lui les animaux de la création en leur promettant une récompense à condition qu’ils daignent se déranger.

Douze animaux seulement se rendirent à cet étrange rendez-vous, et dans l’ordre suivant : le rat, le buffle, le tigre, le lapin, le dragon, le serpent, le cheval, la chèvre, le singe, le coq, le chien et le cochon. A chacun d’eux Bouddha offrit une année qui porterait son nom, et dans l’ordre de leur arrivée.

Les Pays asiatiques ont des signes qui, au lieu de dépendre du soleil, comme les signes du Zodiaque, dépendent de la lune ou plutôt des années lunaires. Une année lunaire comprend 12 lunes et même 13 tous les 12 ans. C’est pourquoi le nouvel an asiatique n’est jamais à la même date.

Comme pour nos signes du Zodiaque le cycle est de 12, mais de 12 années au lieu de 12 mois, et les signes défilent toujours dans le même ordre. Chaque année de ce cycle est représenté par un animal et cet animal exercera une influence sur la destinée et le caractère des êtres humains nés pendant cette année.

Outre votre signe vous trouverez deux indications complémentaires à l’analyse de votre caractère : la dominante Yin ou Yang de votre signe et l’élément (bois, feu, terre, métal et eau) correspondant à l’année de votre naissance.

Ces signes ont en Asie une telle importance personnelle, financière et politique que personne n’entreprend une action sans les consulter.

http://www.signe-chinois.com/connaitre-signe-chinois.php

Publié par : granrubieres | décembre 8, 2009

Saint Patron de la Lorraine.

Saint Nicolas, également connu sous le nom de Saint Nicolas de Myre ou de Saint Nicolas de Bari, né à Patara, en Lycie, en 270, mort en 345, est un saint populaire à l’origine du personnage du Père Noël.

Il est saint patron des Lorrains, des Russes, …, des écoliers, des enseignants, des marins, des célibataires, des vitriers, des bouchers, des voyageurs, …

Sa commémoration chrétienne le 6 décembre est une fête très populaire dans bien des pays du monde. À la Saint-Nicolas, la tradition veut que les enfants qui, durant toute l’année, ont été sages, reçoivent des friandises, de nature variable selon les régions, et des cadeaux. Ceux qui n’ont pas été sages se voient offrir un martinet par le père Fouettard, ce qui est rare, car il est possible de leur pardonner s’ils se repentent.

Bien que destinée aux enfants, une des légendes de Saint-Nicolas est plutôt effrayante. « Ils étaient trois petits enfants qui, s’en allaient glaner aux champs, » comme dit la chanson, « Perdus, ils demandèrent l’hospitalité chez un boucher qui ne trouva rien de mieux que de les tuer, les découper et les mettre au saloir.

Saint-Nicolas vint à passer sept ans plus tard et demanda à son tour l’hospitalité. Il insista pour manger le petit salé préparé sept ans plus tôt. Le boucher s’enfuit et Saint-Nicolas ressuscita les trois enfants. »

C’est donc une légende heureuse, mais néanmoins assez effrayante. Selon certaines traditions, le père Fouettard qui accompagne Saint-Nicolas serait en fait le boucher de l’histoire. Pour lui faire regretter son méfait, ce dernier l’aurait condamné à l’accompagner lors de sa distribution de récompenses, en lui assignant la tâche de punir les enfants désobéissants.

Une morale de la comptine, peut-être plus tardive, mais plus heureuse, fait s’enfuir le boucher ; Saint-Nicolas l’interpelle et lui dit que s’il se repent, Dieu lui pardonnera.

Bonne Fête aux enfants de Plombières.

Publié par : granrubieres | décembre 2, 2009

De Saint Nicolas au Père Noël.

Après la Réforme protestante survenue au XVIe siècle, la fête de Saint Nicolas est abolie dans certains pays européens.
Les hollandais conservent cependant cette ancienne coutume catholique; au début du XVIIe siècle, des hollandais émigrent aux États-Unis et fondent une colonie appelée « Nieuw Amsterdam » qui, en 1664, devient New York. En quelques décennies, cette coutume néerlandaise de fêter la Saint-Nicolas se répand aux États-Unis. Pour les Américains, Sinter Klaas devient rapidement Santa Claus.Après plusieurs décennies, la société chrétienne trouve plus approprié que cette “fête des enfants” soit davantage rapprochée de celle de l’enfant Jésus. Ainsi, dans les familles chrétiennes, saint Nicolas fait désormais sa tournée la nuit du 24 décembre.

En 1821, un pasteur américain, Clément Clarke Moore écrit un conte de Noël pour ses enfants dans lequel un personnage sympathique apparaît, le Père Noël, dans son traîneau tiré par huit rennes. Il le fait dodu, jovial et souriant, remplaçe la mitre du Saint Nicolas par un bonnet, sa crosse par un sucre d’orge et le débarrasse du Père Fouettard.

En 1860, Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste au journal new-yorkais, « Harper’s Illustrated Weekly», revêt Santa-Claus d’un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d’un large ceinturon de cuir. Pendant près de 30 ans, Nast illustre au moyen de centaines de dessins tous les aspects de la légende de Santa Claus connu chez les francophones comme étant le père Noël.

La légende fait son chemin et c’est en 1931, que le père Noël prend finalement une toute nouvelle allure dans une image publicitaire, diffusée par la compagnie Coca-Cola. Grâce au talent artistique de Haddon Sundblom, le père Noël a désormais une stature humaine, plus accessible, un ventre rebondissant, une figurine sympathique, un air jovial et une attitude débonnaire. La longue robe rouge est remplacée par un pantalon et une tunique. Ceci est plus marqué aux Etats Unis, car en France, le père Noël a conservé une longue robe rouge.
Coca Cola souhaite ainsi inciter les consommateurs à boire du cette boisson en plein hiver.
Ainsi, pendant près de 35 ans, Coca-Cola diffuse ce portrait du père Noël dans la presse écrite et, ensuite, à la télévision partout dans le monde.

Les enfants lorrains ont la chance d’avoir Saint Nicolas et le Père Noël !

Publié par : granrubieres | décembre 9, 2009

Poème de Noël de Clément Moore

En 1822, le pasteur new-yorkais Clément Clarke Moore écrit un  poème mettant en scène un Père Noël entièrement vêtu de rouge, assis dans un traineau tiré par des rennes, avec un sac de jouets toujours plein, et des bas accrochés au-dessus de la cheminée dans l’attente des cadeaux.

Ces images poétiques symbolisent Noël pour des générations et des générations d’enfants.
Intitulé, « A visit from Saint Nicholas », puis publié anonymement dans un journal de l’état de New York, ce poème séduit immédiatement l’imagination du public.

A tel point que le premier vers : « Twas the night before Christmas » prend rapidement la place du titre original .

Une des raisons pour lesquelles le poème de Moore connaît toujours le même succès est la joie qu’on éprouve à le lire à haute voix. Il commence dans le silence et le suspense pour monter en un crescendo dramatique tandis que ses vers joyeux annoncent le mystérieux visiteur de minuit.

Récit merveilleux en attendant Noël « The night before Christmas » est devenu depuis un véritable rite dans beaucoup de familles anglo-saxonnes.

Et vous aussi, vous ne pourrez pas résister au plaisir de renouer avec cette vieille tradition qui veut qu’on lise ce poème à haute voix afin que tous puissent en partager la joie et l’émotion.

C’était la nuit de Noël, un peu avant minuit,
A l’heure où tout est calme, même les souris.

On avait pendu nos bas devant la cheminée,
Pour que le Père Noël les trouve dès son arrivée.

Retrouvez la suite et la version originale sur : http://www.joyeux-noel.com/poemecmoore.html

Publié par : granrubieres | décembre 12, 2009

Chant traditionnel.

Refrain :                                                            
Ils étaient trois petits enfants
Qui s’en allaient glaner aux champs
 1. Tant sont allés, tant sont venus
Que sur le soir se sont perdus
Ils sont allés chez le boucher
Boucher voudrais-tu nous loger ?
Refrain 
2. Ils n’étaient pas sitôt entrés
Que le boucher les a tués
Les a coupés en p’tits morceaux
Mis au saloir comme pourceaux.
Refrain 
3. Saint-Nicolas au bout d’sept ans
Vint à passer dedans ce champ
Alla frapper chez le boucher
Boucher, voudrais-tu me loger ?
Refrain 
4. Entrez, entrez Saint Nicolas
Il y a d’ la place, il n’en manque pas.
Il n’était pas sitôt entré
Qu’il a demandé à souper.
Refrain 
5. Du p’tit salé, je veux avoir
Qu’il y a sept ans qu’est dans l’saloir.
Quand le boucher entendit ça
Hors de la porte, il se sauva.
Refrain 
6. Boucher, boucher, ne t’enfuis pas
Repens-toi, Dieu te pardonn’ra.
Saint Nicolas alla s’asseoir
Dessus le bord de ce saloir.
Refrain 
7. Petits enfants qui dormez là
Je suis le grand Saint-Nicolas
Et le Saint étendant trois doigts
Les petits se lèvent tous les trois.
Refrain 
8.Le premier dit : « j’ai bien dormi »
Le second dit : « et moi aussi »
Et le troisième répondit :
« Je me croyais au Paradis ».
Refrain
 
 
 
 
Publié par : granrubieres | décembre 8, 2009

Légende du sapin de Noël.

Il était une fois, en Allemagne, il y a très longtemps, un bûcheron. En rentrant chez lui, par une nuit d’hiver claire mais glaciale, l’homme fut ébahi par le merveilleux spectacle des étoiles qui brillaient à travers les branches d’un sapin recouvert de neige et de glace.
Pour expliquer à sa femme la beauté de ce qu’il venait de voir, le bûcheron coupa un petit sapin, l’apporta chez lui, et le couvrit de petites bougies allumées et de rubans.
Les petites bougies ressemblaient aux étoiles qu’il avait vues briller, et les rubans, à la neige et aux glaçons qui pendaient des branches.


Des gens virent l’arbre et s’en émerveillèrent tant, surtout les enfants, que bientôt chaque maison eut son arbre de Noël.

Publié par : granrubieres | mai 26, 2010

Le reconnaissez-vous ???

Connaissez-vous cet homme qui arbore le médaillon:

“Le Val d’Ajol – Confrérie des Taste-Andouilles”

Publié par : granrubieres | décembre 15, 2009

Depuis l’Antiquité …

Les fêtes de Noël existaient déjà dans l’antiquité bien avant la naissance de Jésus. Des dizaines de fêtes païennes  célébraient, de diverses manières, le passage du solstice d’hiver, reflètant le triomphe final de la lumière sur les ténèbres.
Voici quelques exemples :

Du 17 au 20 décembre, les Romains célébraient le « règne de Saturne », dieu des semailles et de l’agriculture, en mangeant, en buvant et en offrant des cadeaux aux enfants. Cette fête était synonyme de liberté et du « monde à l’envers ».
Durant cette période, les esclaves devenaient maîtres et les maîtres devenaient esclaves, permettant aux Romains de mieux comprendre le mode de vie de leurs esclaves.
La dernière journée donnait lieu à des festins pour lesquels les maisons étaient décorées.

Au moyen âge, les saturnales laissent place à la fête des fous. Elle se déroulait le 25 décembre le jour de la nativité, ou le 6 janvier, pour le jour de l’Epiphanie. Ce seul jour renverse les valeurs de la société et de l’Eglise Catholique : les domestiques prenaient la place des maîtres, la foule mettait à l’envers les habits sacerdotaux, parodiait les messes, blasphémait… Cette fête, interdite à plusieurs reprises, disparut définitivement au 15ème siècle

Chez les Celtes, on évoquait le dieu Gargan, un bon géant portant une hotte remplie de cadeaux et décore déjà un arbre, symbole de vie au moment du solstice d’hiver ; il inspira le « Gargantua » de  Rabelais.

Chez les Vikings, un homme habillé d’une grande cape censé représenter Odin, le dieu scandinave de la guerre et souverain des divinités nordiques, visitait les maisons afin de demander si tout allait bien et d’offrir des friandises aux enfants sages.

En Norvège, au Xème siècle, le roi Hakon Ier aurait décidé que la fête du Midtvintersblot, fête du milieu de l’hiver, où le lutin Julenisse distribuait des cadeaux, aurait lieu  en même temps que le Noël chrétien.

Jusqu’au IVème siècle, la naissance du Christ était célébrée le 6 janvier à l’Epiphanie, fête des Rois. Toutefois les évangiles n’ont jamais fait état d’une date de naissance en particulier pour Jésus. C’est le Pape Libère qui fixera une fois pour toute la naissance du Christ au 25 décembre pour supprimer les fêtes païennes présentes à cette période de l’année.

Publié par : granrubieres | décembre 13, 2009

Mon beau sapin.

D’après l’Evangile, les premiers chants de Noël furent ceux des anges; très tôt le monde s’est mis à chanter pour célébrer Noël; les cantiques emplissaient les églises pour clamer la Bonne Nouvelle. 

Mon beau sapin est un chant de Noël d’origine allemande, « O Tannenbaum ».

La version la plus célèbre est basée sur une musique traditionnelle et un texte de 1824 composé en allemand par Ernst Anschütz (1780-1861), organiste, compositeur et professeur à Leipzig.

La première version connue des paroles date de 1550, Melchior Franck, (1579-1639), a composé une première version en 1615.

http://www.dailymotion.com/video/x3osr3_tino-rossi-mon-beau-sapin-version-o_music

Cette chanson a été traduite dans de nombreuses langues :

http://www.lexilogos.com/chant_tannenbaum.htm

La musique est utilisée par le mouvement international de travailleurs « The Red Flag » (le Drapeau Rouge)  sur des paroles de Jim Connell, socialiste d’origine irlandaise (1889), et, depuis 1939, elle est aussi l’hymne officiel de l’État du Maryland, aux États-Unis, sur les paroles d’un poème, en neuf strophes, de James Ryder Randall:

http://www.youtube.com/watch?v=PJcHNCZNj24

Publié par : granrubieres | décembre 17, 2009

« Stille Nacht, heilige Nacht »

« Stille Nacht, heilige Nacht » est un des plus célèbres chants de Noël.

Il est chanté pour la première fois, le 24 décembre 1818, dans l’Église Saint-Nicolas d’Oberndorf, en Autriche.

Ce chant a été écrit en 1816 par Joseph Mohr, qui était alors prêtre dans les Alpes autrichiennes, et la musique fut composée par l’organiste Franz Xaver Gruber en 1818.

Les raisons de la composition du chant ne sont pas certaines : une hypothèse est que l’orgue vieillissant de l’église n’était plus en état, J. Mohr et F. X. Gruber ont alors créé un chant destiné à être accompagné à la guitare.

De : http://www.youtube.com/watch?v=bX1m1S7HYXw

Fr : http://www.youtube.com/watch?v=Ijmr9X1gf7c

Us : http://www.youtube.com/watch?v=p09woi5xoQo

Il en existe plus d’une centaine de traductions, citons la version française, « Douce nuit, Sainte nuit » et la version anglaise, « Silent Night, Holy Night ».

http://www.lexilogos.com/chant_stille_nacht.htm

Publié par : granrubieres | décembre 24, 2009

Noël avec Tino.

Tino Rossi, né le 29 avril 1907, à Ajaccio est un chanteur et acteur qui a vendu plus de 300 millions de disques dans le monde entier.

Tino Rossi a été une idole, la première dans l’histoire de la chanson française. Les femmes deviennent hystériques dès qu’elles l’aperçoivent, crient, s’agrippent à lui et lui arrachent ses vêtements, et lui envoient toutes sortes de lettres enflammées.

« Petit Papa Noël» lui vaut d’être le premier chanteur français à recevoir un disque d’or ; cette chanson reste de nos jours la plus vendue à Noël.

http://www.dailymotion.com/video/x3onrd_tino-rossi-petit-papa-noel-version_music

Il décède, le 26 septembre 1983, à Neuilly-sur-Seine. Tino Rossi a eu des obsèques nationales, qui se sont déroulées à Paris, en l’Église de la Madeleine. Son corps a été ramené en Corse, et il est enterré dans la Chapelle familiale du cimetière marin d’Ajaccio. Des visiteurs viennent s’y recueillir, par milliers, tous les ans.

Publié par : granrubieres | décembre 16, 2009

Noël américain.

« Jingle Bells » est une des chansons de Noël les plus connues dans le monde ; elle a été écrite et composée par l’américain James Pierpont (1822 – 1893) et publiée la première fois en 1857.

http://www.youtube.com/watch?v=13SaSh_xW2M

Elle a été adaptée en français , par Francis Blanche, en 1948, sous le titre de « Vive le vent », cette adaptation est très populaire en France, reprise par de nombreux chanteurs et chorales :

http://www.dailymotion.com/video/x7kdfz_chorale-gospel-vive-le-vent-chants_music

Il existe même une version techno de Basshunter !

http://www.youtube.com/watch?v=UGquX-SQtZA

Publié par : granrubieres | décembre 20, 2009

Crèche de Noël.

Dans l’évangile selon saint Luc, Jésus est né dans une étable et a été déposé à sa naissance dans une mangeoire ou « cripia » en latin. Par extension, la crèche désigne aujourd’hui l’étable tout entière et les personnages qui y sont rassemblés.
Dès le IIIème siècle, les chrétiens ont vénéré une crèche dans une grotte de Bethléem, supposée être le véritable lieu de naissance de Jésus.
Au Moyen Age, des pièces de théâtres et tableaux vivants étaient joués dans les églises pour représenter la naissance du Christ.
Les premières crèches de figurines ont fait leur apparition au XVIe siècle. Ce sont les Jésuites qui ont introduit dans les églises les plus anciennes crèches connues.
En France, l’interdiction de représenter en public des scènes religieuses, pendant la Révolution, a favorisé le développement des crèches dans les maisons. Les petites figurines étaient alors en verre, en porcelaine, en cire, en bois sculpté …
A partir du XIXème siècle, la crèche provençale, avec ses célèbres santons, devient très populaire. Elle finit par représenter tous les métiers de l’époque en costume local des années 1820 à 1850. Ces petits santons rappellent la simplicité originelle de la grotte de Bethléem.
De nos jours, la tradition des crèches s’est répandue sur tous les continents.

Publié par : granrubieres | décembre 27, 2009

Crèches de Cracovie.

Cracovie, capitale de la région de Malopolska, en Pologne, est une ville peu commune en dehors de son passé et de ses monuments.

Chaque année, depuis 1937, la grande place accueille un célèbre concours crèches de Noël, miniatures ou gigantesques, fabriquées avec des matériaux de récupération.

Elles sont de véritables chefs-d’œuvre.

http://www.beskid.com/creche.html

http://www.orpheephotographe.com/canton_vaud/crehees_cracovie/1_creche_cracovie.htm

Publié par : granrubieres | décembre 19, 2009

Dictons de Noël n°1.

Ces dictons sont souvent liés à Pâques :
Noël au balcon,
Pâques au tison.

A Noël les moucherons
A Pâques les glaçons.

Neige en novembre,
Noël en décembre.

Blanc Noël, certes Pâques.
Vert Noël, blanches Pâques.

Noël grelottant,
Pâques éclatant.

A Noël froid dur,
Annonce les épis les plus sûrs.

Givre à Noël,
cent écus dans votre escarcelle.

Noël neigeux,
Eté merveilleux.

Nos anciens avaient raison, vivement le froid, nous sommes en hiver! … et ils nous faut de la neige …

Publié par : granrubieres | décembre 23, 2009

Dictons de Noël n°2.

Et selon, le jour de la semaine où tombe Noël :

Noël vint un lundi,
Et tout se perdit.
Quand Noël tombe un mardi,
Pain et vin de toutes parts.
Noël le jeudi, c’est la famine
Mais s’il tombe un vendredi,
Le blé roule sous la cendre.
Si le jour de Noël se trouve être un dimanche,
Les ennuis de l’hiver viendront en avalanche
Publié par : granrubieres | décembre 26, 2009

Conte:la nuit de Noël, d’après la Bible.

Après la naissance de Jésus, Dieu envoya un messager aux bergers qui gardaient leurs moutons près de l’étable. Il leur dit:

Soyez heureux! Ce soir, un enfant est né, et à travers lui, Dieu se révèlera au monde entier.”
Soudain, les cieux furent emplis d’anges qui chantaient en l’honneur du fils de Dieu. Puis, Dieu envoya un message à trois rois : ils virent dans le ciel briller une magnifique étoile. Cette étoile se déplaçait dans le ciel, ils décidèrent alors de la suivre, se rappelant qu’une écriture mentionnait qu’un évènement exceptionnel se produirait cette nuit-là.
L’étoile s’arrêta au dessus de l’étable de Jésus. Les rois offrirent à l’enfant de l’or, de la myrrhe et de l’encens. Ils retournèrent dans leur royaume et annoncèrent la bonne nouvelle :

« Le fils de Dieu, le Sauveur était né! »

Publié par : granrubieres | mai 10, 2010

Badger’s story ou histoire de blaireau.

Le « Wisconsin Badgers » est un club omnisports universitaire de l’Université du Wisconsin dont l’équipe la plus célèbre est celle de football américain qui évolue au Camp Randall Stadium, enceinte de 80 000 places, inaugurée en 1917.

Badger, en anglais, signifie Blaireau, mais le nom de l’équipe ne viendrait pas directement de l’animal mais de l’ancienne appellation du Wisconsin, « The Badger State » (l’Etat des Blaireaux).

Ce nom n’était pas lié à la présence en grand nombre de l’animal dans la région, mais en raison de l’arrivée des prospecteurs miniers au début du XIXème siècle. En effet, ne possédant pas d’autres abris, ils se terraient dans des genres de terriers pour passer l’hiver sans encombre… un peu comme le blaireau.

C’est donc pour cette raison que le blaireau est la mascotte du Wisconsin, des Badgers et qu’on le retrouve sur le drapeau de cet Etat, le 30ème en 1848 des Etats-Unis, dont Madison est la capitale et Milwaukee la plus grande ville.

Publié par : granrubieres | mai 28, 2010

African Pygmy Hedgehog.

Le hérisson pygmée d’Afrique devient un nouvel animal de compagnie à la mode !

Comme son nom l’indique, il est petit, mignon, … et provient d’élevages.

A l’état sauvage, on le trouve en Afrique de l’Ouest, du sud de la Somalie et jusqu’en Tanzanie. Il vit  dans des habitats variés, savanes, prairies et les jardins où il trouve vers, insectes, limaces, escargots, crustacés, grenouilles, lézards, serpents, œufs, petits mammifères, champignons, fruits et graines. Il n’est pas menacé d’extinction et n’a aucun statut particulier.

Comme en Europe, les plus grandes menaces pour leur survie sont les techniques d’agriculture intensives, l’expansion des villes et l’écrasement par les voitures lorsqu’ils traversent les routes. photo Ghislaine Boulet

Ne serait-il pas mieux dans son habitat naturel que chez vous comme animal de compagnie … ?

Publié par : granrubieres | décembre 21, 2009

Le solstice d’hiver.

Cette année le solstice d’hiver, dans l’hémisphère nord, tombe le 21 décembre, à 18h 46m 48s en heure légale française. Cette date marque le début de la saison. C’est la date où, sous nos latitudes, le Soleil se lève le plus au sud-est et se couche le plus au sud-ouest. C’est également la date où la durée de la nuit est maximale et, donc, celle du jour est minimale, mais à partir du solstice d’hiver les jours recommencent à croître.

Le solstice d’hiver est à l’origine d’une fête païenne, celle de Yule. Mais cette fête est associée à la naissance d’un bon nombre de dieux païens et de héros, pas forcément celtes : Oedipe, Thésée, Hercule, Persée, Jason, Dionysos, Apollon, Mithra, Horus et même le roi Arthur .Les Chrétiens ont pris beaucoup de temps pour s’accaparer cette fête, Noël, date choisie pour la naissance de Jésus.

La fête du Solstice d’hiver, connue en chinois sous le nom de Dong Zhi, est la seconde fête du calendrier chinois par son importance. C’est traditionnellement le moment où les fermiers et les pêcheurs mettent des provisions de côté pour préparer la saison froide à venir. Cette fête est liée à la croyance chinoise dans le yin et le yang, qui représentent l’équilibre et l’harmonie dans la vie. Les qualités yin de l’obscurité et du froid sont au maximum de leur puissance à ce moment-là, qui représente aussi un tournant vers la lumière et la chaleur du yang. C’est pour cette raison que la fête Dong Zhi est une période d’optimisme.

Publié par : granrubieres | décembre 22, 2009

Fêtée le 22 décembre.

Françoise-Xavière Cabrini rêve d’être missionnaire chez les chinois, mais le Pape Léon XIII l’envoie aux Etats-Unis où vivent, dans une situation misérable, de nombreux émigrants italiens. Elle y fonde des écoles, des dispensaires, des hôpitaux et une cinquantaine de communautés. Elle meurt à Chicago en 1917 à l’âge de 67 ans.
Fondatrice de l’ordre des Sœurs missionnaires du Sacré-Cœur, Sainte Françoise Xavière, canonisée en 1946, par Pie XII, est ainsi devenue la patronne des émigrants.

Bonne Fête à notre amie de la part de toute l’équipe!

Publié par : plombieresinitiative | décembre 16, 2009

Pourquoi tant de dragons en Chine?

Les dragons chinois

Pourquoi les dragons sont-ils associés à la Chine?

(invitée d’honneur à Plombières les Bains hiver 2009 et

des expositions inoubliables en 2010)

Le dragon oriental s’oppose au dragon occidental dans le sens qu’il n’est pas automatiquement mauvais. Il représente les forces de la nature et dès lors doit être considéré avec précaution car, comme la nature, il peut être dangereux. Différentes formes, aux noms différents, existent en Asie, néanmoins de morphologie assez semblable. Le dragon chinois est le plus représentatif de tous, créature de la civilisation chinoise qui régna sur une grande partie de l’Asie. À travers les cultures orientales se retrouve la symbolique du dragon en tant que représentant de l’empereur ou du représentant du pouvoir.

Les dragons font partie des mythes fondateurs de la civilisation chinoise, étant souvent à l’origine des dynasties. Le cycle des exploits de Yu montre par exemple comment cet empereur mythique organise son empire avec l’aide décisive d’un dragon ailé.

Cette créature fut l’un des symboles utilisé par les empereurs de presque toutes les dynasties chinoises. Cette tradition fut suivie lorsque le dragon se répandit dans les contrées limitrophes. Tous les empereurs de Chine ont régné sous le signe du dragon, et ils étaient même considérés comme « Fils du Dragon » ayant reçu le « mandat du ciel ».

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dragon_oriental

Les horoscopes chinois parlent du dragon en ces termes :     

« Puissance et agressivité sont les traits dominants des Dragons. Les Dragons sont tenaces, savent exactement ce qu’ils veulent et feront tout pour l’obtenir.

Dotés d’un charisme et d’une séduction naturelle, ils peuvent ainsi rester le centre d’attention dans toutes les circonstances.

Les Dragons passent pour être très chanceux dans leurs relations. Amis ou parents sont toujours prêts à écouter ce que le Dragon a à dire, et, lorsqu’il lui arrive de prodiguer des conseils, c’est toujours devant une assemblée attentive.

Emotionnellement, le Dragon ne digère pas l’échec. Au moindre revers il peut exploser de rage et hurler de colère. Il ruminera amèrement sa défaite, la mine déconfite, les larmes de colère aux coins des yeux, mais ne la reconnaîtra jamais.

Le Dragon n’est intéressé que par le pouvoir, d’autant qu’il est persuadé qu’il lui revient de droit. Il court toujours après le rôle de leader, qui, c’est un fait, lui sied à ravir. Il a l’âme d’un chef et sait d’instinct ce qui doit être fait par-dessus tout.

Il serait dans l’intérêt du Dragon d’apprendre la flexibilité, l’écoute et la tolérance. Vouloir toujours se montrer en puissant peut certes faire impression sur les autres, mais cela risque aussi d’empêcher le Dragon de vivre pleinement sa vie. »

http://www.chine-nouvelle.com/astrologie/signes/dragon.html

Publié par : granrubieres | décembre 18, 2009

“Happy Xmas” de John Lennon.

A la fin des années 60, John et Yoko font une énorme campagne à travers plusieurs pays du monde pour  la paix au Vietnam : « WAR IS OVER … if you want it »

 « Happy Xmas » reprendra l’idée de cette campagne, en décembre 1971, mais l’ironie de l’histoire est qu’elle est surtout devenue un standard de Noël !!!

http://www.youtube.com/watch?v=s8jw-ifqwkM

Relisez les paroles :

http://musique.ados.fr/John-Lennon/Happy-Xmas-t4708.html

John Lennon a été assassiné en décembre, à New-York, il y a 29 ans.

Publié par : granrubieres | décembre 28, 2009

à écouter … voire … à voir.

« Knockin’ on Heaven’s Door » est une chanson de Bob Dylan, parue en 1973, bande originale du film « Pat Garrett & Billy the Kid », dans lequel il interprète un personnage énigmatique, « Alias ».

Il existe plus de 100 versions de cette chanson ; voici celle de Guns N’ Roses :

http://www.dailymotion.com/video/xvxig_guns-n-roses-knocking-on-heavens-do_music

Publié par : granrubieres | janvier 3, 2010

On ne peut pas toujours avoir ce qu’on veut.

Ceux –nombreux- qui regardent « Dr House » ont déjà entendu :

http://www.youtube.com/watch?v=tGfJ0_KMiro (album)

« You Can’t Always Get What You Want » est une chanson des Stones, sortie sur leur album, de 1969, Let It Bleed.

Ecrite par Mick Jagger et Keith Richards, ce morceau a été désigné, à la place 100, dans le classement des plus grandes chansons de tous les temps, par le magazine  Rolling Stone, dans sa liste de 2004, des «500 Greatest Songs of All Time ».

http://www.youtube.com/watch?v=_0jyKabLHVc (live)

ou/et

http://www.dailymotion.com/video/x20joe_the-rolling-stonesyou-cant-alway-ge_music

Publié par : granrubieres | janvier 2, 2010

“Street Life”

   à notre ami Frédéric, taupiste (archiviste), écrivain et comédien:

http://www.youtube.com/watch?v=Hq-q85_nPa8

http://www.youtube.com/watch?v=_R25JX-IUx0

sans oublier Christiane …

qui vous recommande le dernier bouquin de Frédéric GAUDINET, “Thionville, le retour à la France 1918-1925“, 170 pages, format A4, prix 14 euros, avec de nombreuses illustrations de l’époque; un véritable travail d’historien -qu’il est !- sur la fin de l’annexion de l’Alsace-Moselle.

Publié par : ds672 | avril 20, 2010

CP des “Petits Chardons”.

Carte postale: (1)

Quelques gros plans:

(1) propriété privée

Publié par : plombieresinitiative | mai 11, 2010

Centre Pompidou à Metz

Aujourd’hui, mardi 11 mai 2010, inauguration du Centre Pompidou à Metz: un atout indéniable pour cette belle ville qui combine beauté de ses sites, rénovations réussies de ses immeubles, des écrins de verdure à découvrir au fil des promenades le long de la Moselle et plaisir d’y vivre.

Voir dans “blogroll, le site du Centre Pompidou à Metz.

Publié par : plombieresinitiative | mai 11, 2010

Plombières Lorraine Initiative

Pourquoi ce nouveau nom?

Pour placer Plombières les Bains dans un contexte régional riche en découvertes qui méritent qu’on s’y attarde.

Plombières les Bains fait partie de la Lorraine, notre Lorraine riche en histoire faite de combats, de bravoure, de grandes tristesses et d’espoirs, de villes sinistrées et de villes qui se sont arrachées à leur passé de misère, de villages dynamiques et ambitieux, de bourgs accueillants, de grandes villes, d’entreprises qui se battent tous les jours pour faire face au monde d’aujourd’hui, d’artistes qui ne demandent qu’à se faire connaître, souvent par le biais d’associations, et d’habitants au grand cœur souvent considérés comme froids et distants.

Alors, nous allons dépasser les “frontières” de Plombières les Bains et s’engager dans des parcours personnalisés, au gré de nos vagabondages de découvertes.

Publié par : plombieresinitiative | juillet 26, 2010

Thionville…une ville qui vaut le détour?

Près des frontières allemandes et Luxembourgeoises, c’est une ville qui présente de nombreux atouts et inspire de nombreux sentiments contradictoires.

La Moselle nonchalante qui la traverse, le marché du samedi matin qui rassemble les meilleurs vendeurs de produits fermiers de la région,  de jolies boutiques très bourgeoises où, parfois, il fait bon porter des vêtements “corrects” et montrer patte blanche pour y être bien accueilli, de nombreux restaurants et cafés aux grandes terrasses qui invitent au repos et à un verre bien mérité après de longues promenades.

Bref, une ville chargée d’histoire qui inspire réassurance quant à un certain statut social si on fait partie de ses nombreux notables (on ne compte pas moins de quatre clubs du Rotary…) et qui possède un centre d’archives qui rassemble documents, articles et  photos sur Thionville, sa région et voire au delà, (avec un accueil chaleureux imbattable) mais un théâtre en travaux depuis…combien de temps déjà??et qui sera terminé dans….???

Merci à Daniel Staudt, un artiste Thionvillois,  pour la permission de publier certains de ses tableaux sur ce site.

Publié par : plombieresinitiative | juin 9, 2010

La petite ville de Hayange

Ancien berceau de la sidérurgie, une petite ville dont les habitants et nombreux commerçants se battent contre des courants économiques défavorables au développement.

D’anciens travailleurs au chômage ou retraités  font la queue aux PMUs locaux pour tenter leur chance, les femmes accompagnées de leurs maris et enfants vont au marché du jeudi afin de pouvoir boucler leurs budgets de fins de mois, des boutiques bourgeoises côtoient les magasins  dans lesquels on fait des affaires à moins d’un euro, oui, c’est une ville au passé riche d’espoirs et de désespoirs.

Combien de hauts fourneaux restent-ils?

Quel est le niveau de pollution industrielle dans cette ville où il faut parfois s’arrêter devant une barrière qui se ferme brutalement pour laisser passer un train de marchandises avant de pouvoir passer du centre ville au centre des impôts?

Une ville dominée par “sa”Vierge, qu’on peut traverser pour aller chercher de l’essence, des cigarettes et de l’alcool moins chers au Luxembourg, par les petites routes connues uniquement des habitants locaux, de vrais chemins utilisés au temps où les douaniers étaient redoutés!

Hayange est une ville désagréable au regard, qui sent souvent mauvais mais qui a un immense cœur et des ressources humaines incommensurables.

Des personnes âgées qui  ont travaillé durement dans ses usines après la dernière guerre mondiale, des femmes qui ont marché des kilomètres pour y acheter un morceau de viande quand les bouchers étaient rares, des jeunes qui ont fondé des familles attachées à un patrimoine lorrain unique, attachés aux odeurs de soufre émanant des hauts fourneaux, travaillant dans les mines avoisinantes ou dans des usines dans lesquelles il fallait s’y rendre à pied, à vélo, mobylette ou scooter, des travailleurs qui plantaient quelques légumes dans  leurs jardins et qui ignoraient les poussières d’acier qui les recouvraient de temps à autre, des femmes et des hommes  et des enfants qui n’ont jamais compris pourquoi on ne les considérait que  comme des travailleurs ignares.

Ils travaillaient pour la survie de leur famille et en étaient fiers.

La grande majorité des commerçants Hayangeois ont signé une charte de qualité qui leur permet de valoriser leur adhésion à une éthique basée sur la qualité de l’accueil au client, du service rendu et de son suivi. Nous ne pouvons que les féliciter pour cette initiative.

Publié par : granrubieres | juin 22, 2010

Une commune du bout du monde.

Marspich est une ancienne commune du département de la Moselle, indépendante jusqu’en 1971, date à laquelle elle est rattachée à Hayange, le dernier maire fut Maurice Cometto.

Cette commune est mentionnée sous le nom de Marxbach en 821, puis Marspich au XVIIIe siècle, Maaspich en patois, prononciation toujours existante de nos jours, « Machpy » (bach-bich de « ruisseau » et merich-mersch de « marécage »).

En 1817, Marspich, village de l’ancienne province des Trois-Évêchés avait pour annexes les fermes de Leyrange et Konacker (aujourd’hui rattachés aussi à Hayange) ; à cette époque, il y a 285 habitants répartis dans 45 maisons. En 1960, on compte 2 924 habitants, développement dû à la sidérurgie qui a entrainé la construction de cités ouvrières.

Les habitants de Marspich subissent le gaz de sulfure d’hydrogène, sentant l’œuf pourri : les hauts-fourneaux des anciennes usines de Wendel ne sont pas loin.

Une enfant de Marspich a créé « English Language Consultancy » ; elle s’est beaucoup impliquée dans la vie de Plombières.

Publié par : plombieresinitiative | juin 25, 2010

Merci aux pompiers de Thionville

De passage à Géric (grand centre commercial à Thionville), j’aperçois un berger allemand dans une voiture fermée et garée en plein soleil, sous une température extérieure de 35 °C. L’animal est en grande détresse apparente et comme les fenêtres sont fermées, personne ne peut lui donner à boire.

Après de nombreux appels au propriétaire de la voiture de la part de l’accueil du centre commercial – appels sans aucun effet – un des badauds (qui avait son chien à ses côtés) appelle la SPA qui  répond que ce n’est pas de son ressort;  il appelle donc les pompiers qui accourent dans les dix minutes suivantes.

La porte de la voiture est ouverte et le chien est emmené chez un vétérinaire. Le berger allemand est mal en point, essouflé, assoiffé mais sauvé.

Reste au propriétaire d’attendre qu’on le contacte d’après le numéro sur la plaque d’immatriculation de sa voiture!

Il faut encore une fois, remercier la rapidité d’intervention des pompiers de Thionville qui ont beaucoup à faire par cette chaleur et rappeler à tous les propriétaires d’animaux (et au fait, d’enfants…) qu’il ne faut pas les laisser dans une voiture en plein soleil, fenêtres fermées!

COMBIEN DE FOIS FAUT-IL LE DIRE?

NE PRENEZ PAS D’ANIMAUX SI VOUS NE POUVEZ PAS VOUS EN OCCUPER ET SI VOUS EN VOYEZ UN DANS UNE VOITURE SURCHAUFFEE N’ATTENDEZ PAS QU’UNE AUTRE PERSONNE QUE VOUS ESSAIE DE GERER LA SITUATION.

SOYONS TOUS VIGILEANTS

Publié par : granrubieres | juin 28, 2010

Un enfant d’Aumetz qui a bien mérité …

Aumetz est une commune mosellane du Pays-Haut, la région des mines de fer ; celle de Bassompierre est un musée qui témoigne de ce passé. Aujourd’hui Aumetz survit grâce à la proximité du Luxembourg.

Nicolas Hubert André, né le 25 mai 1759 à Aumetz, d’Hubert et Marie Josèphe Chabot, a eu une vie hors du commun.

Grenadier au Régiment Royal dès le 8 mars 1778, puis carabinier au 1er Régiment en 1783, il passe par tous les grades : brigadier en 1794, maréchal des logis en 1800, sous-lieutenant en 1808. Il est incorporé au 13ème Régiment de Cuirassiers le 21 mai 1808. Le 29 décembre 1809 – date importante pour lui – il est lieutenant.

Il participe à 16 campagnes de la République et de l’Empire, la Prusse, la Pologne, l’Allemagne, …, l’Espagne de 1793 à 1811. Il totalise 33 ans 7 mois 20 jours de services.

Il est blessé à l’auriculaire de la main gauche par un éclat d’obus à l’affaire de Kaiserslautern et de deux coups de sabre – l’un à la partie externe du bras droit, l’autre au poignet – à celle d’Arlon.

Le 28 octobre 1811, les chirurgiens le trouvent atteint d’un rhumatisme invétéré qui l’empêche de monter à cheval et constatent les conséquences de ses blessures. Il est alors réformé.

Cette vie au service de la France a été récompensée le 29 décembre 1809 : Nicolas André dit le « Bien-Aimé » est nommé chevalier de l’Ordre royal de la Légion d’honneur.

Il prendra un repos bien mérité à Haraucourt, Meurthe, où il décède le 19 septembre 1822.

sources: base Léonore.

Publié par : granrubieres | juillet 2, 2010

Un daboisien nommé Albrecht.

Dabo est une petite commune des Vosges mosellanes. Son célèbre rocher est un site incontournable au centre du massif vosgien : à plus de 600 mètres d’altitude, il offre un panorama exceptionnel sur le plateau lorrain et la ligne bleue des Vosges aux sommets couverts d’immenses forêts. 

Nicolas Paul Albrecht est né, à Dabo, le 17 juin 1871, de Nicolas, agent des forêts et de Clémentine Dillenschneider.

Il ne suit pas la voie paternelle et s’engage le 1 octobre 1889 au 74ème régiment d’Infanterie. De 2ème classe, il va connaitre tous les grades de sous-officiers jusqu’à sergent-major en 1791.

Le 7 avril 1897, il est élève officier à l’Ecole Militaire d’Infanterie. Il en sort sous-lieutenant en 1900, incorporé au 6ème Régiment d’Infanterie Coloniale, lieutenant en1903 et capitaine en 1908.

Il fait toutes les campagnes de son régiment, Cochinchine, Cambodge, Siam, Tonkin Annam de 1901 à 1913.

Le capitaine Nicolas Paul Albrecht est nommé chevalier de la Légion d’honneur par décret du 31 décembre 1912.

De retour en France avec son régiment, il participe à la Grande Guerre : il est « Mort pour la France » le 13 août 1915, à l’âge de 44 ans, tué à l’ennemi au Bois de la Gruerie, au cours des terribles combats d’Argonne.

Publié par : granrubieres | juillet 17, 2010

Une rue à Rosselange.

Rosselange est un petit village mosellan, de 3 024 habitants au recensement de 2006, situé dans la vallée de l’Orne, canton de Moyeuvre-Grande, une région sinistrée depuis le démantèlement de la sidérurgie.

Marcel Louis Hennequin est le fils de Pierre Hippolyte, ouvrier aux forges, et de Anne Marie Clémence Collin. Il est engagé volontaire le 29 octobre 1888 , il entre à Saint-Cyr, promotion Grand Triomphe, d’où il sort, 44e sur 435 élèves en octobre 1889, sous-lieutenant incorporé au 19ème bataillon de chasseurs à pied, puis lieutenant en 1892.

En 1898, il est admis à l’Ecole Supérieure de Guerre où il obtient un diplôme d’état-major qui le conduira à celui d’Alger avec le grade de capitaine le 21 août 1900.

Il prend ensuite un commandement au 13e bataillon de chasseurs à pied en 1904 puis il sert jusqu’en 1912, l’état major de l’armée, section historique.

Promu chef de bataillon le 25 décembre 1911, il contribue à mettre sur pied le 31e bataillon de chasseurs dont il prend le commandement en 1913 ; au déclanchement de la guerre, il seretrouve dans les Vosges. Lieutenant-colonel en janvier 1915, il prend le commandement du 334e régiment d’infanterie.

« … Ils ont un chef, le colonel Hennequin, dont l’énergie domine et guide toutes les autres compagnies, sa conviction profonde de l’urgence et de l’effort et sa confiance dans le succès illuminent la foi du 31e bataillon  …»

Le colonel Hennequin est « mort pour la France » le 12 janvier 1916 à Moosch (Haut-Rhin), après avoir été blessé très grièvement le 10 janvier à Hartmannswillerkopf, lieu rebaptisé par les poilus le « Viel Armand ».

Le capitaine d’infanterie Hennequin, breveté hors cadre à l’état-major de l’armée, a été nommé chevalier de la Légion d’honneur par décret du 12 juillet 1910.

Le chef de bataillon Hennequin, commandant le 31e bataillon de chasseurs a été promu officier de la Légion d’honneur par arrêté 3 janvier 1915.

visitez le site consacré à l’armée française: http://www.military-photos.com/

Publié par : plombieresinitiative | juillet 6, 2010

Pédale douce.

Allez continuez, écrasez-les :

Bonne nuit sans cauchemar, les mecs …

bof, c’est mieux les nanas … à voir.

Publié par : ds672 | juillet 26, 2010

Un gars de Budling.

Charles Guerder est né le 1er mars 1892 à Budling, village mosellan, de Jean, cultivateur – palefrenier, et de Catherine Hesse.

Appartenant à la classe 1912, le tourneur-mécanicien Guerder entre au service actif le 1er octobre 1913 au 25ème régiment d’Infanterie à Cherbourg. Au début de la guerre, il est affecté à l’escadrille MS3 plus connue sous le nom de l’escadrille des Cigognes où il sera le mécanicien-mitrailleur d’un jeune et frêle pilote nommé Guynemer.

Leur avion, le « vieux Charles » est un monoplan Parasol, type L, des frères Morane.

Le 19 juillet 1915, le caporal Guynemer s’envole, à 8h15, avec le soldat Guerder à la recherche d’un avion allemand signalé sur Coeuvres. Ils le rejoignent sur Pierre-Fonds et, Guerder tire vainement cinquante coups de mitrailleuse mais l’arme s’enraie et l’ennemi, plus rapide s’échappe.


Guynemer et Guerder revenant vers les lignes françaises aperçoivent à ce moment à 3 200 mètres un Aviatik se dirigeant vers Soissons; ils le suivent jusque sur la ville. Guynemer pique et se place à cinquante mètres en arrière de lui, au-dessous et à gauche sans être vu. C’est la position la plus meurtrière. Guerder, qui a réparé sa pièce à coups de marteau, ouvre le feu. Aux premiers coups, un éclat de l’Aviatik saute. L’observateur ennemi riposte à la carabine. Une balle érafle la main droite et traverse le casque de Guerder à quelques millimètres de la tête; une autre touche l’aile. A la dernière salve de mitrailleuse, à 2 800 mètres, le pilote allemand s’effondre dans le fuselage; l’observateur lève les bras; l’Aviatik tombe à pic, s’enflamme et s’abat en tournoyant à la cote 151.

Guynemer, canonné par l’ennemi, atterrit à Carrière-Evêque, au sud-est de Soissons. On  roule l’appareil pour le mettre à l’abri, l’hélice heurte un tas de foin et se brise. La réparation se fait sur place.

C’est la première victoire certaine de Guynemer, grâce à son mitrailleur Guerder. Le combat s’est livré en dix minutes, de 10 h15 à 10 h25, entre 20 et 50 mètres de distance. Nul ne peut prévoir alors, quelle série glorieuse elle ouvre pour celui dont la vie sera être une brève et fulgurante épopée.

Charles Guerder est renvoyé dans ses foyers le 26 juin 1918, titulaire de la médaille Militaire, de la Croix de Guerre et d’une citation à l’ordre de l’Armée.

Il ouvre un atelier de mécanique à Paris puis à Aubervilliers où il décède le 24 mars 1963, au 171 de la rue Danielle Casanova, après une vie bien remplie.

Son atelier avait en façade le panneau : « Charles Guerder, mécanicien de Guynemer »

En 1918, il est dans l’avion qui survole Thionville lors des festivités de la libération et du retour à la France de cette ville.

visitez le site: http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/presentation.htm

Publié par : plombieresinitiative | juillet 30, 2010

Poème:La vieille femme

Un poème dédié aux personnes âgées souffrant de la terrible maladie d’Alzheimer, pour ne pas oublier qu’elles ont besoin de beaucoup de tendresse et de patience.

La vieille femme

Elle n’a plus de dents et suce sa nourriture,

Ses mains sont dures et tordues

Elle n’a plus de cœur et oublie tout.

Où est-elle ?

Les décors dans sa cervelle fragile sont

Incertains et éphémères,

de vagues couleurs fades parsemées d’éclairs de jouissance,

plus rien à dire,

à personne.

Elle se tait, prostrée dans la chaise qu’on lui prête,

elle sourit parfois, pleure le soir quand elle est seule,

prie à un dieu qu’on lui a appris à aimer,

regarde le soleil se lever et se coucher,

attend, inlassablement.

Attend quoi ?

Elle n’attend rien de particulier en fait,

Elle attend ses repas,

Attend la prochaine méchanceté ou gentillesse à son égard,

Attend la nuit pour ne pas rêver mais pour sombrer

Dans les miettes de son esprit qui la trahit et l’abandonne petit à petit,

Elle attend la démence qui lui fera oublier qu’elle est toujours  là.

Elle se fait de plus en plus petite et ose espérer qu’on ne va plus la remarquer.

Christiane

http://www.francealzheimer.org/

Publié par : granrubieres | août 9, 2010

« La Sixtine de la Seille »

L’église gothique Saint-Matin de Sillegny, à 15km au sud-est de Metz, date du XIVe siècle. Elle est très massive et ne vaudrait pas le déplacement, si …

Au XVe siècle, le curé de Sillegny reçoit une étrange visite : ce sont des hommes envoyés par les Sœurs du cloître de Sainte Marie aux Nonnains de Metz. Ils sont chargés de peindre l’église avec des scènes tirées de la Bible comme c’est la coutume à l’époque.

Ces fresques connaissent différentes péripéties mais elles sont toujours là, heureusement pour notre plus grand plaisir, restaurées depuis 1963.

Bonne visite ! Cela vous changera des églises délabrées et sans toit …

http://www.impens.com/cgi-bin/page.cgi?P1=103&P2=&L=FR&X=1,13

Publié par : plombieresinitiative | août 18, 2010

Auberge du Mayakafer

Une auberge incontournable, à 300 mètres du plan incliné dans la direction du Dabo, en Moselle.

03 87 25 43 45 237 route de Dabo
Sparsbrod
57820 Garrebourg
Tel. 03 87 25 43 45
Fax : 03 87 25 30 46

email: isabelle.horber@wanadoo.fr

Pourquoi incontournable????

Parce que l’accueil y est chaleureux, on peut y déguster des charcuteries, terrines, pâtés en croute, foies gras, tartes aux myrtilles et bien d’autres, tous faits maison par une cuisinière infatigable aux recettes ancestrales agrémentées par un doigté culinaire instinctif.

Le lieu est magique et permet de s’y ressourcer à une centaine de kilomètres de Nancy ou de Metz.

http://www.auberge-du-mayakafer.com/default.htm

Publié par : granrubieres | septembre 6, 2010

Boudin … un légionnaire de Bouligny.

Bouligny est une commune meusienne qui a connu son apogée avec ses mines de fer ; suite a la crise de la sidérurgie, sa population a fortement baissé mais ce village est resté dynamique grâce à son maire–conseiller général Daniel Mayer puis à ses successeurs.

Marc Boudin est né le 28 décembre 1770 à Bouligny de Jacques, propriétaire, et de Marguerite Poncin. Le jeune meusien est engagé volontaire le 10 octobre 1794 dans les armées de la République au 6ème bataillon de l’Yonne. Il va faire carrière dans les régiments d’infanterie de ligne, caporal-fourrier le 6 avril 1793, sergent le 13 mars 1794, sergent-major le 9 septembre 1794, sous-lieutenant le 8 septembre 1799, lieutenant le 16 janvier 1804, adjudant-major le 15 avril 1804 avec rang de capitaine le 17 octobre 1805.

Il fait les campagnes de la République et de l’Empire, d’abord dans les armées des Ardennes et du Nord, celles de Sambre et Meuse, puis dans l’armée Gallo-Batave , il participe à l’expédition d’Angleterre, puis il est au camp et armée navale de Brest pour terminer dans la Grande Armée.

Il se distingue en Nord-Hollande,sous les ordres du général Brune, futur maréchal d’Empire,  en l’an 7 en faisant prisonnier des soldats et des officiers russes, puis le 6 octobre 1799, il tue trois charretiers d’artillerie, enlève une pièce de canon et un caisson de munitions puis capture un colonel russe. Le 8 février 1807, il est blessé par coup de feu à la bataille d’Eylau.

Le sieur Marc Boudin, capitaine-adjudant-major au 24ème régiment d’infanterie de ligne, est nommé chevalier de l’Ordre royal la Légion d’honneur le 14 avril 1807.

Atteint d’une hernie très douloureuse depuis 1806, il prend sa retraite  le 1er janvier 1808 et il se retire à Mayence, alors chef-lieu du département de l’Empire français du Mont-Tonnerre, où le 24 juin 1809, sa Majesté Impériale et Royale lui accorde son adjonction pour être admis au Collège Electoral de cette ville.

Il décède le 23 mars 1841 à son domicile, la maison B, n°193 près de la Boucherie des veaux laissant quatre enfants, Pierre Joseph, instituteur à Mayence, Eve épouse de Louis Charles Klein, professeur au collège Grand Ducal de cette ville, Jean Christian Marc, médecin-chef de l’hôpital militaire de Marseille et Barbe Françoise Cornélie, gouvernante d’un institut à Spire.

Publié par : granrubieres | septembre 9, 2010

Un légionnaire géromois.

Gérardmer est un chef-lieu de canton du département des Vosges : ski, lac,  festival du film fantastique, …, font la réputation de la « perle des Vosges ».

Joseph Didier est né le 3 octobre 1766, dans cette commune, de Claude, marcaire, et d’Anne Morel. Laissant vaches et fromages derrière lui pour la République, il est engagé volontaire dans le 6ème bataillon, « Rambervillers », du régiment des Vosges le 2 août 1792. Il va poursuivre sa carrière dans l’infanterie de ligne, caporal le 14 novembre 1793, sergent le 6 avril 1794, sergent-major le 24 mars 1802, sous-lieutenant le 13 avril 1807 et il est nommé lieutenant sur le champ de bataille, le 23 novembre 1808, par le général Duhesme, à Tuleda, Navarre-Espagne, dans l’armée commandée par le maréchal Lannes.

Il fait les campagnes de la Révolution à partir de 1792 à l’an 9 dans l’armée du Rhin et Moselle, puis il est en l’an 10, au corps d’observation de la Gironde en Espagne, puis les campagnes de l’armée du Nord en Hollande en 1806, la Grande Armée en Italie en 1807 et enfin l’Espagne jusqu’en 1810.

Le 11 janvier 1810, il prend un drapeau à l’ennemi sur les hauteurs de Masnou, en Catalogne, à la tête d’un détachement de 20 grenadiers.

Joseph Didier, lieutenant au 37ème régiment d’infanterie de ligne, est nommé chevalier de l’Ordre royal de la Légion d’honneur le 24 avril 1810 par l’Empereur et Roi en Grand Conseil.

« Suite aux blessures et infirmités qui proviennent des évènements et fatigues de la Guerre », il prend sa retraite le 31 décembre 1810. Il se retire à Gérardmer où il devient propriétaire et Joseph épouse Marie, une géromoise en 1813. Il est nommé conseiller municipal le 15 avril 1812 puis 1er adjoint au maire à partir du 9 novembre 1813. Il décède le 13 août 1845 dans sa ville natale.

Publié par : granrubieres | septembre 12, 2010

Un village sans voitures.

Giethoorn est une petite commune des Pays-Bas. C’est un village lacustre  surnommé la « Venise du Nord ». Il se dresse au cœur d’un parc naturel, vaste région de tourbières marécageuses nommé « de Wieden ».

Giethoorn est parcouru de longs canaux creusés lors des derniers siècles pour l’extraction de la tourbe, activité à l’origine de la création de nombreux lacs à l’est et au sud du village. Sa situation géographique le rend inaccessible en voiture : c’est une ville piétonne.

On peut visiter Giethoorn à pied, à bicyclette ou en bateau ; les habitations sont reliées entre-elles par de petits ponts et sont réputées pour leurs toits bombés en chaume ou « toits en dos de chameau ».

Visitez ce village magnifique : VILLAGE_SANS_RUES (enregistrez puis visionnez)

Publié par : granrubieres | septembre 16, 2010

Un Genin de Charmes.

Jean Genin a vu le jour le 10 juillet 1775 à Charmes, Vosges, de François et de Françoise Sauffroy. Il est engagé volontaire dans le 7ème bataillon des Vosges le 1er avril 1792. Il passe par tous les grades de sous-officiers puis d’officiers jusqu’à celui de capitaine d’infanterie légère le 11 septembre 1811.

Il fait toutes les campagnes de la Révolution puis de l’Empire dans la Grande Armée pour prendre sa retraite le 20 novembre 1815.

Le capitaine Genin est chevalier de l’Ordre royal de la Légion d’honneur le 5 septembre 1804.

Ses blessures par coups de feu rappellent des victoires de Napoléon Ier : le 14 octobre 1806 à Iena, le 8 février 1807 au genou gauche à Eylau, le 6 juillet 1809 à la tête à Wagram et le 17 avril 1812 à Smolensk.

Le 22 décembre 1804, il écrit son serment de sa main : « je jure sur mon honneur de me dévouer au service de l’Empire et à la conservation de son territoire dans son intégrité ; à la défense de l’Empereur, des lois de la République et des propriétés qu’elles ont consacrées ; de combattre par tous les moyens que la justice, la raison et les lois autorisent, toute entreprise tendant à rétablir le régime féodal ; enfin de concourir de tout mon pouvoir au maintien de la liberté et de l’égalité, bases premières de nos institutions ».

Publié par : granrubieres | janvier 14, 2011

Quatre tours mais bien plus de légionnaires.

Cattenom est un village mosellan à une dizaine de kilomètres de Thionville et de Mondorf-les-Bains, Luxembourg ; ce village rural connait une grosse expansion par la construction de nombreuses résidences secondaires. Idyllique … mais le gouvernement à partir de 1979 se charge de la décoration de cette commune, et de toute la région – faisant plaisir au passage aux luxembourgeois et aux sarrois – en implantant une centrale nucléaire dont les quatre tours de refroidissement sont visibles de loin …

Emile François Hohmann est né dans cette commune le 24 juillet 1831 de Jean Baptiste, ancien greffier de justice devenu propriétaire et de Catherine Schweitzer, tous deux âgés de 32 ans.

Il entre en service le 8 octobre 1848 comme simple soldat au 70ème régiment d’infanterie de ligne avec lequel il va faire la campagne d’Afrique de 1854 à 1859, puis la même année, celle d’Italie, guerre d’indépendance franco-italienne contre l’empire d’Autriche, il est alors capitaine ! et reçoit la médaille d’Italie de Napoléon III.

L’officier Hohmann participe à la campagne contre l’Allemagne du 3 août au 28 octobre 1870; il est blessé à la bataille de Gravelotte le 16 août d’un éclat d’obus qui traverse son coude gauche qui provoque une ankylose complète de l’articulation.

Il sera alors placé hors cadres pour servir au bureau de recrutement de la Seine avec les grades de major le 20 octobre 1870, chef de bataillon le 6 janvier 1872 – année où il a été déclaré optant pour la nationalité française à Setif, Algérie, suite à l’annexion de la Moselle – et lieutenant-colonel le 31 août 1880.

Le major Hohmann du 43ème régiment d’infanterie de ligne est nommé chevalier de la Légion d’honneur le 19 octobre 1870 puis, le lieutenant-colonel d’infanterie hors cadres, commandant du bureau de recrutement de Paris, est promu officier le 24 juin 1886.

Emile François Hohmann décède le 18 mai 1898 à l’âge de 66 ans sans connaître le XXème siècle ni le retour à la France de son village.

Publié par : ds672 | octobre 2, 2010

Un élève de E.C.X.(1)

Marie François Adolphe Gabriel Ganneval est né le 19 septembre 1853 à Xertigny, de Jean Baptiste Jules Arsène, employé aux forges de Semouze à Plombières, et de Marie Elisabeth Boiffels. A sa demande, son nom sera orthographié Ganeval plus tard.

A 17 ans, il s’engage volontairement comme simple soldat au 6ème bataillon de Chasseurs à pied lors de la campagne contre l’Allemagne. Ganeval va connaitre une carrière exceptionnelle passant par tous les grades, faisant les campagnes d’Afrique et d’Asie, recevant de nombreuses décorations françaises et étrangères.(2)

Par exemple, le capitaine Ganeval du 2ème régiment d’Infanterie de marine est nommé chevalier de la Légion d’honneur le 9 juillet 1889, le chef de bataillon Ganeval,  commandant le bataillon de Tirailleurs malgaches est promu officier de cet ordre le 30 décembre 1895 et enfin, le général de brigade Ganeval, commandant la 66ème brigade d’Infanterie est promu commandeur le 11 juillet 1912.

Lors de la Grande Guerre, notre général s’adresse aux troupes de la 62ème division d’Infanterie le 3 août 1914 : « placé à la tête de la 62e DI, j’en prends le commandement à ce jour ; haut les cœurs et n’oubliez pas que la baïonnette, l’arme française par excellence, est l’ultime argument ». Le 28 août suivant, il envoie ses troupes, au niveau de Le Transloy, « la baïonnette haute » au devant des mitrailleuses allemandes. En moins de 3 heures, deux régiments sont pratiquement anéantis et un troisième perd plus de 400 hommes …

Ganeval va alors se retrouver dans les Dardanelles en Turquie, comme, plus tard Nivelle, le « boucher » du Chemin des Dames fera un séjour en Afrique du Nord.

Le  7 juin 1915, accompagné d’un interprète et d’un officier de liaison, il visite les tranchées britanniques du secteur de Kritia. Il passe d’abord dans le secteur français de la 2ème division, pour assister à un tir de réglage, puis va voir, à cent mètres de la tranchée turque, un boyau en construction. Il s’engage le premier, à peine courbé puis lève le buste. Un coup de feu part … le général  s’écroule, ensanglanté, la matière cervicale à nu. Il expire dans l’ambulance qui le mène à Seddul-Bahr après avoir vu son fils, lieutenant de chasseurs à son PC.

Il fut enterré le lendemain et repose en paix, tombe  n°30 du cimetière militaire français de Sedoum-Bahr en Turquie.

L’idiotie des théories militaires de nombreux  généraux français, « pantalon rouge – baïonnette – clairon », est reconnue de nos jours par les historiens mais Ganeval est l’un des seuls tué en première ligne. J’ai une pensée pour tous ces poilus qui ont été massacrés inutilement pour laisser leur nom sur les monuments aux morts de toute la France.

(1)    école communale de Xertigny

(2)    consulter la base Léonore pour plus de précisions

Publié par : granrubieres | septembre 21, 2010

La pêche Impératrice Eugénie.

La création de cette délicate préparation date de 1934. Elle fut, pour la première fois, servie dans un dîner de 10 couverts donné par le comte de Lagrange au restaurant de Petit Moulin Rouge, situé avenue d’Antin, aux Champs Elysées, restaurant très en vogue sous le Second Empire, aujourd’hui disparu.

En ce temps-là, l’usage était de dîner entre six et huit heures, et l’on ne pouvait dîner au Moulin Rouge, sans terminer la soirée au Jardin Mabille qui fleurissait le voisinage à l’angle de l’avenue Montaigne. Aujourd’hui, sur ces deux emplacements, dont les noms restent immortels dans l’histoire du vieux Paris, s’élèvent de magnifiques  maisons de rapport.

Voici le menu où furent servies les pêches Impératrice Eugénie en 1865 :

Voici la recette transmise à Prosper Montagné par Auguste Escoffier, « roi des cuisiniers et cuisinier des rois » :

Choisir autant de pêches de Montreuil que l’on aura de convives. L’essentiel est qu’elles doivent être mûres à point. Leur retirer le noyau avec précaution ; les dépouiller de leur peau ; les déposer dans une timbale en argent, en les intercalant de petites fraises des quatre-saisons. Les saupoudrer légèrement de sucre, les arroser de quelques cuillerées de kirsch et marasquin. Couvrir la timbale et la tenir sur glace.

Au moment de servir, verser sur les pêches, ce sabayon bien au champagne : travailler fortement 250 grammes de sucre avec 6 jaunes d’œufs, jusqu’à ce que la composition fasse le ruban. Délayer avec 2 décilitres et demi de vin de Champagne. Fouetter la composition sur le côté du feu, jusqu’à ce qu’elle soit devenue mousseuse et épaisse. Parfumer à volonté.

D’après un article de juillet 1936 paru dans Grangousier, revue de gastronomie médicale …, bon appétit !

Publié par : ds672 | octobre 8, 2010

Homme de loi et historien des Vosges.

Charles Nicolas BERNARDIN est né le 26 octobre 1860 à Plombières-les-Bains, de Nicolas Étienne, directeur des Postes et de Marie Catherine Waldejo.

Il entreprend des études à Epinal, puis à Strasbourg avant de les poursuivre au Lycée de Nancy. Sa formation en droit lui permet d’être  notaire à Beine, Marne, puis à Epinal. C’est dans cette ville qu’il est initié, le 6 mars 1892, à la loge  La Fraternité Vosgienne: il en est dès la première année, le secrétaire puis le trésorier. En 1894, il vient résider à Nancy. Disposant d’une honnête fortune, il est inscrit sur les registres de la loge Saint-Jean de Jérusalem, où il a sollicité et obtenu son affiliation le 7 janvier 1895. A partir de cette date, il s’engage dans une activité maçonnique concernant à la fois les relations franco-allemandes, l’affaire Dreyfus, dont il prend la défense, et l’anticléricalisme.

Charles devient Juge de paix à Pont-à-Mousson en 1901 ; il participe à la vie politique en créant avec Jean Grillon, député de Meurthe-et-Moselle, le Républicain des Vosges, il fonde la Fédération républicaine dont il assume la présidence puis le Cercle républicain de Pont-à-Mousson et de multiples sections de la Ligue des Droits de l’Homme en Lorraine.

Républicain et laïc convaincu, en 1903 il est  le premier magistrat qui ose enlever le Crucifix de la salle de son tribunal pour le remplacer par un buste de Marianne. Il reste en fonction à Pont-à-Mousson jusqu’à la fin de la Grande Guerre.

Après l’armistice, il devient juge à Bar-sur-Aube puis à Nancy, et contribue largement à la reconnaissance de la Franc-maçonnerie dans les provinces recouvrées car il est devenu Vénérable à plein temps de la loge Saint-Jean de Jérusalem, de 1905 à 1920, et joue un rôle de premier plan au sein du Grand Orient (Conseiller de l’Ordre et Premier Lieutenant Commandeur), ce qui lui permet  d’influencer fortement la vie politique lorraine de 1919 jusqu’à son décès le 4 janvier 1939 à Metz. Lors de ses obsèques, le Grand Orient, conscient des services rendus par ce frère à la forte personnalité mais plusieurs fois contesté, salue le courage dont il fit preuve.

Charles Bernardin est Membre de la Légion d’honneur et cet érudit est aussi l’auteur d’un Guide pratique pour la recherche de 60 champignons comestibles choisis parmi les meilleurs et les plus faciles à déterminer en 1903, de Pont-à-Mousson sous les obus. Journal de la vie locale pendant la Grande guerre en 1919,  de Notes pour servir à l’histoire de la Franc-maçonnerie à Nancy jusqu’en 1805 …

Publié par : ds672 | septembre 26, 2010

Militaire, journaliste et historien des Vosges.

Charles Léon Bernardin est né le 26 avril 1878, à Granges-de-Plombières, de Charles Léon, tourneur sur bois, et de Marie Constance Pierre.

Brillant élève, Léon est engagé volontaire à Saint-Cyr en 1898, promotion Marchand(*) ; à sa sortie, il est nommé sous-lieutenant au 149ème régiment d’Infanterie d’Epinal, le 1er octobre 1900, puis lieutenant le 1er octobre 1902.

Très épris d’études historiques et archéologiques, il partage son temps entre ses fonctions militaires et ses travaux littéraires. Il s’intéresse particulièrement à l’histoire militaire de la Lorraine dans les dernières années de l’Ancien Régime et publie de nombreuses brochures parmi lesquelles un Historique du 149e R.I. en 1905, L’Eternité des forteresses lorraines et Tacti­que des Vosges en 1908, Lettres d’un sous-lieutenant de 1813 et Les Dragons de Listenois et l’armée de Turenne en 1913. Il s’intéresse aussi à la période révolutionnaire ; on lui doit des études sur les Forges vosgiennes en 1908 et les Eaux de Plombières à l’époque révolution­naire en 1910.

Il est d’ailleurs en 1907, en tant que membre du Comité départemental d’études économiques de la Révolution française, un des créateurs et des principaux collaborateurs de la revue La Révolution dans les Vosges. Avec André Philippe, il publie un Guide du visiteur à la Maison et au Pays de Jeanne d’Arc.

Journaliste, il collabore à Paris-Journal, Excelsior, La Franche-Comté à Paris, La Démocratie de l’Est, Le Sport, La Vie doloise, Le Pays lorrain, La Revue, l’Indépendance, les Marches de l’Est, la Revue des Etudes napoléoniennes, l’Austrasie, le Mercure de France…

Promu capitaine, il entre au 67ème régiment d’Infanterie de Soissons, en 1913. Au début du conflit, il combat dans le 3ème bataillon, à la  10ème compagnie qu’il commande, en juillet 1914, dans la Woëvre, en Meuse. Le 5 septembre 1914 à midi, le régiment participe à une attaque générale en direction de Foucaucourt, en Argonne. Le 3ème bataillon est chargé d’enlever le signal de Beauze (cote 264), ce qui est fait à 17 heures après des combats très violents, au cours desquels, le capitaine Bernardin est blessé . Il succombe le surlendemain à l’hôpital mixte de Bar-le-Duc fauché dans sa 37ème année comme beaucoup d’autres à l’aube d’une brillante carrière. Il est inhumé, tombe n°4, dans le carré militaire de Bar-le-Duc. 

Le capitaine Bernardin, « mort pour la France », est chevalier de la Légion d’honneur.

Mes remerciements aux généraux Boÿ, Carrard et Pâris de la Saint-Cyrienne.

(*) 580 élèves officiers composent la 83e promotion de Saint-Cyr, cent soixante-cinq sont « morts pour la France » au cours de la Grande Guerre ou des suites de leurs blessures, ce qui représente 30% de la promotion pour la seule guerre de 1914-18.

Journal des marches et opérations du 67e RI en 1914 :

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/jmo/img-viewer/26_N_657_bis_017/viewer.html

Publié par : granrubieres | octobre 13, 2010

Un facteur des Vosges.

Le 6 juin 1753, Jeanne Marie, née Alexandre, met au monde Claude Joseph que son époux Nicolas  Vincent déclare au curé du village qui le baptise le jour même. Ils sont cultivateurs au Dandirand, hameau surplombant la vallée de l’Augronne, commune du Val d’Ajol. Ils viennent de donner naissance à un paysan bricoleur génial : le « père Vincent ».

Doué d’un sens aigu de l’observation, leur fils Claude commence par construire des pianos en imitant un instrument de ce genre, qu’il avait eu l’occasion de regarder en détail, dans une maison de Plombières.

Puis, de la même manière, il conçoit des horloges, des meubles, des baromètres… tout en poursuivant l’exploitation paternelle.

Sa réputation gagne Plombières d’où les curistes viennent le visiter. On apprécie la simplicité de son accueil comme l’ingéniosité de ses mécanismes ce qui lui vaut bien vite le surnom de « Vaucanson rustique » et sa ferme devient un but de promenade très fréquenté des estivants. Il est ainsi le créateur des feuillées dont la « feuillée Dorothée » restera la plus connue.

Il se lance alors dans la fabrication des épinettes qu’il améliore en y ajoutant une corde ou en modifiant ses formes traditionnelles. Cet artisanat devient son activité principale au point que le plus ancien facteur d’épinette connu, est qualifié d’artiste dans son acte de décès du 6 février 1830.

Visitez le site, fabrication de l’épinette des Vosges : http://epinette.free.fr/fabriquo.php

revoir: http://plombieresinitiative.wordpress.com/2009/08/21/la-feuille-dorothee-par-m-le-docteur-lheritier/

Publié par : ds672 | octobre 18, 2010

Un chevalier de Sierck.

En arrivant de Thionville par la N153, on découvre le magnifique panorama sur Sierck-les-Bains : village sur les bords de la Moselle, coteaux avec leurs vignes, château-fort, … nous sommes au Pays des Trois-Frontières, France, Luxembourg et Allemagne, pays touristique mais aussi commercial.

Pierre Adolphe de Bornschlegel y est né le 22 juin 1824 de Nicolas, percepteur des contributions, et de Jeanne Payen.

Pierre s’engage le 6 décembre 1843 au 68ème régiment d’Infanterie de ligne ; devenu sergent, il est renvoyé dans ses foyers le 20 octobre 1850, pour revenir dès février 1851, dans des régiments de Zouaves où il atteint le grade de lieutenant le 13 mars 1857, faisant les campagnes d’Afrique, d’Orient et d’Italie où il s’illustre.

Il reçoit une « balle morte » à la jambe droite, le 20 septembre 1854 à la bataille d’Alma, qui oppose  une coalition des armées des Empires français et ottoman et le Royaume-Uni  à l’armée de l’Empire russe, lors de la guerre de Crimée sur les rives du fleuve éponyme.

Durant cette même guerre, il fait partie des éclaireurs volontaires, à partir du 18 octobre 1854, au siège de Sébastopol, qui se terminera le 11 septembre 1855 et qui marque le début de la défaite russe dans cette guerre.

Le 24 juin 1859, il est blessé par un coup de feu à la bataille de Solferino, qui oppose les troupes de Napoléon III et les sardes aux autrichiens. Cette bataille est célèbre par le nombre de belligérants et surtout de morts ; elle sera à l’origine de la création de la Croix Rouge car Henri Dunant, un des fondateurs,  est présent.

Pierre Adolphe de Bornschlegel a reçu en 1857, la médaille de sa Majesté la Reine d’Angleterre et la médaille Sarde ; le 25 juin 1859, il est nommé chevalier de l’Ordre impérial de la Légion d’honneur.

A la retraite fin 1860, il en profite peu car il décède le 29 avril 1863.

Publié par : granrubieres | novembre 1, 2010

Pour votre plaisir : les œufs à la manière de Joseph Hémard.

Combien savoureuses sont les recettes d’œufs que, pour la délectation des gourmands, le spirituel illustrateur Joseph Hémard nous en donne ici :

L’Omelette fourrée à la Florentine.

La particularité de cette omelette est qu’elle est double, c’est-à-dire qu’elle se compose d’une petite omelette enfermée dans une grande omelette.

Pour ce faire, on opérera ainsi :

La petite omelette : Ajouter 3 œufs, que l’on battra en omelette, 500 g d’épinards préparés ainsi : cuire les épinards à l’eau; les égoutter, les bien éponger, les hacher; les passer dans du beurre que l’on aura fait chauffer jusqu’à ce qu’il devienne de couleur noisette. Assaisonner de sel, de poivre et d’un soupçon de muscade râpée. Avec cette composition, faire une petite omelette. Conserver cette omelette au chaud.

La grande omelette : Battre 10 œufs en omelette; leur ajouter 4 cuillerées de fromage râpé; les assaisonner de sel et de poivre.

Avec ces œufs faire une grande omelette. Au moment de la doubler, mettre dans cette omelette la petite omelette aux épinards.

Dresser l’omelette sur un plat long allant au feu. La napper de quelques cuillerées de sauce Mornay (Béchamel additionnée de fromage râpé). Saupoudrer de fromage râpé. Faire vivement gratiner sous la rampe du four à gaz.

Verser autour de l’omelette quelques cuillerées de sauce tomate.

De la même façon on peut préparer des omelettes fourrées diversement en remplaçant les épinards par des tomates ou une purée de truffes ou des écrevisses et truffes en dés ou …

Et voici enfin la recette des Œufs sur le plat Joseph Hémard.

Tapisser le fond du plat à œufs avec une forte cuillerée de Duxelles (champignons hachés revenus à l’huile et beurre mélangés, avec oignons et échalotes hachés, assaisonnés de sel et de poivre), mélangée de truffes hachées.

Cassers2 œufs dans le plat. Entourer les jaunes d’un cordon de crème fraîche. Saupoudrer de parmesan râpé. Cuire vivement au four.

Article de Prosper Montagné, paru en juillet 1937 dans Grangousier, revue de gastronomie médicale…

Publié par : granrubieres | octobre 25, 2010

Un peintre et un archéologue vosgien … de Nancy.

Emile Gerlach est né le 6 janvier 1875 à Nancy, où il étudie à l’école des Beaux-arts puis à celle de Paris. Il est engagé pour faire des relevés topographiques et part dans des comptoirs commerciaux du bassin du Congo où il est souvent le premier homme blanc arrivé là.

De retour en 1901, il part pour l’Espagne de 1902 à 1905. Il se voue à l’aquarelle qu’il a appréciée en Afrique. Son oeuvre connaît le succès dans les galeries parisiennes. En 1911, il est engagé comme créateur de modèles à la verrerie d’Arleux, Nord-Pas-de-Calais.

Mobilisé au début de la Grande Guerre, il demande en 1917 à partir avec l’armée d’Orient aux Dardanelles, d’où il rapportera dessins et aquarelles. A son retour, il prend la direction de la verrerie d’Arleux, qui avait été repliée à Rambouillet, et il conserve cet emploi jusqu’à sa retraite en 1932.

Entre temps, en compagnie de son ami le docteur Maringer, il a découvert et apprécié les Vosges. Aussi, à l’heure de la retraite, il s’installe à Luvigny, village de la vallée de la Plaine, dans la maison de Maringer (une plaque commémorative est apposée en 1985).

Emile participe, entre 1935 et 1938, aux fouilles du Donon et il écrit son ouvrage,  Le Donon, montagne sacrée. Il consigne par écrit et en dessins la somme de ses observations sur la vallée de la Plaine et sur ce massif.

Mais surtout il exécute des aquarelles en très grand nombre qu’il  échange contre des victuailles durant la guerre. Lié d’amitié avec le docteur Marcel Maulini, alors médecin à Raon-l’Etape, il séjourne fréquemment chez lui à Ronchamp, Haute-Saône, après 1945 et lui lègue ses papiers.

Il décède le 14 décembre 1952, à Raon-l’Etape, dans sa 88ème année laissant de nombreuses œuvres dont beaucoup sont visibles au musée Pierre Noël de Saint-Dié-des-Vosges.

Publié par : ds672 | novembre 17, 2010

Un baron de Senones.

Achille Dérivaux est né le 23 mars 1776, à Senones, Vosges, de Monsieur Charles Joseph Dérivaux, conseiller de Son Altesse Impériale, Monseigneur le Prince de Salm-Salm, notaire et Garde des Sceaux de la principauté de Salm et de Dame Anne Aubertin.

Le 18 avril 1792, Achille s’engage volontairement dans le 3ème bataillon de l’armée des Vosges, pour défendre la République, comme simple soldat mais il ne va pas en rester là …

Après les campagnes de la Révolution, Napoléon Ier nomme le capitaine Dérivaux du 6ème régiment de Dragons chevalier de la Légion d’honneur, le 14 avril 1807, puis l’Adjudant-Commandant (colonel), employé à l’État-major de la Cavalerie de l’armée d’Italie est promu officier de cet Ordre, le 29 mai 1825.

Sous Louis XVIII, il est rappelé dans des commandements et, le colonel du Ier régiment de Dragons est promu commandeur de la légion d’honneur le 29 mai 1825 alors qu’il a été fait baron par le Roi en 1823.

Sous Louis-Philippe, il est nommé Maréchal des Camps et des armées du Roi (général de brigade) puis en 1831, puis admis dans la réserve, il se retire à Nancy où il décède le 6 septembre 1843.

Pendant sa brillante carrière, Achille a plusieurs fois été blessé, fait prisonnier et a accompli de nombreux faits d’armes. Mais citons simplement ce fait, qui se déroule en 1793, avec les armées de la Révolution, pendant la campagne de Vendée : (texte de Muret, dans Histoire des guerres de l’Ouest)

Cet officier-général (Hugo, père de Victor) avait auprès de lui, comme secrétaire, un jeune caporal du 3ème bataillon des Vosges, nommé Achille Derivaux, parent du général Haxo. Un jour, ce jeune homme trouva sur la route un enfant au berceau délaissé ; il le prit, le mit sur son sac, et le porta ainsi pendant huit jours d’une marche pénible. Arrivé en lieu sûr, il le plaça chez d’honnêtes gens, le recommanda vivement, et paya pour lui six mois d’entretien. Distingué par son mérite militaire comme par ses qualités morales, Dérivaux poursuivit honorable­ment une carrière commencée par cet acte géné­reux.

Des traits de ce genre, assez rares pour être cités, reposent et consolent l’âme, parmi tant d’abominations.

Cet acte de charité suscita une pièce de théâtre, jouée au Gymnase sous la Restauration, des gravures et une statuette en bronze dont, le roi Louis-Philippe, avait un exemplaire sur son bureau.

Retrouvez la carrière détaillée d’Achille Dérivaux sur la base Léonore : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/leonore_fr?ACTION=NOUVEAU&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P

Publié par : ds672 | novembre 9, 2010

Un cuirassier de Forges.

François Alzire Beaugeois est né le 11 décembre 1832, à Forges, Meuse, d’Antoine, meunier du village et de Marie Barbe Richard.

Le soldat Beaugeois, de 1,75 m, cheveux et yeux bruns, gros nez et une cicatrice sur le front, est appelé le 6 mai 1854, au 8ème régiment de Cuirassiers (cavalerie lourde), où il atteint le grade de lieutenant, le 16 juillet 1879, jour de la déclaration de guerre contre la Prusse et l’Allemagne.

Le régiment, commandé par le colonel François Henri Guiot de La Rochère, entre immédiatement dans le conflit en Alsace. Le 6 août 1870, François Alzire participe avec son régiment à la bataille de Froeschwiller-Woerth, plus connue sous le nom bataille de Reichshoffen, avec sa célèbre et dramatique charge des cuirassiers français.

… Le 8ème Cuirassiers se forme à l’abri du ravin ; dès qu’il remonte les pentes de l’Eberbach, il est criblé sous le feu des fantassins prussiens, cachés les uns dans les vignes ou les vergers, les autres dans les houblonnières. En dépit des balles, la charge continue et, comme un torrent, s’abat sur Moiseront.

Au moment d’y pénétrer, le régiment se divise. Tandis que quelques fractions se jettent à droite et à gauche sur l’infanterie, la plupart s’engouffrent dans la longue et étroite rue du village. Déjà les maisons sont occupées, et des fenêtres ou des toits, les assaillants sont fusillés à bout portant. A l’extrémité de la rue, une barricade est improvisée. Arrêtés dans leur course, les malheureux cavaliers rebroussent chemin ; ils se fraient leur route à travers les chevaux abattus et sur les corps de leurs camarades blessés. A toutes les fenêtres, les fusils se rechargent, et les balles, dit un témoin oculaire, résonnent sur les cuirasses comme la grêle sur les vitres en temps d’orage.

Ceux qui parviennent à s’échapper se reforment, essaient encore de charger. Mais les cavaliers s’abattent sous les projectiles, les chevaux culbutent dans les fossés ou s’embarrassent dans les treillis qui relient les houblonnières. Tout à coup ils se heurtent à un détachement de hussards prussiens qui font feu de leurs armes, mais, intimidés par ces fiers débris, n’osent aborder la valeureuse troupe même décimée.

Cependant les cuirassiers du 9ème régiment ont, avec les lanciers, suivi leurs camarades du 8ème. Même héroïsme avec un pareil destin : eux aussi, ils s’enfoncent dans la rue de Morsbronn, tourbillonnent dans le village, n’en peuvent sortir et demeurent presque tous aux mains de l’ennemi. Les pertes en tués, blessés, prisonniers, disparus sont, pour les neuf escadrons, de près de 800 hommes dont  37 officiers … le 8ème Cuirassier compte 17 survivants!

Un quart d’heure plus tard, on voie, à travers la plaine ou sur les pentes des coteaux, quelques groupes de cuirassiers ou de lanciers, égarés, comme à l’aventure, aux limites extrêmes du champ de bataille, et qui cherchent, fut-ce au prix de longs détours, à regagner nos lignes. Ce sont les restes de ceux, qu’une tradition, durable autant que la France elle-même, honorera sous le nom de cuirassiers de Reichshoffen ou sous le nom plus exact de cuirassiers de Morsbronn… (extraits, de P. de La Corce)

François Alzire continue cette guerre jusqu’au 9 avril 1871, jour où il est fait prisonnier. De retour de captivité, il est nommé capitaine au 12ème régiment de Dragons, le 19 juillet 1873. Avant de quitter l’armée, le capitaine Beaugeois est nommé chevalier de la Légion d’honneur, le 12 juillet 1879. Il se  retire en Meuse, comme propriétaire, et décède, le 15 mai 1923, dans sa 91ème année … l’Alsace-Moselle est redevenue française.

Un des monuments pour les camarades de François Alzire:

Publié par : ds672 | novembre 21, 2010

Un flanqueur mangiennois.

Jean François Guillaume est né, le 9 juillet 1794, à Mangiennes, Meuse, de François, manœuvre et de Marie Anne Colin.

Le 8 avril 1813, le jeune François entre dans le nouveau régiment des Flanqueurs-Grenadiers de la Garde Impériale avec lequel, il fait les campagnes de Saxe et de France dans la Grande Armée jusqu’au 23 juillet 1814.

Le régiment de Flanqueurs-Grenadiers est créé, le 25 mars 1813, par un décret de l’Empereur, en remplacement du régiment des Flanqueurs Chasseurs de la Jeune Garde  datant de 1811. Il se compose de deux bataillons de quatre compagnies, soit 1 600 hommes, commandés par le colonel Desalons. Ces flanqueurs ont un uniforme vert, qui rappelle qu’au départ, c’étaient des fils de gardes impériaux et de gardes forestiers qui étaient recrutés. Leur rôle est de protéger les flancs des colonnes en marche.

Le 19 octobre 1813, François est blessé d’un coup de feu à la cuisse gauche, à l’affaire de Leipzig.

Au lendemain de la désastreuse campagne de Russie, Napoléon Ier doit faire face à une coalition de toutes les autres nations : Grande-Bretagne, Russie, Autriche, Prusse, Espagne, Portugal, …

La principale bataille se déroule du 16 au 19 octobre à Leipzig, c’est la plus grande défaite des armées de l’Empereur, ajoutée à celle de son frère Joseph en Espagne, c’est le prélude à Waterloo.

Le flanqueur Guillaume est nommé chevalier de l’Ordre royal de la Légion d’honneur le 14 septembre 1813 et il quitte l’armée après la chute de Napoléon Ier. Le – toujours – très jeune François retourne dans son village de Meuse ; il se marie avec une « payse » en 1819, devient propriétaire et décède le 20 août 1840 à Mangiennes.

Publié par : ds672 | novembre 29, 2010

Conventionnel de Lignéville.

Joseph-Clément Poullain de Grandprey est né, à Lignéville, Vosges, le 23 décembre 1744, fils du sieur Poullain, résidant au château de Lignéville et de dame Marie Anne Collessel. Enfant de santé fragile, il va rester longtemps dans le giron familial avant d’entreprendre des études de droit.

Avocat, il remplit d’abord l’office de conseiller du Roi, assesseur civil et criminel au bailliage de Mirecourt, puis de juge-prévôt à Bulgnéville. Il adopte les idées de la Révolution et rédige les cahiers de doléances du bailliage de Neufchâteau. Le 5 juin 1791, il est nommé procureur général, syndic du département des Vosges, qui l’envoie, le 3 septembre 1792 – élu le premier sur 8 par 415 voix sur 427 votants – siéger à la Convention Nationale.

Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, « je dis : Louis étant déclaré coupable, il mérite la mort ; mais je demande qu’il soit sursis à l’exécution jusqu’à l’acceptation de la Constitution, ou jusqu’au moment où les ennemis envahiront notre territoire. »

Joseph-Clément est le représentant en mission de l’Ain, de l’Isère, de la Loire et du Rhône. Dans la séance du 17 mars 1793, il annonce à la Convention qu’à l’appel de la Patrie en danger, 33 bataillons de volontaires se sont levés spontanément dans les Vosges pour défendre nos frontières, et il fait décréter que « notre département avait bien mérité de la patrie ».

Le 13 octobre 1795, Il est élu Président du Conseil des Cinq-Cents, puis du Conseil des Anciens, il défend toujours les institutions du Directoire, ce qui lui vaut d’être arrêté suite au coup d’état du 18 brumaire de Bonaparte, puis exilé dans les îles de la Charente-Inférieure.

A la demande de Bernadotte, il rentre rapidement en grâce, et il est nommé président du tribunal civil de Neufchâteau, le 10 juin 1799, fonctions qu’il quitte le 2 avril 1811, pour occuper celles de président d’une des chambres à la Cour impériale de Trêves.

Exilé à la seconde rentrée des Bourbons en 1814, il est autorisé à rentrer en France fin 1818, bénéficiant de l’amnistie partielle accordée par le roi, le 25 décembre 1818, en raison « des conditions atténuantes de son vote lors de la condamnation de Louis XVI », et on lui restitue une modique pension. A partir de ce moment, il ne s’occupe plus que d’agronomie dans le domaine de Graux, Vosges, près de Tranqueville, qu’il a acquis peu avant la Révolution.

Joseph-Clément Poullain de Grandprey, membre de la Légion d’honneur, y décède le 6 février 1826 ; son épitaphe, visible autrefois dans la chapelle du château, mais malheureusement disparu avec l’édifice, se termine par « mes enfants, n’oubliez pas que c’est moi qui ai planté tous les arbres dont vous recueillez aujourd’hui les fruits.

Publié par : ds672 | décembre 6, 2010

Un grand artilleur et un député des Vosges.

Jean Victor Alfred Tricoche est né, le 9 janvier 1824 à Châteauroux, Indre, de Jean Henri, commissionnaire de roulage et de Michelle Rosalie Bertault.

Elève à l’école polytechnique en 1843, il en sort sous-lieutenant en 1845 et il entre à l’école d’application de l’artillerie et du génie de Metz. Le 1er octobre 1847, il est promu lieutenant à l’issue de ses études.

Jean Tricoche obtient ses premières étoiles de général de brigade, le 19 février 1880, au bout d’une carrière de 35 ans qui l’a mené du siège de Sébastopol, guerre de Crimée, à celui de Rome et, pendant la guerre de 1870, de la bataille de Coulommiers à la défense du fort de Jouy. Nommé directeur de l’artillerie au ministère de la Guerre en 1881, il était promu général de division le 31 août 1883. L’année suivante, il entre dans la deuxième section d’Etat-major et est admis à la retraite le 14 février 1889.

La même année, il se porte candidat républicain aux élections législatives en Charente mais il est battu. Il  abandonne les charentaises pour les sabots lorrains, car il est choisi par Jules Ferry pour être candidat au siège qu’Ernest Picot lui avait ravi l’année précédente et dont l’élection avait été invalidée ; le général Tricoche est élu député des Vosges, le 6 juillet 1890, avec 7 079 voix contre 5 841 à son adversaire, ancien officier et boulangiste.

A la Chambre des Députés, il siège avec les républicains modérés et s’intéresse essentiellement aux questions militaires, propositions de loi en 1889, sur le recrutement de l’armée et, surtout en1893, sur l’organisation du haut commandement, texte de loi qui présente un tableau précis de notre organisation militaire et témoigne d’une sensibilité très originale à l’égard des problèmes de l’armée, « pour porter remède à l’infériorité manifeste de notre commandement ».

Au renouvellement de 1893, le général Tricoche ne se représente pas, laissant le mandat de député à Charles Ferry, frère de Jules.

Ce membre de la légion d’honneur depuis 1952, grand officier le 28 décembre 1888, abandonne la politique et se retire en Suisse, où il décède le 27 mai 1900, à Plainpalais près de Genève, à l’aube du XXème siècle.

« Doué d’une intelligence supérieure, le général Tricoche a, grâce à sa puissance de travail, à son coup d’œil, à sa bienveillance toujours en éveil, exercé une grande autorité sur le personnel sous ses ordres ; il laisse le souvenir d’un officier remarquable et d’un organisateur dont l’œuvre a eu une profonde influence sur les destinées de l’artillerie française».

Publié par : ds672 | février 10, 2011

Petit village, grand meusien.

Paulin Joseph Auboin est né le 8 octobre 1866, à Erize-la-Grande, village de Meuse au nord-est de Bar-le-Duc, de Benjamin, tisserand, et de Marie Adeline Purson.

Jeune soldat appelé, de la classe 86 de la subdivision de Verdun, n°34 au tirage au sort, du canton de Vaubécourt , Paulin Joseph est 2ème classe à partir du 5 novembre 1887 dans l’Infanterie ; rengagé le 1er novembre 1890, il atteint le grade de sergent-major avant de devenir élève-officier le 4 avril 1894, sortant 28ème sur 334 élèves de l’école ; il sera capitaine-adjudant-major le 23 décembre 1913 au 106ème régiment d’Infanterie.

Le capitaine Auboin est fait chevalier de la Légion d’honneur le 11 juillet 1914 ; il reçoit les insignes et l’accolade du général Labarraque, devant la garnison présentant les armes, à Chalons-sur Marne, le 14 juillet suivant.

A la déclaration de la guerre, Paulin Joseph est nommé commandant du 5ème bataillon du 306ème régiment d’Infanterie, régiment de réserve du 106ème. Ces régiments sont immortalisés par un de leurs officiers, Maurice Genevoix, futur membre de l’Académie française, dans son livre « Ceux de 14 ». Ils ont  participé entre autres aux combats de la Marne en 1914, des Eparges en 1915 et de Verdun en 1916.

Le 8 avril 1916, il est écrit dans le journal du 306ème d’Infanterie : dans la nuit, au cours d’une reconnaissance des positions à occuper près du fort de Vaux par le 5ème bataillon le commandant Auboin est blessé par un éclat d’obus, ainsi que les capitaines Legrand et Quinet ; après un pansement sommaire, le commandant Auboin continue sa reconnaissance avec le capitaine Carion  et le lieutenant Pradels.

Les capitaines Legrand et Quinet, dont les blessures sont sérieuses, sont évacués.

Quelques instants après, un nouvel obus de gros calibre tombe dans le boyau où se trouve la reconnaissance et le commandant Auboin, le capitaine Carion  et le lieutenant Pradels, ainsi qu’un agent de liaison, disparaissent.

Au cours d’une nouvelle reconnaissance les corps des commandant Auboin, capitaine Carion  et lieutenant Pradels sont retrouvés dans le boyau. Ils ont été ensevelis simultanément.

Le 14 juin 1916, le 306ème est dissous, «c’est avec une profonde émotion, que je salue le drapeau du 306ème », général de division Montroe.

Le 8 novembre 2008, le monument aux morts d’Erize est inauguré par Frédéric Schwindt.

Le chef de bataillon Auboin est mort à 50 ans, quelque part près du fort de Vaux, non loin de là, et dans les mêmes opérations, le capitaine de Gaulle est blessé et fait prisonnier, quelques jours plus tôt.

Publié par : granrubieres | mars 21, 2011

Un Braconnot de Meuse.

          Commercy est une commune meusienne à mi-chemin entre Bar-le-Duc et Nancy. Elle reste célèbre pour de nombreux jeunes gens, par les « trois jours » de son bureau de sélection avant de faire leur service militaire obligatoire à l’époque. Mais c’est aussi,  la ville du château des « plaisirs royaux » du roi Stanislas et des ses cuisines, où est crée la célèbre madeleine de Commercy au milieu du XVIIIème siècle.

          André Braconnot y est né, le 31 octobre 1783, de André Regnault, avocat au Parlement, exerçant au bailliage royal de Commercy et de Catherine Mouza.

          Enrôlé volontaire, le 23 septembre 1805, au 26ème régiment de Dragons, il va faire les campagnes d’Autriche, de Prusse,  de Pologne, puis d’Espagne et pour terminer celle de la Grande Armée en Allemagne et à Waterloo. Il est commis aux écritures attaché au quartier de la réserve de Cavalerie de la Grande Armée le 1er juillet 1806, adjoint aux commissaires de guerres le 1er décembre 1808.

           Lors de la campagne en Allemagne, à Mecklembourg, le général Lallemand le remarque par l’intrépidité qu’il montre en chargeant à la tête de ses Dragons ; il  donne une nouvelle preuve de bravoure et de sang-froid en se portant spontanément à la tête de deux compagnies d’Infanterie danoises qui sont en retraite, qu’il rallie, et avec lesquels, il débusque d’un bois l’ennemi qui s’y cache.

          Placé en demi-solde après l’abdication de Napoléon Ier, il revient le 14 avril 1815, pendant les Cent-Jours, comme lieutenant de cavalerie et aide de camp du général Lallemand, commandant la  1ère brigade.

          Lors de la bataille de Waterloo, 18 juin 1815, il est blessé dangereusement d’un coup de feu à la poitrine dont la balle ne peut être extraite et reste logée sous l’aisselle ; lors de cette même bataille, il a un cheval tué sous lui.

           Licencié le 1er octobre 1817 sous Louis XVIII, il revient en 1825 sous Charles X, comme lieutenant en 1er, à la 16ème compagnie du Train des équipages militaires. En retraite début 36, il décède le 7 décembre 1863.

          Les généraux Lefebvre-Desnouettes et Lallemand l’avaient  proposé pour la Légion d’honneur suite à ses actes de bravoure, mais il n’a pas été breveté, suite à la chute de l’Empereur. Ce sera chose faite, le 5 mai 1833, où il est nommé chevalier de cet ordre sous Louis-Philippe.

Publié par : ds672 | février 23, 2011

Un Balay de Girmont.

Antoine Balay est né le 17 janvier 1766 à Girmont, de Joseph, manœuvre dans cette petite commune des Vosges, et de Jeanne Daguere.

Très jeune ! le 1er février 1780, Antoine est soldat au régiment royal de Brie – futur 24ème régiment d’Infanterie de ligne – avec lequel il fait la campagne d’Amérique de 1780 à 1783. C’est un des régiments commandé par Rochambeau qui débarque à Newport le 11 juillet 1780 et qui contribue là la victoire lors de la guerre d’indépendance des futurs Etats-Unis au côté du général Washington. Notre jeune soldat est nommé caporal le 18 juin 1782 puis à son retour en France, sergent-instructeur, dès le 25 mai 1785, à l’âge de 19 ans.

Avec la Révolution, le citoyen Balay est simple soldat, le 1er mars 1791, au régiment royal Liégeois, futur 101ème régiment d’Infanterie de ligne. Mais il retrouve rapidement son grade et commence, avec ce régiment, la campagne de l’armée des Alpes, qu’il continue à la Légion des Alpes avec le grade de sergent-major le 8 octobre 1792.

Antoine fait ensuite la campagne du Rhin, de l’an III à l’an IV, où il est nommé sous-lieutenant d’une compagnie le 18 mars 1795, puis lieutenant, en remplacement du « sieur Boulotte », tué au combat, le 10 avril suivant.

Il enchaine avec la campagne d’Italie de l’an V à l’an VIII où, à la bataille de Novi, il est blessé d’un coup de sabre à l’avant-bras droit, le 15 août 1799, puis l’expédition de Boulogne-sur-Mer de l’an IX à l’an X  et enfin, la campagne de la Grande Armée de 1805 à 1806, où il est blessé d’un coup de baïonnette, le 2 mars 1805, à la bataille d’Austerlitz.

Le 15 septembre 1802 Antoine a obtenu un sabre d’honneur par arrêté du général Bonaparte. Le Premier Consul le nomme ensuite chevalier de la Légion d’honneur le 14 juin 1803, puis l’élève au grade d’officier de cet ordre le 27 septembre 1804, juste avant de se sacrer Empereur, sous le nom de Napoléon, le 2 décembre de la même année.

Ses officiers citent ses actes de bravoure pendant la campagne d’Italie: « a fait prisonnier 4 autrichiens, le 5 octobre 1799, après en avoir blessé 2, s’est singulièrement exposé pour les prendre», « a déployé autant de talent que de courage les 4 et 5 novembre 1799 en se défendant avec trois compagnies du Corps contre trois bataillons de Grenadiers hongrois dont un a mis bas les armes et les deux autres forcés de prendre la fuite» et ils disent de lui : « cet officier dans toutes les circonstances a toujours montré toute la bravoure d’un bon militaire et n’a jamais abandonné son poste. »

Le lieutenant Balay obtient sa solde de retraite pour blessures le 12 décembre 1806, puis on le retrouve à la 17ème cohorte des Vosges, le 1er février 1812, qui devient ensuite le 139ème régiment d’Infanterie de ligne. Antoine décède le 29 septembre 1835, à Epinal, laissant sa veuve Gertrude et 4 enfants dont les trois garçons ont déjà suivi la voie du père.

Publié par : ds672 | décembre 19, 2010

Un véto frouardais pour les chevaux.

Frouard est une commune de Meurthe-et-Moselle qui compte 6 714 habitants en 2006 ; située sur la Moselle, elle doit son essor à son port et à la proximité de Nancy. Louis René Hans y est né, le 4 septembre 1874, de Charles, employé et d’Anne Marie Félicie Elisabeth Rossinot.

Ce petit blond – 1,64 m – aux yeux bleus s’engage volontairement, le 10 novembre 1892, alors qu’il est entré à l’Ecole Vétérinaire de Toulouse le mois précédent. Le 20 juillet 1896, Louis René en sort diplômé, 4ème sur 29 élèves, pour entrer à l’Ecole d’application de la Cavalerie, où le 29 janvier 1897, étant à une reprise de manège, il est projeté de son cheval et, est atteint d’une grave commotion cérébrale. Il en sort néanmoins 10ème sur 22 pour être nommé aide-vétérinaire, le 1er septembre 1897, au 4éme régiment de Chasseurs à cheval.

Louis René suit comme véténaire ses différents régiments de Chasseurs, de Dragons et d’Artillerie, dans toutes leurs campagnes d’Afrique du Nord, de 1905 à 1910, recevant la médaille du Maroc avec l’agrafe « Haut-Guir ».

Le 9 janvier 1911, il est de retour en France au 6ème régiment de Chasseurs en garnison à Lille et, le 31 décembre 1913, le vétérinaire-major de 2ème classe Louis René Hans est nommé chevalier de la Légion d’honneur. Cette distinction lui est remise au quartier Kleber, le 9 janvier suivant, par le général commandant le 1er Corps d’armée, Franchet d’Esperey futur maréchal de France.

Mais la guerre arrive et son régiment, sous les ordres du colonel Boubet de Gramont, est engagé dans le conflit. Louis René est « mort pour la France, le 31 janvier 1915, à Villers-Marmery en Marne … d’une chute accidentelle de cheval.

Publié par : ds672 | janvier 23, 2011

Un grognard de Frouard.

Christophe Bouton est né, le 22 septembre 1781, de François, vigneron et de Marie Anne Martin à Frouard donc non loin de la Gueule d’Enfer, confluent de la Moselle et de la Meurthe.

Christophe est entré au service le 6 juin 1802 au 17ème régiment d’Infanterie de ligne. Il fait les campagnes de Napoléon, côtes de l’Océan, Austerlitz, Pologne et Prusse, armée du Rhin, Autriche, Russie, Saxe et enfin, France, de 1802 à 1814.

Le grenadier atteint le grade de sergent-major, le 1er juillet 1814, dans le 1er régiment dans la Vieille Garde, qui est l’unité d’élite de la Grande Armée. Napoléon les appelle ses grognards, ils se plaignent toujours mais ce sont les plus fidèles à l’Empereur.

Le 8 février 1807, au deuxième jour de la bataille d’Eylau, le grenadier Bouton est blessé d’un coup de feu à la jambe, de deux coups de sabre à la tête et d’un coup de lance, dans ce combat qui oppose l’Empire français et l’Empire russe. C’est une victoire française non décisive qui coute fort cher : 10 000 tués et 12 000 blessés du côté français et 12 000 tués et 14 000 blessés – qui vont mourir faute de secours – du côté russe. Le soir même, Napoléon qui restera sur place une semaine, dit « cette boucherie passerait l’envie à tous les princes de la terre de faire la guerre ». La bataille de Friedland, le 14 juin suivant, contraint les russes à la paix.

Le 21 février 1814, l’ancien grenadier Bouton reçoit une lettre du Prince Vice-Conétable, Major-Général : « je vous préviens, Monsieur, que l’Empereur par Décret de ce jour, vous a nommé chevalier de la Légion d’honneur. Sa Majesté m’autorise à vous donner cet avis provisoire en attendant celui que vous recevrez officiellement de M. le Grand Chancelier »

Début 1818, Christophe envoie une lettre à son excellence, Monseigneur le Grand Chancelier de l’ordre : « après 15 ans de services et de campagnes, criblé de blessures et d’infirmités, ayant passé ma jeunesse en service, je me vois sans état et sans fortune, et sans solde de retraite ; je n’ai donc d’autre ressource que mon traitement de légionnaire à beaucoup très insuffisant pour me procurer seulement du pain ; mes infirmités m’ôtent les facultés physiques pour me livrer fortement aux travaux de la campagne.

Dans cet état de détresse, il n’a d’espoir pour advenir à la rigueur de son sort que de solliciter votre bienveillance, Monseigneur, en vous suppliant de grâce de vouloir bien obtenir des bienfaits de sa Majesté, une gratification extraordinaire à titre de secours sur les fonds de l’Ordre, faveur dont il n’a pas encore joui, et qu’il espère de votre bonté avec autant de confiance que de respect ».

Le 9 juillet 1837, Christophe, propriétaire fait rédiger son testament par son notaire, sain d’esprit quoique retenu au lit par une maladie corporelle, fait au domicile du testateur en une chambre au rez-de-chaussée éclairée par une seule croisée sur un jardin en une maison sise rue des Maréchaux à Frouard. Notre ancien grenadier meurt le jour même, laissant son épouse Catherine, légataire universelle.

Selon la légende , commandant le dernier carré de la Vieille Garde à Waterloo et sommé de se rendre par le général Colville, le général Cambronne aurait répondu :« La garde meurt mais ne se rend pas ! », et devant l’insistance de l’anglais, il répondit par un mot de cinq lettres …

Publié par : plombieresinitiative | octobre 21, 2010

La retraite?????

L’incohérent prend sa retraite en se mariant ou en attrapant un rhumatisme.  Alphonse Allais

La retraite , qu’est-ce que c’est, sinon la permission officielle de rouiller.  Janine Boissard

Pour tout français, la retraite est le but suprême de l’existence. C’est avec joie qu’il envisage sa vie de vieillard. Mastiquer avec une mâchoire édentée semble être le comble de ses délices. Georges Mikes

On ne refait pas sa vie à soixante-quinze ans, non, mais on peut bien la commencer. Camille Laurens

L’homme qui est pessimiste à  45 ans en sait trop,  celui qui est optimiste après n’en sait pas assez. Mark Twain

Qui a la même vision du monde à vingt ans qu’à cinquante, a perdu trente ans de sa vie.  Mohammed Ali

La vieillesse est comparable à l’ascension d’une montagne. Plus vous montez, plus vous êtes fatigué et hors d’haleine, mais combien votre vision s’est élargie! Ingmar Bergman

Publié par : ds672 | février 15, 2011

La cantinière-vivandière de Bitche.

Bitche est une commune de l’extrême nord-est de la Moselle. Son histoire est associée à celle de sa citadelle autour de laquelle elle est bâtie. C’était une place forte et une ville de garnison au même titre que Metz et Thionville. Le Pays de Bitche, le Bitcherland, est situé au cœur du Parc Naturel Régional des Vosges du Nord, classé Réserve Mondiale de la Biosphère par l’UNESCO. Marie Anne Valdenaire y est née en 1788 de Jean Thiébaut,  lieutenant des douanes, originaire de Ventron, et de Marie Barbe Jamet.

Elle épouse, très jeune, un sergent-major de la Garde impériale nommé Hess, d’origine belge. La cantinière Marie Anne  et le soldat Hess participent à la campagne de Russie de 1812 où, tout va bien jusqu’à Smolensk, fin août. Au delà de cette ville, le ravitaillement devient difficile. Un jour, au camp on constate la disparition de la cantinière, de ses commis et des quatre voitures. Ils reviennent une semaine plus tard… la disparue et ses aides sont allés chercher des vivres dans la campagne environnante.

Plus tard, suite à l’incendie de Moscou début septembre et la retraite qui commence le 18 octobre, Marie Anne, dite maintenant “la Moscovite”,  rend de grands services. Avec les vivres qui remplissent ses quatre voitures, elle permet à de nombreux soldats de s’alimenter. Trois de ses charrettes parviennent à franchir la Bérézina, fin novembre, la quatrième tombant dans la rivière.

Après la chute de Napoléon, elle suit son mari en Belgique, mais épuisé par ses campagnes, il meurt quelques mois plus tard, laissant Marie Anne Mère avec un jeune enfant. L’ancienne vivandière se retrouve sans ressources et elle revient en France dans la Haute-Marne.

C’est dans ce département qu’elle épouse le capitaine Nicolas Naudet, originaire de Hortes,  qui est aussi un « fougueux bonapartiste ». Rayé des cadres de l’armée, celui-ci vient à Saulxures où, Jean Thiébaut Géhin, parent de son épouse, lui procure du travail dans sa manufacture. Puis l’ex-capitaine  se rend à Bar-le-Duc, où le général Jacquemin, qu’il a connu aux armées, accepte de l’employer, dans la petite industrie qu’il a créée.

Après les Trois Glorieuses et la chute de Charles X en 1830, tous deux reprennent du service dans l’armée. Lui, lieutenant au 63ème régiment d’Infanterie de ligne, dont son frère est major, et elle, cantinière et ils partent pour la campagne d’Algérie en 1835.

En 1842, à l’heure de la retraite, le capitaine Naudet vient habiter Ventron, où son Marie Anne, la Moscovite, décède le 13 novembre 1852.Veuf, le nouveau médaillé de Saint-Hélène,  se remarie le 28 avril 1859 à Cornimont où il termine sa vie.

Visitez :http://www.histoire-empire.org/articles/cantiniere/femmes_aux_armees_de_napoleon.htm

Publié par : plombieresinitiative | octobre 22, 2010

Perles du BAC

Le Mont Blanc est à 4 807 mètres au dessus du niveau de la mer, sauf quand la mer monte.

    

Quand on l’a brûlée [ndlr : Jeanne d’Arc], les gens ont senti une odeur de sainteté.

Les pauvres s’appelaient sans-culottes car ils n’avaient pas les moyens de s’acheter un slip.

La meilleure pièce de Molière est “L’Ami Zantrope”.

 

En France, il est interdit d’arrêter quelqu’un en son absence.

Dans notre société, le premier motif de l’alcoolisme est la boisson.

Socrate a été contraint de se suicider lui-même.

Une racine carrée, en fait, n’est pas vraiment une racine et n’est pas de forme carrée

On mesure les longueurs avec trois unités : le mette, le centimette, et le millimett

Un cercle est une figure en forme de rond-point.

L’acte d’avaler s’appelle l’engloutition.

Un ion à charge négative est un onion.

La loi de la pesanteur montre que c’est toujours le plus gros qui gagne toujours.

Le mercure est un liquide qui a la particularité d’être solide.

Les quatre points cardinaux sont la droite, la gauche, le bas et le haut.

La France compte 60 millions d’habitants, dont beaucoup d’animaux.

Un bras de mer est un bout de mer en forme de bras.

Publié par : ds672 | mars 3, 2011

Un Bouchon de Vaucouleurs.

Vaucouleurs est un village du nord meusien, patrie de Jeanne Bécu, plus connue sous le nom de madame du Barry, dernière favorite de Louis XV. Jacques Fulgence Bouchon y est né, le 1er janvier 1769, de Jacquard, marchand et de Rose Bailly.

Jacques entre au ci-devant Régiment du Roi Infanterie comme soldat, le 20 janvier 1789, puis au 1er bataillon des Vosges, futur 56ème régiment de Ligne, le 28 août 1791. Faisant toutes les campagnes de la Révolution et de l’Empire, il atteint le grade de capitaine, le 25 septembre 1811.

Le 6 janvier 1793, Jacques est blessé d’un coup de baïonnette au tibia droit et d’un coup de sabre au côté gauche : « l’armée prussienne fendit sur l’avant-garde de l’armée du Rhin, cantonnée à Hokeim, bourg situé entre Mayence et Francfort. L’ennemi, déjà maître de la porte de Francfort, tourne le bourg et se présent pour s’emparer de celle de Mayence. Le citoyen Bouchon alors caporal de Canonniers était de garde à cette porte avec deux pièces de campagne. Aidé de deux de ses camarades, il tire à mitraille sur l’ennemi et l’arrête. Vainement  les prussiens vinrent plusieurs fois à la charge pour prendre ce poste ; par un feu continuel il les tint toujours, rendit nuls tous leurs efforts. Par son courage et sa présence d’esprit il favorisa la retraite des quatre mille hommes qui surpris auraient été forcés de mettre bas les armes ».

Le 7 août 1811, l’Empereur et Roi, en Grand-Conseil, nomme le capitaine Bouchon chevalier de l’Ordre royal de la Légion d’honneur, témoignage de bienveillance de Sa Majesté Impériale et Royale, et de la reconnaissance de la Nation.

Le 5 mai 1812, le capitaine de la 3ème compagnie du 3ème bataillon du 56ème régiment de ligne demande et obtient sa retraite pour les motifs suivants: « atteint d’un coup de feu (le 21 mai 1809, à Essling, où le maréchal Lannes est blessé mortellement) qui a fracturé l’arcade sourcilière gauche d’où résulte l’affaiblissement de l’œil du même côté. Il est de plus affecté de rhumatismes chroniques qui ont résisté à l’usage des eaux thermales, et d’une catarrhe vésicale chronique, suite des fatigues de la guerre ».

Jacques Fulgence se retire à Neufchâteau, mais il rentre au service, le 4 octobre 1813, comme chef de bataillon au 1er régiment de la Garde Nationale des Vosges, dont il sera licencié le 23mai 1814. Le valcolorois décède dans cette ville, le 28 mai 1831, à l’âge de 62 ans.

 

Publié par : granrubieres | janvier 6, 2011

Une Baba de Remiremont.

Solange Terrason-Duvernon est née le 30 juin 1905 à Remiremont d’Alphonse Raoul, peintre, et de Marthe Chevalier, professeur de piano.

Très jeune, Solange « monte » à Paris pour être comédienne. Elle commence par écrire et faire jouer un conte lyrique en 3 actes, Les deux fous, donné à Paris, salle de Géographie, les 5 et 6 juin 1926. Cette même année, elle débute dans le journalisme, à L’Intransigeant, grâce à Paul Bourget, et publie un recueil de poèmes, Entre quatre murs, aux éditions Paul Sénac.

Vers 1930, elle se lance dans la chanson sous le pseudonyme Sidonie Baba. C’est une chanteuse dans tous les sens du terme, à la fois compositeur, parolière et interprète ; Sidonie se produit dans de nombreux cabarets parisiens des deux rives, au « Jockey » à Montparnasse et chez Suzy Solidor, 12, rue Sainte-Anne, aux côtés de Marianne Oswald.

Dans cette même rue, elle crée à son tour son propre établissement, « L’heureuse galère », un cabaret grand comme sa main qui est petite. Pendant l’occupation, elle continue à le faire fonctionner malgré les tracasseries de l’époque. On s’y éclaire à la chandelle. Elle a un club de fidèles parmi lesquels Pierre Mac-Orlan et maître Isorni. Solange est une amie d’Edith Piaf, avec qui elle a créé une association pour encourager les débutants.

Elle publie à nouveau des poèmes en 1950, dont un recueil, Le Bonheur du Jour est illustré par Touchagues et préfacé par Mac-Orlan. Elle tombe dans l’oubli dans les années 50. Sidonie Baba a enregistré plusieurs 78 tours pour le compte de la firme Ultraphone. Parmi ses principaux succès : La folle des Champs Elysées, le Bal des trois chandelles, Le Jardin de mon père…

Sidonie Baba décède dans l’anonymat, le 12 janvier 1973, à l’Hôtel-Dieu de Paris, à l’âge de 68 ans ; elle est inhumée à Semaize-les-Bains, dans la Marne.

 

Publié par : granrubieres | novembre 5, 2010

Le lièvre et le hérisson.

Cette histoire va vous paraître un mensonge, et pourtant elle est vraie; car mon grand-père, de qui je la tiens, ne manquait jamais, quand il me la racontait, d’ajouter: « Il faut pourtant qu’elle soit vraie; sans cela on ne la raconterait pas. » Voici l’histoire, telle qu’elle s’est passée.
C’était dans une matinée d’été, pendant le temps de la moisson, précisément quand le sarrasin est en fleur. Le soleil brillait dans le ciel, le vent du matin soufflait sur les blés, les alouettes chantaient dans l’air, les abeilles bourdonnaient dans le sarrasin, et les gens se rendaient à l’église dans leur toilette du dimanche, et toutes les créatures étaient en joie, et le hérisson aussi.
Mais le hérisson se tenait devant sa porte; il avait les bras croisés, regardait couler le temps, et chantait sa petite chanson, ni mieux ni plus mal que ne chante un hérisson par une belle matinée de dimanche.


Tandis qu’il chantait ainsi à demi-voix, il eut l’idée assez hardie vraiment, pendant que sa femme lavait et habillait les enfants, de faire quelques pas dans la plaine et d’aller voir comment poussaient ses navets.

Les navets étaient tout près de sa maison, et il était dans l’habitude d’en manger, lui et sa famille; aussi les regardait-il comme lui appartenant. Aussitôt dit aussitôt fait. Le hérisson ferma la porte derrière lui, et se mit en route. Il était à peine hors de chez lui et il allait justement tourner un petit buisson qui bordait le champ où étaient les navets, quand il rencontra le lièvre, qui était sorti dans une intention toute semblable pour aller visiter ses choux.
Quand le hérisson aperçut le lièvre, il lui souhaita amicalement le bonjour. Mais le lièvre, qui était un grand personnage à sa manière, et de plus très fier de son naturel, ne rendit pas le salut au hérisson, mais lui dit, et d’un air extrêmement moqueur : « Comment se fait-il que tu coures comme cela les champs par une si belle matinée?

Je vais me promener, dit le hérisson.
Te promener ! dit en riant le lièvre; il me semble qu’il te faudrait pour cela d’autres jambes. »
Cette réponse déplut extraordinairement au hérisson; car il ne se fâchait jamais, excepté quand il était question de ses jambes, précisément parce qu’il les avait torses de naissance. « Tu t’imagines peut-être, dit-il au lièvre, que tes jambes valent mieux que les miennes?
Je m’en flatte, dit le lièvre.
C’est ce qu’il faudrait voir, repartit le hérisson; je parie que si nous courons ensemble, je courrai mieux que toi.
Avec tes jambes torses? tu veux te moquer, dit le lièvre; mais soit, je le veux bien, si tu en as tant d’envie. Que gagerons-nous?
Un beau louis d’or et une bouteille de brandevin, dit le hérisson.
Accepté, dit le lièvre; tope, et nous pouvons en faire l’épreuve sur-le-champ.
Non; cela n’est pas si pressé, dit le hérisson ; je n’ai encore rien pris ce matin; je veux d’abord rentrer chez moi et manger un morceau ; dans une demi-heure je serai au rendez-vous. »
Le lièvre y consent, et le hérisson s’en va. En chemin, il se disait : « Le lièvre se fie à ses longues jambes, mais je lui jouerai un tour. Il fait son important, mais ce n’est qu’un sot, et il le payera. »
En arrivant chez lui, le hérisson dit donc à sa femme : « Femme, habille-toi vite ; il faut que tu viennes aux champs avec moi.

— Qu’y a-t-il donc? dit la femme.
J’ai parié avec le lièvre un beau louis d’or et une bouteille de brandevin que je courrais mieux que lui, et il faut que tu sois de la partie.
— Bon Dieu! mon homme,
dit du haut de sa tête la femme au hérisson, es-tu dans ton bon sens ou as-tu perdu la cervelle ? Comment prétends-tu lutter à la course avec le lièvre?
— Silence, ma femme,
dit le hérisson; c’est mon affaire. Ne te mêle pas de ce qui regarde les hommes. Marche, habille-toi et partons ensemble.»
Que pouvait faire la femme du hérisson? Il fallait bien obéir, qu’elle en eût envie ou non.
Comme ils cheminaient ensemble, le hérisson dit à sa femme : « Fais bien attention à ce que je vais te dire. Nous allons courir dans cette grande pièce de terre que tu vois. Le lièvre court dans un sillon et moi dans l’autre, nous partirons de là-bas. Tu n’as qu’à te tenir cachée dans le sillon, et, quand le lièvre arrivera près de toi, tu te montreras à lui en criant: « Me voila! »

Tout en disant cela ils étaient arrivés; le hérisson marqua à sa femme la place qu’elle devait tenir et il remonta le champ. Quand il fut au bout, il y trouva le lièvre, qui lui dit : « Allons-nous courir?
— Sans doute,
reprit le hérisson.
En route donc. »
Et chacun se plaça dans son sillon. Le lièvre dit: « Une, deux, trois! » et partit comme un tourbillon, arpentant le terrain. Le hérisson fit trois pas à peu près, puis se tapit dans le sillon et y demeura coi.
Quand le lièvre fut arrivé à de grandes enjambées au bout de la pièce de terre, la femme du hérisson lui cria : « Me voilà! » Le lièvre fut tout étonné et s’émerveilla fort. Il croyait bien entendre le hérisson lui-même, car la femme ressemblait parfaitement à son mari.
Le lièvre dit : « Le diable est là pour quelque chose. » Il cria: « Recommençons; encore une course. » Et il courut encore, partant ainsi qu’un tourbillon, si bien que ses oreilles volaient au vent. La femme du hérisson ne bougea pas de sa place. Quand le lièvre arriva à l’autre bout du champ, le hérisson lui cria : « Me voila! » Le lièvre, tout hors de lui, dit : « Recommençons, courons encore.
— Je ne dis pas non,
reprit le hérisson; je suis prêt à continuer tant qu’il te plaira
Le lièvre courut ainsi soixante-treize fois de suite, et le hérisson soutint la lutte jusqu’à la fin. Chaque fois que le lièvre arrivait à un bout ou à l’autre du champ, le hérisson ou sa femme disaient toujours : « Me voilà ! »

A la soixante-quatorzième fois, le lièvre ne put achever. Au milieu des champs, il roula à terre ; le sang lui sortait par le cou, et il expira sur la place. Le hérisson prit le louis d’or qu’il avait gagné et la bouteille de brandevin; il appela sa femme pour la faire sortir de son sillon; tous deux rentrèrent très contents chez eux, et, s’ils ne sont morts depuis, ils vivent encore.
C’est ainsi que le hérisson, dans la lande de Buxtehude, courut si bien qu’il fit mourir le lièvre à la peine, et depuis ce temps-là aucun lièvre ne s’est avisé de défier à la course un hérisson de Buxtehude.
La morale de cette histoire, c’est d’abord que nul, si important qu’il s’imagine être, ne doit s’aviser de rire aux dépens d’un plus petit, fût-ce un hérisson; et, secondement qu’il est bon, si vous songez à prendre une femme, de la prendre dans votre condition et toute semblable à vous. Si donc vous êtes hérisson, ayez bien soin que votre femme soit hérissonne, et de même pour toutes les espèces.

Conte des frères Grimm.

Publié par : granrubieres | mars 27, 2011

histoire piquante.

Je suis petit et couvert de piquants, où me voyez-vous le plus souvent ?

Réponse : écrasé sur vos routes …

http://www.dailymotion.com/video/x5t9y4_histoire-qui-commence-mal_shortfilms

Publié par : ds672 | mars 9, 2011

Un Cajot de Montfaucon.

Montfaucon-d’Argonne est un petit village meusien dans la région de Verdun ; son monument commémore la victoire américaine, en 1918, lors de l’offensive d’Argonne ; il a été inauguré en 1937 par Albert Lebrun et Franklin Delano Roosevelt. Non loin de là, à une dizaine de kilomètres, dans la nécropole américaine de Romagne-sous-Montfaucon reposent plus de 14 000 jeunes soldats d’outre-Atlantique.

Nicolas Pierre Cajot est né, le 8 décembre 1768, de Nicolas, employé des fermiers du roy, au poste de Montfaucon et d’Anne Piedfer. Très jeune ! il entre en qualité de soldat, au 8ème régiment d’Infanterie de ligne, le 19 juin 1782, il est caporal le 12 août 1793 et sergent le 2 février 1799. Il fait les campagnes de la Révolution et de l’Empire du 1er mai 1792 jusqu’au 1er juillet 1807 où il est dans la Grande Armée, à 4ème compagnie du 3ème bataillon du 27ème régiment d’Infanterie.

A la fin de ce mois de juillet, son mémoire de proposition pour la solde de retraite est accepté : « a reçu deux coups de feu, le premier à la jambe droite, le second au bas-ventre, les douleurs qu’il éprouve, combinées avec celles rhumatismales, le gênent fortement ; il est affecté en outre d’un tremblement dans tout le corps et a la vue très affaiblie, effet chronique d’une fièvre de congélation après une chute qu’il fit dans l’eau d’où il fut retiré et obligé de garder ses vêtements tous glacés ».

Le sergent Nicolas Pierre Cajot est chevalier de l’Ordre royal de la Légion d’honneur, depuis le 24 septembre 1803.

Le retraité se retire à Nonancourt dans l’Eure où il décède, le 19 août 1825, laissant légataire universelle, sa veuve Flore Pélagie Chambert.


Cimetière et monument :

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichegalerie.php?idLang=fr&idGalerie=460

http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/page/affichelieu.php?idLang=fr&idLieu=2951

Publié par : ds672 | janvier 21, 2011

Un cuirassier de Bousse.

Bousse est un petit village sur la rive droite de la Moselle entre Metz et Thionville,  Blettange – son château – et Landrevange sont des annexes cette commune, tranquille et conviviale, essentiellement résidentielle de nos jours. André Evrard est né, le 31 juillet 1780, de Nicolas et de Madeleine Fritche de Landrevange.

André entre en service comme chasseur à cheval du 20ème régiment le 9 juillet 1801 ; il ne quitte plus ensuite les régiments d’élite, Dragons de la Garde, le 30 juin 1808, où il est nommé brigadier en 1812, maréchal des logis en 1813, puis il passe au 1er régiment de Cuirassiers de la Garde le 13 décembre 1815, faisant toutes les campagnes de ses régiments de 1806 à 1815.

Il reçoit un coup de sabre russe, le 10 juin 1807, au bras droit à la bataille de Heilsberg  et un coup de lance et un cheval tué sous lui à Montmirail, le 14 février 1814, pendant la campagne de France.

Le maréchal des logis Evrard est nommé chevalier de la Légion d’honneur, le 27 février 1814, prévenu par la lettre, trois semaines plutôt, de Bernard Germain Etienne de Laville-sur-Illon, comte de Lacépède, premier grand chancelier de l’Ordre.

Antoine écrit à son successeur, le 25 juin 1816, de Paris où il réside : « Monseigneur, j’ai l’honneur de vous exposer que je me trouve réformé depuis le 24 avril 1816 sans solde de retraite après avoir servi depuis le 9 juillet 1801 jusqu’au 24 avril 1816 et huit campagnes ; j’ai reçu deux blessures au bras et à la cuisse droite à Eylau (8 février 1807) et à Brienne (29 janvier1814 – erreurs ou autres blessures ?). Je suis marié et père de famille, je n’ai aucun revenu et ne peux me livrer au travail à cause de mes souffrances … le maire du XIème arrondissement de Paris soutient cette demande en précisant que la belle-mère d’André est aussi à charge … ».

André Evrard décède le 30 août 1852, à Verrières-le-Buisson, Essonne, laissant sa veuve Marie Thomas qu’il a épousée, en 1809, à Bousse.

Publié par : granrubieres | décembre 1, 2010

Le hérisson dans le brouillard.

En regardant, Le hérisson dans le brouillard, vous allez découvrir  l’univers poétique du cinéaste d’animation russe, Youri Norstein, né le 15 septembre 1941, à Andreievka, , au sud de Moscou. En 1959, il commence à étudier l’animation au Studio de cinéma Soyouzmoultfilm, où il travaille à partir de 1961. Son film d’animation Le Conte des Contes (1979) a été couronné meilleur dessin animé de tous les temps lors d’un festival à Tokyo en 2003.

Histoire de Hedgehog in the fog (1975):

Un hérisson et son ami l’ourson prennent chaque soir le thé et contemplent le ciel étoilé. Un jour en traversant un bois épais le hérisson se perd dans le brouillard. Alors débute une plongée dans un monde étrange et ténébreux, où le hérisson doit faire face tour à tour à des créatures inquiétantes comme le hibou et les chauves-souris, mais aussi lumineuses, voire féériques comme le cheval blanc. Entre réalité et rêve éveillé,  le Hérisson dans le brouillard nous entraine dans un monde étrange et merveilleux à l’atmosphère mystérieuse …

Ce film a reçu plusieurs prix que vous verrez au générique :

http://www.dailymotion.com/video/x4rqo6_le-herisson-dans-le-brouillard_shortfilms

Publié par : granrubieres | novembre 25, 2010

Petites têtes blondes plombinoises.

classe et année en passant le pointeur sur la photo:

Publié par : granrubieres | décembre 9, 2010

Nostalgie, quand tu nous tiens …

Publié par : plombieresinitiative | février 27, 2011

Sénèque…des mots qui nous parlent

« Ton premier devoir, le voici mon cher Lucilius : fais l’apprentissage de la joie…..Je veux que tu n’aies jamais manque d’allégresse. Je veux qu’elle foisonne en ton logis. Elle foisonnera, à condition d’être au dedans de toi-même.

Quand la gaîté est d’une autre origine, elle ne remplit pas le cœur ; elle ne déride que le front ; elle est frivole, à moins que tu n’estimes que le rire est preuve de joie.

L’attribut de l’âme est d’être alerte, assurée, dressée au-dessus de tous événements. Crois-moi, la véritable joie est chose sévère….

Disperse, foule aux pieds les splendeurs du dehors, les promesses de celui-ci, les profits à tirer de celui-là ; tourne ton regard vers le bien véritable ; sois heureux de ton propre fonds. Mais ce fonds, quel est-il ? Toi-même, et la meilleure partie de toi…

Voici de quoi t’étonner davantage : certains ont cessé de vivre avant d’avoir commencé »

Lettre 23 de lettres à Lucilius

Sénèque (Livre troisième)

« N’avoir que des amis dans tant de monde serait une grosse besogne ; l’essentiel est de ne pas avoir ce monde pour ennemi. Le sage ne provoquera donc jamais la colère des puissants. Il rusera avec elle, comme avec l’ouragan le marin…

Ainsi fait le sage. Il évite le dangereux contact de la puissance, ayant surtout bien soin de ne pas paraître l’éviter. C’est encore une condition de la sécurité que de ne pas y viser ouvertement ; car fuir, c’est condamner. »

Lettres à Lucilius

Publié par : plombieresinitiative | décembre 16, 2010

Blairotte écrit un poème

Notre belle blairotte est fatiguée des jalousies de son cher mari. Il la suit ou la fait suivre et pense qu’elle ne s’en rend pas compte. Comment ne pas le voir quand, dès qu’elle s’apprête pour sortir, il fait semblant de lire son journal et la regarde du coin de l’œil, l’air pincé et mauvais ?

Elle décide donc d’éviter toute confrontation directe et de lui écrire quelques mots gentils pour le tranquilliser et ne pas bafouer sa fierté de mâle.

Mon cher époux,
Arrête de me suivre à la trace
Mon amie renarde, dite La Rousse,
a aussi remarqué ton petit jeu.
Je dépense notre argent
Je me fais belle
Je coupe mon portable en ta présence
Je ne dors plus
J’ai creusé un semblant de terrier près du grand chêne
J’ai aiguisé mes griffes et les ai vernies
J’ai mis un petit ruban rose autour de chaque patte
Tout cela, c’est pour toi mon petit chéri
Fais- moi confiance car,
Tu ne peux pas te payer une épouse infidèle.

Ces quelques mots mis en évidence sur le mur indiquant « SORTIE », notre belle blairotte, claqua ses talons, ajusta on petit chapeau qui mettait en valeur son air coquin et fit semblant de sortir tranquillement.

En fait, elle espérait bien, que le temps qu’il lise son petit mot d’amour, il n’ait pas le temps de voir quelle direction elle prenait. « Que les hommes sont faciles à berner », chantonna-t-elle, le cœur léger et avide d’aventures.

Publié par : plombieresinitiative | décembre 11, 2010

Nos amies les chauve-souris

Les chauve-souris

« Depuis 1979, la convention de Bonn et la convention de Berne demandent aux États contractants d’assurer la protection de toutes les espèces de chauves-souris décrites dans les annexes, ainsi que la protection des gîtes de reproduction et d’hibernation.

  • Les chauve-souris ne mordent pas, elles ne sont pas aveugles et ne construisent pas de nid. Elles utilisent les gîtes naturels ou artificiels (combles, clochers, ponts, arbres creux,etc.) et ne modifient pas le gîte qu’elles trouvent.

  • Une chauve-souris a un chauve-souriceau par an et le plus souvent un tous les deux ans. Elle nait nue et aveugle. La maman accouche la tête en bas et le petit doit s’accrocher de lui-même sinon il tombe par terre et risque la mort.

  • Les femelles élèvent les petits sans les mâles et ces derniers sont gardés par d’autres femelles pendant que les mamans chassent; maman et souriceau se reconnaissent à l’odeur.

La chauve souris vit la nuit. Elle se dirige  grâce à des cris très aigus, qui lui reviennent lorsqu’ils frappent un obstacle. Ceci la renseigne sur la distance et l’origine de cet obstacle et lui permet donc de l’éviter. Pendant le jour, elle se repose dans les arbres creux, les grottes, sous les écorces ou dans les bâtiments.

Elle s’y suspend la tête en bas et dort toute la journée.

On estime que 90% des effectifs de chauve-souris ont été anéantis ces 50 dernières années.


Les insectes, principale source de nourriture des chauves-souris sont de moins en moins nombreux en raison, entre autres, des pratiques agricoles intensives et de l’usage de pesticides.

En savoir plus pour les protéger ??

http://www.cren-lorraine.com/fr/site-chauves-souris-45.html

http://www.bestioles.ca/mammiferes/chauve-souris.html

Un « hôpital » pour chauve-souris en Australie. Un hôpital qui fait un travail formidable.

Thank you for the authorisation to publish your photos and hello from France!

http://www.tolgabathospital.org/about_visitor.htm

http://www.cpepesc.org/Connaitre-et-proteger-les-chauves.html

http://www.museum-bourges.net/chauve-souris.php?ID=28

Pour de jolis cadeaux, visitez ces sites:

http://www.wildcardart.com.au/Wildlife_Prints/wildlife_prints.html

http://www.tolgabathospital.org/shopping_cards&stickers.htm

Publié par : plombieresinitiative | janvier 28, 2011

Blairotte et son hérisson

Blairotte et son hérisson

Un réveil plutôt maussade, le froid, le gel, la grisaille, la litière à changer, son blaireau assoupi et devenu paresseux, en d’autres mots : il était temps de prendre l’air et d’essayer de se réconcilier avec  Le monde.

Elle décide donc de se rendre en ville, de s’acheter un petit quelque chose et d’être gentille avec tous les êtres qu’elle allait rencontrer.

« Bonjour  mon amie » dit-elle à sa copine rousse de renarde

« Bonjour mon ami » dit-elle à son copain gris de rat des champs

Ayant enfin atteint la lisière du champ qui sépare la forêt de la route, oh combien dangereuse pour notre brave animale, elle aperçoit une petite boule hérissée tremblotante et gémissante.

« Hé toi, le p’tit’, comment t’appelles-tu ? »

« Moi ? Passe ton chemin, j’ai déjà assez peur comme ça et je ne parle à personne que je ne connais pas », hoqueta la boule dont elle ne vit pas les petits yeux enlarmés.

« Mais, je suis ton amie, n’aie pas peur » répondit-elle heurtée par tant de manque de confiance

« Je suis Hervé, le hérisson bébé orphelin »

« Mais mon poussin, tu as froid et tu as peur, viens avec moi » répondit-elle, gentille et le cœur fondant

« Je suis perdu et j’ai peur » répondit-il

Blairotte s’approcha de la petite boule et lui lécha le museau glacial.

« Je l’adopte » dit-elle à voix haute

Après tout, ses poils, si on peut dire, sont une fourrure piquante, c’est tout. Je ne peux pas laisser ce petit mourir de peur et de solitude. Elle l’adopta donc sur le champ.

« Viens avec moi à la boulangerie et après, tu rentreras chez moi au chaud ».

Ils trottèrent donc jusqu’à la boulangerie  et attendirent patiemment  dans la file d’attente.

Le bébé hérisson hérissé et la blairelle  avide de bontés car elle venait d’adopter un nouvel être, quand bien même très différent de ses petites boules de poils, tendit la patte, son tour venu, vers deux petites brioches au beurre enfarinées.

La boulangère, si affable d’habitude, la toisa d’un œil sévère

« Je vous sers mais pas lui » dit-elle en crucifiant de ses yeux irrités notre petite boule, « il est trop hérissé, il est laid, c’est de mauvais augure »

Notre bonne mère adoptive se sentit rougir car, il faut le dire, la petite boule  qui avait sorti ses armes de guerre pointues pouvait faire peur.

Elle le prit sans hésitation dans ses pattes poilues, lui lécha les minuscules larmes qui recommençaient à couler abondamment et sortit de chez la boulangère courroucée.

« Tu n’es pas très beau, tu piques mais je t’aime mon petit, alors, allons ailleurs. Inutile d’argumenter, les gens cons sont des gens cons ».

Kris

Publié par : granrubieres | décembre 31, 2010

Et la santé surtout …

Que vous souhaiter de mieux!

Une parfaite santé pour vous et vos proches,

De la prospérité et de la passion dans vos activités,

De l’amour autour de vous durant toute l’année,

Passez une très Bonne Année 2011

L’équipe de Plombières Lorraine Initiative

 

Publié par : granrubieres | février 4, 2011

Le hérisson de mamie mange un bonbon.

http://www.youtube.com/watch?v=7BtMD5uKS30

Publié par : ds672 | mars 30, 2011

Une dame de Metz.

Marie Louise Olry est née, le 12 mars 1850, du capitaine Henry Victor, commandant au 5ème régiment de lanciers en garnison à Compiègne, et de Marie Emma Georges des Aulnois, au domicile de ses parents, rue du Portenseigne à Metz.

En 1899, elle épouse, Anatole Benoit Durand de Distroff, avocat à la cour, dans cette ville d’Alsace-Moselle annexée depuis la guerre de 1870-71 contre l’Allemagne.

Le 1er décembre  1932, le préfet de la Moselle, Calixte Geay, écrit d’elle :

Femme de grand cœur, Madame de Distroff joue, depuis plus de 60 ans, un rôle social et patriotique des plus importants dans la vie Messine.

Les ouvrières malades, les pauvres, les orphelins doivent à ses initiatives et son dévouement personnels d’innombrables soulagements.

Durant les longues années d’annexion, madame de Distroff a non seulement assumé avec les “Dames de Metz” l’entretien des tombes des soldats français morts en 1870, mais encore maintenu l’amour de le France par le développement d’une bibliothèque populaire, dont les livres diffusèrent sans cesse le pensée française.

L’autorité allemande l’expulsa au Luxembourg dès la déclaration de guerre en 1914 et ne cessa de la faire surveiller.

Infatigable, elle organisa, dès novembre 1918, le « Foyer du soldat de Metz ». Tous les jours depuis deux ans, elle s’est consacrée à l’organisation matérielle de cette œuvre.

La distinction sollicitée pour madame de Distroff récompenserait une vie de dévouement à la cause française.

Par décret du 22 décembre 1933, madame Durand de Distroff, présidente des  Dames de Metz, trésorière de l’Œuvre des Ouvrières pendant 25 ans et présidente de l’Œuvre des Orphelins de Saint-Joseph depuis 30 ans, est nommée – fait très rare pour une femme – chevalier de Légion d’honneur par le Grand Chancelier de l’ordre. La décoration lui est remise par le général de division de Vaulgrenant, gouverneur militaire et commandant la 6ème région de Metz.

Elle s’éteint en décembre 1956 … « Elle avait soigné les blessés puis assisté les mourants pendant le siège, puis entretenu les tombes du cimetière de Chambières … elle avait mangé le pain noir et gluant du siège dont on nous montrait un morceau au musée de la Princerie. Elle avait vu l’aristocratie et la fortune abandonner la ville, les salons se fermer, les fiancés et les cousins s’éloigner. Avec des rares familles de son milieu, elle était restée, précisément pour que les coiffeurs, les clercs de notaire et les merciers qui débarquaient à la gare avec des gravures de Detaille, roulées sous le bras ne se sentissent pas trop seuls dans l’hiver de l’annexion»

Découvrez ou retrouvez « les dames de Metz » par François Roth :

http://documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/33931/ANM_2004_175.pdf?sequence=1

Publié par : ds672 | mars 25, 2011

La première légionnaire.

Angélique Marie Josèphe Duchemin est née, le 20 janvier 1772, à Dinan, Côtes d’Armor, fille et sœur de soldats engagés dans les armées révolutionnaires. Elle épouse, à Ajaccio en 1789, un soldat nommé André  Brulon, et le suit avec son régiment, le 42ème de ligne en Corse. Après les morts rapprochés de son mari puis de son père, elle décide, à 20 ans, de rester au sein du régiment, où elle devient caporal, caporal-fourrier, puis sergent-major.

Elle combat au siège de Calvi, en Corse, qui opposent les français aux anglais, parmi lesquels figure Nelson, futur amiral vainqueur à Trafalgar, qui est blessé à l’œil lors d’un assaut. Ce siège se termine le 10 août 1794, après 45 jours de combat, par une victoire des anglais et une ville dévastée par 24 000 boulets.

Angélique s’illustre lors de la défense du fort de Gesco, le 24 mai 1794, comme en témoignent les commentaires de ses compagnons de guerre : « Nous soussignés, caporal et soldats du détachement du 42e régiment, en garnison à Calvi, certifions et attestons que, le 5 prairial an II, (24 mai 1794), la citoyenne Marie Angélique Josèphe Duchemin, veuve Brulon, caporal fourrier, faisant fonction de sergent, nous commandait à l’affaire du fort de Gesco; qu’elle s’est battue avec nous avec le courage d’une héroïne; que les rebelles corses et les Anglais ayant chargé d’assaut, nous fûmes obligés de nous battre à l’arme blanche ; qu’elle a reçu un coup de sabre au bras droit et, un moment après, un coup de stylet au bras gauche, que nous voyant manquer de munitions, à minuit, elle partît, quoique blessée, pour Calvi, à une demi-lieue, où, par le zèle et le courage d’une vraie républicaine, elle fit lever et charger de munitions environ soixante femmes, qu’elle nous amena elle-même escortée de quatre hommes, ce qui nous mit à même de repousser l’ennemi et de conserver le fort, et qu’enfin nous n’avons qu’à nous louer de son commandement ».

En novembre 1797, âgée de 25 ans, ses blessures graves mal soignées la poussent à déposer une demande d’entrée à l’Hôtel des Invalides où elle n’est acceptée que 7 ans plus tard. Elle est la première femme à y être admise, avec le grade de sous-lieutenant[]. Elle reste toute sa vie aux Invalides, prenant diverses responsabilités comme gérante du magasin d’habillement. Célèbre à l’époque, elle reçoit la visite de nombreuses personnalités politiques et militaires mais refuse systématiquement de voir Napoléon qu’elle accuse d’être le responsable de la mort de son mari.

Par décret du 15 août 1851 du ministère de la guerre, le sous-lieutenant d’infanterie, Angélique Marie Josèphe Duchemin, veuve Brulon, est nommée chevalier de la Légion d’honneur ; les insignes lui sont remis par le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III.

La première femme légionnaire décède, le 13 juillet 1859, aux Invalides, où reposent les cendres de Napoléon, dans la chapelle Saint-Jérôme depuis 1840, avant de rejoindre la crypte en 1861.

Publié par : ds672 | mars 14, 2011

Hérisson légionnaire.

Antoine Pierre Hérisson est né, le 8 avril 1776, à Paris, de Pierre et Thérèse Navellie. Très jeune, touché par la fibre révolutionnaire, il est volontaire, le 19 décembre 1792, dans le 13ème bataillon des Fédérés.

Caporal, puis fourrier, puis sergent, le 17 septembre 1793, le bataillon est intégré à la 71ème demi-brigade (infanterie de ligne) où il est nommé sergent-major, le 23 octobre 1795. Son régiment, lors de la réorganisation de 96, devient la 92ème demi-brigade, où il passe sous-lieutenant, le 16 mai 1800, puis 92ème régiment de ligne où il est nommé lieutenant, le 1er octobre 1806, puis capitaine, le 14 octobre 1811.

Notre fantassin Hérisson est continuellement en campagne, dans toute l’Europe, avec la République puis l’Empire. Il est blessé d’un coup de feu à la jambe gauche, au blocus de Maastricht, en 1793, puis à la jambe droite, en Italie, en 1801, puis par un biscaïen, en 1812 lors de la campagne de Russie.

Le capitaine Antoine Pierre Hérisson est nommé chevalier de la Légion d’honneur, le 3 décembre 1813, puis retraité, il est promu officier, l’année suivante, le 15 mars 1814. Retiré à Agen, place du Marché au Blé, il y décède, le 29 septembre 1827, dans sa 52ème année.

Le site de la Légion d’honneur mentionne 16 Hérisson et celui de Mémoire des Hommes, 46 Hérisson, nés fin XIXème siècle, « morts pour la France », bien trop jeunes…

Publié par : ds672 | avril 27, 2011

L’Aigrette de Châtel.

Claude Henry Aigrette est né, le 15 juillet 1770, dans la ville de Châtel-sur-Moselle, arrondissement d’Epinal, département des Vosges, du sieur Gabriel, marchand et d’Anne Durand ; baptisé le lendemain, il a pour « parein » son frère Maurice, et pour « mareine »  Anne Gerbaut, fille de feu Gerbaut, avocat à la Cour.

Claude Henry entre en service au 2ème bataillon des Vosges, le 27 août 1791, en qualité de caporal et il est nommé sergent-major, le 11 avril 1792. Il est ensuite incorporé à la 94ème ½ brigade, devenue 94ème régiment de ligne, le 12 septembre 1796, régiment dans lequel, il passe successivement, sous-lieutenant, le 11 janvier 1799, lieutenant, le 18 octobre 1800, et capitaine, le 22 décembre 1804.

Pendant la durée de son service comme sergent-major, il a continuellement porté le drapeau de son bataillon et l’a vigoureusement défendu contre l’ennemi aux affaires qui eurent lieu à Menin et Wattignies les 13 septembre  et 16 octobre de l’année 1793. Il fait toutes les campagnes de la République et de l’Empire, participant notamment aux batailles d’Iéna, d’Austerlitz, de Friedland et, en Espagne, de Talavera de la Reina, le 28 juillet 1809, où il est grièvement blessé, ce qui entrainera sa mise à la retraite. Voici ce qu’écrit, une année plus tard, le commandant du régiment, après avis du chirurgien major :

« Cet officier est hors d’état de pouvoir continuer ses services par suite d’un coup de feu (biscaïen) qui a traversé la jambe gauche avec fracture du tibia et forte lésion des muscles et a produit une cicatrice étendue adhérente avec l’ankylose complète de l’articulation du genou, raccourcissement et atrophie de cette jambe ; le même biscaïen a traversé aussi la jambe droite avec fracture complète du tibia et destruction des muscles, suivie de gangrène et de plusieurs dépôts, a produit l’exfoliation du tibia et quatre cicatrices étendues, adhérente ankylose complète du genou et atrophie de la jambe, d’où résulte la perte totale des deux extrémités inférieures. Ces blessures ont forcé cet officier de rester un an dans le lit, ce qui a occasionné une escarre gangréneuse à la face postérieur du sacrum. La chute de cette escarre a fait exfolier une portion de cet os, et produit trois cicatrices profondes et adhérentes qui gênent tous les mouvements. Le tout réuni met cet officier dans la stricte nécessité d’avoir un domestique pour se faire habiller et déshabiller. »

Par décret impérial, signé de Lazare Carnot, comte d’Empire, alors ministre de l’Intérieur, le capitaine de voltigeurs, Claude Henry Aigrette est nommé chevalier de la Légion d’honneur, le  16 septembre 1810.

Claude Henry est mis en retraite, le 27 septembre 1811, et se retire dans son village natal, où il décède, le 18 mars 1824, laissant son épouse Marie Elisabeth Guyot et une enfant, née le 16 août 1815 , Luce Henriette Anne …

Publié par : ds672 | mai 5, 2011

Louis Emond d’Ambly en Meuse

Ambly-sur-Meuse est un petit village, de moins de 300 habitants, à 16 km au sud-est de Verdun, en Meuse. Louis Emond y voit le jour, le 29 août 1773, de François et de Jeanne George, dans une famille de paysans.

Louis ne suit pas la voie de ses parents et s’engage, le 28 août 1791, dans le bataillon de la Meuse. Il est caporal, le 20 avril 1793, à la 71ème ½ brigade de ligne, régiment qui va intégrer la 92ème ½ brigade, où on le retrouve sergent-major, le 30avril 1795. Ce régiment devient le 92ème régiment de ligne, Louis est alors sous-lieutenant en septembre 1799, lieutenant en mars 1804, puis capitaine-adjudant-major en avril 1807. Il prend rang de chef de bataillon, le 7 septembre 1811, au 5ème régiment de tirailleurs de la Garde impériale.

 Louis Emond est blessé de plusieurs coups de fusil, à la jambe gauche près de Cassano en Italie le 5 novembre 1799, au pied droit à Sacile en Italie le 16 avril 1809 et au bras droit à Wagram le 6 juillet 1809, deuxième jour de la bataille.

 

Pour toutes ses campagnes continelles à partir de 1792 et sa bravoure au combat, le chef de bataillon Emond est nommé chevalier de l’Ordre royal de la Légion d’honneur, le 17 juillet 1809.

 

Lors la campagne de Russie, il est fait prisonnier de guerre, le 10 décembre 1812 et les russes ne le libèrent que, le 27 octobre 1814. La fin de l’Empire est proche et la carrière de Louis aussi. Il prend sa retraite dans son village natal, dont il sera maire et décède, célibataire, le 23 mars 1844, laissant ses biens à Christienne George, veuve de son frère Simon.

Publié par : ds672 | mai 12, 2011

Un “cul muche” nommé Rémy.

Montplonne est un petit village, de moins de 200 habitants, à une dizaine de km au sud-est de Bar-le-Duc, dans le département de la Meuse. Le Patrimoine de France y répertorie un site archéologique des menhirs de « Champ Alouette » et « le Corrois » et le dolmen du Ruissard. Rémy Collot y voit le jour, le 24 septembre 1760, de Rémy, manouvrier, et de Françoise Martin.

Rémy s’engage dans les armées du roi, le 31 janvier 1779, comme dragon au régiment du Languedoc, qui devient le 6ème régiment de chasseurs à cheval avec la Révolution. Brigadier en 1791, maréchal des logis chef en 1793, sous-lieutenant en 1797 et lieutenant, le 16 avril 1809, il fait avec son régiment  les campagnes de 1792 à 1809 et montre son intrépidité dans toutes les affaires , tout en recevant beaucoup de coups comme tout chasseur à cheval qui se respecte …

Dans une reconnaissance près de Valmy, en Champagne, en rencontrant un convoi escorté par un parti ennemi, il le charge et s’en empare. A la bataille de Gosselies, près de Fleurus, le 1er juin 1794, il est blessé d’un coup de biscaïen qui lui laisse une cicatrice à la partie antérieure de l’épaule gauche dont il souffre continuellement surtout aux changements de temps. Le 1er juin 1796, à l’affaire d’Altenkirchen, il est blessé de plusieurs coups de sabre au bras gauche et à la tête, en s’emparant d’une pièce de canon, la blessure à la tête provoque  fréquemment un vif mal de tête qui le met souvent hors d’état de faire son service.

Le 20 décembre 1809, cet officier chargé d’une reconnaissance sur l’ennemi, en avant de Wells en Autriche, reçoit l’ordre de fouiller un village près de cette ville, y trouve une grande garde, la met en fuite, entre dans la ville, s’en empare et fait 40 prisonniers. Puis il se rend maître du pont et, malgré le feu de l’ennemi, il s’empresse de le couper et le conserve, permettant au régiment d’arriver ainsi qu’à un bataillon d’infanterie légère, ce qui force l’ennemi à déloger de la position.

Il se distingue, le 8 mars 1809 à la bataille de la Piave en Italie, dans la charge que fait le régiment tant sur l’artillerie que la cavalerie, étant coupé par un bataillon d’infanterie, il préfère malgré le feu que l’on fait sur lui, entreprendre de sauter un fossé plutôt que de se rendre, mais il est dans le mouvement culbuté sous son cheval où il se trouva tellement « froissé » qu’il ne doit son salut qu’à deux chasseurs qui viennent l’en retirer… Il est mutilé par un escadron ennemi et laissé, sur le champ de bataille, pour mort, précise le chirurgien.

Depuis cette époque, il est entièrement hors d’état de faire son service, ce militaire est aussi affecté de goutte, toutes ces infirmités sont des suites des fatigues de guerre, conclut monsieur Corbier, officier de santé au dit Corps.

Le lieutenant Rémy Collot est nommé chevalier de l’Ordre royal de la Légion d’honneur, le 30 mai 1809 ; il s’est alors retiré à Saudrupt, non loin de son village natal, où il décède le 2 décembre 1820.

 

 

 

Publié par : ds672 | avril 19, 2011

Oeutrange n°2: l’incendie.

Voici des articles de journaux sur l’incendie d’Oeutrange, du 6 mai 1833, pour découvrir la solidarité de nos ancêtres … nous n’avons rien inventé avec le plan ORSEC …

Article paru dans le journal « L’indépendant de la Moselle », le 13 mai 1833 :

Un violent incendie a éclaté dans la commune d’Oeutrange, le 6 de ce mois, et a détruit en partie 47 maisons avec le mobilier qu’elles renfermaient. 

Les pertes sont évaluées approximativement à 102 395 fr. 

Les victimes de ce malheureux événement sont au nombre de 215, la plupart sans asile, et dans l’indigence la plus absolue. 

Toutes Ies maisons couvertes en tuile ont été respectées ; celles en chaume ont été , au contraire, la proie des flammes , trois seulement avaient été assurées. 

Puisse un pareil exemple engager les propriétaires à renoncer aux couvertures de paille et d’esselius ou bardeaux.

Jusqu’à ce moment tout porte à croire que ce malheureux événement est l’effet d’un accident, et que la malveillance n’y est pour rien.

Nous donnerons les détails dans le 1er. Numéro.

Article annoncé qui parait le 15 mai :

Le 6 mai, entre huit et neuf heures du matin la ville de Thionville fut mise en émoi par une forte et épaisse fumée que les habitants virent s’élever de derrière la côte de Guentrange, dans la direction du nord. La gendarmerie fut envoyée dans cette direction ; en attendant son retour, M. le maire de la ville fit prévenir la compagnie des sapeurs-pompiers de se tenier prête à se rendre au premier signal sur les lieux du sinistre, s’il y en avait un. De son côté, M. le commandant de la place s’empressa de mettre un détachement de la garnison à la disposition de l’autorité civile.

Avant le retour des gendarmes, le bruit sepandit en ville, que le village d’Oeutrange était en flammes. Aussitôt le sous-préfet donna des ordres pour le départ des secours, et se rendit lui-même sur les lieux, où, en arrivant, il trouva déjà 47 maisons presqu’entièrement consumées. Peu après arrivèrent les pompes, un détachement du 9e  léger. Ces secours furent aussitôt mis en action, sous la direction de M. le maire de la ville et de son 1er. adjoint; en un instant, on parvint à se rendre maître du feu et à le concentrer dans son foyer, malgré le fort vent du nord-est, qui faisait craindre un plus grand développement.

Cet incendie, dont on ne connaît pas encore la véritable cause, mais qui, d’après l’instruction que M. le juge d’instruction et le substitut du procureur du roi firent à l’instant, paraîtrait ne pouvoir être attribué à la malveillance, a réduit à la plus affreuse misère 49 familles. La rapidité du feu a été telle, que ces malheureux qui, pour la plupart, étaient occupés aux travaux de la campagne, n’ont pu sauver que ce qu’ils avaient sur le corps, le reste a été la proie des flammes : heureusement personne n’a péri. La perte est évaluée à 102 395 fr. Deux maisons seulement étaient assurées.

A la suite de ce spectacle déchirant, il a été consolant de voir la générosité avec laquelle les propriétaires des maisons préservées, se sont empressés d’accueillir leurs concitoyens malheureux. Le lendemain matin, 1600 livres de pain ont été envoyées de Thionville, pour les premiers besoins des victimes.

Une souscription a été ouverte à la mairie de Thionville. M. le sous-préfet adressa une circulaire à MM. les maires de l’arrondissement, pour les prier d’imiter l’exemple de Thionville.

Dans cette déplorable circonstance, M. Dérobe, architecte, le maire d’Oeutrange, les curés de Hettange et de Veymerange , le sieur Schweitzer, menuisier, et Varel, de Fontoy, ont pu , après bien des efforts, garantir la nouvelle maison d’école , le presbytère et l’église et ensuite le reste du village. Ils ont été bien secondés par les douaniers des brigades de Kanfen et de Volmerange dirigés par le lieutenant d’ordre Belval, accourus au premier bruit de l’incendie et notamment par le hussard Mouson, en congé à Kanfen, qui mérite une mention toute spéciale, pour son courage et les services qu’il a rendus. Il convient aussi de citer la conduite digne d’éloge de MM. Les maires de Garche, de Hettange et de M. Audry de Cattenom, qui sont accourus au secours avec des détachements de la garde nationale de leurs communes.

La conduite du détachement du 9e léger a été admirable sous le rapport de l’ordre et de l’empressement avec lesquels tous les hommes ont été utilisés; mais on doit des éloges particuliers au sergent de carabiniers Raisin, décoré, qui a donné l’exemple du plus grand dévouement. On regrette de ne pas connaître le nom du brigadier de lanciers qui s’est également distingué. Le piquet de lanciers ainsi que les brigades de gendarmerie de Roussy et de Thionville, ont bien rempli leurs devoirs.

La compagnie de sapeurs-pompiers, par son dévouement et son habileté à diriger les travaux propres à arrêter les progrès du feu, a été digne de sa réputation ; leur commandant, M. Albert, cite avec éloge le sergent Barny, les caporaux Arsant , Linck et Michel ; nous devons ajouter le nom du sapeur Fristot, qui a déjà obtenu une médaille. Tous se sont assuré la reconnaissance des habitants d’Oeutrange, de même que MM. le maire et le 1er. adjoint de la ville de Thionville, qui ont été bien secondés par M. Raulet, commis de la direction des postes.

Nous apprenons avec plaisir, que MM. les sous-officiers de la garnison de Thionville, se proposent de donner incessamment, au profit des incendiés, une représentation sur le théâtre de cette ville. Une pareille conduite de la part de militaires français, n’a rien d’étonnant.

Le conseil municipal d’Oeutrange s’est réuni dès le lendemain pour prévoir des emplacements pour parquer le bétail et des coupes de bois pour reconstruire le village …

Nos remerciements aux archives de Thionville

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié par : ds672 | avril 17, 2011

Oeutrange n°1: le légionnaire Larue.

Jean Larue est  né, le 3 septembre 1784, de Pierre, cordonnier et de Marguerite Fousse, à Oeutrange, village de Moselle, rattaché à Thionville depuis 1970.

Ce jeune homme de 1 mètre70, aux cheveux châtains, avec un visage ovale et un teint pâle, s’engage, le 14 juillet 1805, au 4ème régiment d’infanterie de ligne, où il passe caporal, le 1er décembre de la même année. Jean est ensuite au 72ème  régiment de voltigeurs, le 7 mars 1810, avant de passer définitivement au 2ème régiment de chasseurs à pied, le 5 avril 1813, dans la Vieille Garde.

Avec ses régiments, Jean fait les campagnes de l’Empire dont Austerlitz en 1805, Eylau en 1807, Wagram en 1809 et La Moskova en 1812, s’arrêtant avec la défaite de Napoléon en 1815 à Waterloo, alors qu’il est dans un état d’invalidité qui ne lui permet plus de faire son service.

Le caporal Jean Larue, de la 2ème compagnie du 2ème bataillon  de chasseurs à pied, est nommé chevalier de l’Ordre royal de la Légion d’honneur, le 21 février 1814.

De retour dans son village natal, Jean se marie, le 10 novembre 1818, avec Catherine Muller, à Terville, commune voisine et le couple a huit  enfants entre 1819 et 1837 …

Le 10 mars 1840, Dominique Kaiser, maire d’Oeutrange et d’Entrange, écrit une lettre au Grand Chancelier de l’Ordre, que signe Jean, faisant état de « la situation indigente où il se trouve » et demande à « obtenir de son Equitable Justice un secours à pouvoir avec honneur élever ses enfants et leur donner l’éducation nécessaire ». Il joint une seconde lettre de certification des faits et un tableau est joint récapitulant la situation de Jean, tableau contresigné par le sous-préfet de Thionville, dont voici le résumé :

Jean a à sa charge  sept enfants mineurs mais aucun ascendant, ses revenus sont de 69,96 francs, revenus fonciers en maison, terres, prés et vergers. Il n’a aucune solde de retraite ni traitement de la Légion d’honneur (250 francs à titre indicatif) et il ne peut exercer aucun travail car il est infirme avec souffrances, suite aux six coups de feu et aux sept autres blessures reçus pendant 17 années de service dont 16 de campagnes. De plus, le 6 mai 1833, une grenadière a éclaté dans la commune où la maison et le mobilier de Jean ont été consumés par le feu.

La  situation de Jean et de sa famille va alors s’arranger et il décède, le 25 août 1861, à presque 77 ans. Sa descendance est toujours présente dans la ville de Thionville-Oeutrange.

N.B. : nous reviendrons sur l’incendie d’Oeutrange dans un prochain article car il comporte des éléments intéressants sur cette époque.

Publié par : granrubieres | mars 17, 2011

Bébé hérisson.

pédale douce …

http://www.youtube.com/watch?v=_vcRxagdAPg&feature=related

Publié par : ds672 | avril 30, 2011

Le gendarme de Saint-Quirin.

                    Saint-Quirin est une commune mosellane reconnu « un des plus beaux villages de France » et « station verte de vacances ». Le village est situé, dans le massif vosgien, dans une vallée au pied du Donon. On trouve dans la commune et dans celles avoisinantes les dénommées « sept roses », édifices religieux d’une beauté certaine, dont deux à Saint-Quirin : l’église priorale, avec un intérieur au style baroque et son orgue « Jean-André Silbermann », classé monument historique et la Haute-Chapelle, construite sur une colline en contrehaut du village.

                Lors de votre visite, si vous avez une petite faim, profitez de l’excellente cuisine familiale du café « la Charmille » ; par exemple côte de veau à la crème et aux champignons, frites à volonté, plateau de fromage et dessert au choix pour 12,5O euros et si vous remplacez, la côte par une côtelette de porc marinée, pour 9,50 … et n’oubliez de goûter à l’Edelzwicker qui vous surpendra.

                     C’est dans cet environnement que Nicolas Germain voit le jour, le 24 janvier 1772, au hameau de Lettenbach dans ce village, fils du sieur Jean Georges, marchand à Réchicourt-le-Château et négociant à la verrerie royale de Lettenbach et de damoiselle Marie Anne Jordy, tante du général Jordy d’Abreschviller, chevalier d’Empire, officier de la Légion d’honneur et chevalier de Saint-Louis.

                Nicolas s’engage, le 1er janvier 1792, au 62ème régiment d’infanterie, fourrier deux mois après, puis sous-lieutenant aux chasseurs francs de Mayence dès le 1er mai 1793. Il est nommé adjoint à l’état-major de l’armée, le 4 avril 1794, puis lieutenant au 32ème d’infanterie la même année (*) et capitaine dans ce régiment, le 9 octobre 1796. Il part en Egypte pour la campagne d’Orient avec le Napoléon Bonaparte, où il participe à la bataille des Pyramides, le 24 juillet 1798, et il est nommé chef de bataillon à l’état-major de cette armée. De retour en France, il devient chef d’escadron dans la gendarmerie et continue les campagnes de la Grande Armée, du Portugal, d’Espagne et du Rhin jusqu’en 1815.

                        (*) Le 19 septembre 1793, à l’affaire de Torfou, près de Mortagne (guerres de Vendée) : l’avant-garde commandée par le général Kleber, après deux heures d’un combat opiniâtre, fut forcée à une retraite précipitée et telle qu’elle devint une déroute complète où on perdit canons, caissons et trains d’artillerie ; M. Germain, secondé par quelques camarades, ramena au combat par son exemple une partie des troupes et parvint à arrêter l’impétuosité des ennemis qui profitaient de leur succès pour nous tourner ; au moyen de cette résistance la division Aubert du Bayet arriva assez à terme pour sauver la colonne, au moment où elle allait être victime de la fureur des révoltés. La Convention nationale satisfaite de ce trait de valeur décréta le 7 germinal an 2 qu’il serait pourvu à l’avancement de M. Germain et le nomma lieutenant le 8 septembre 1794.

                Nicolas Germain est nommé chevalier de la Légion d’honneur, le 14 juin 1804, et le chef d’escadron est élevé au grade d’officier de cet ordre, le 27 décembre 1814. Retiré à Nancy, au 4 de la rue de la Monnaie, il décède le 17 septembre 1823, laissant une veuve Barbe Antoinette et deux enfants mineurs, Catherine Camille et Nicolas Jacques Désiré.

Publié par : ds672 | mai 28, 2011

L’artilleur d’Abreschviller.

              Abreschviller est un village mosellan, de 1500 habitants, traversé par la Sarre Rouge, posé au cœur des forêts des Vosges. Cette commune offre une multitude de loisirs, randonnées pédestres, pêche à la truite en étang, en rivière ou pisciculture, plan d’eau, …, sans oublier le train forestier dont les locomotives du siècle dernier vous feront découvrir des ambiances et sensations aujourd’hui disparues au cours d’un voyage à la vitesse de 15km.h-1. C’est dans cet environnement que voit le jour Louis Faller, le 6 juin 1777, né d’Antoine, bourgeois, et de Madeleine Dossaliano.

                Louis entre au 3ème régiment d’artillerie à pied, le 13 novembre 1798, puis il est admis, le 11 juin 1808, 1er canonnier à pied dans la Garde Impériale. C’est le 12 avril 1808, qu’un régiment d’artillerie à pied de la Garde impériale fut créé, comprenant six compagnies, plus une de pontonniers; chaque compagnie à pied comptait quatre officiers, dix sous-officiers, quatre ouvriers, 20 canonniers de première classe et 48 de seconde classe, deux tambours, deux obusiers et six canons de 6 ou 12 livres. Ces unités d’élite sont précises et mortelles, toutefois elles présentent l’inconvénient d’être vulnérables au rapide mouvement de la cavalerie et aux attaques de corps à corps.    

                Il fait les campagnes des ans VII à IX, à l’armée des côtes de Brest, chargée de lutter contre les Chouans et de protéger les côtes bretonnes contre un éventuel débarquement anglais ; son général en chef le plus connu est Lazare Hoche. Les ans XII et XIII, il est à l’armée des côtes de l’Océan, constituée à Boulogne par Napoléon  dans l’objectif d’un débarquement en Angleterre. De 1805 à 1808, il est à la Grande Armée en Allemagne et en 1809, il fait la campagne d’Autriche. Louis s’est trouvé aux batailles d’Iéna en 1806, d’Eylau en 1807, d’Essling et de Wagram, où il est blessé à la main le second jour de la bataille, en 1809.

                Le 1er canonnier d’artillerie à pied, en retraite, Louis Faller est nommé chevalier de l’Ordre royal de la Légion d’honneur, le 9 juillet 1809, juste après Wagram, sa dernière bataille. Retiré à Saverne, il décède le 21 janvier 1817.

 

Publié par : ds672 | mai 31, 2011

Le marin de Bertrambois.

          Dominique Henry est né, le 28 novembre 1763, à Bertrambois dans la Meurthe, de Jean, manœuvre et d’Anne Rousselot. Rien donc ne laisse prévoir une carrière de canonnier dans le corps royal de marine.

          Dominique s’engage dans les troupes de marine, le 16 octobre 1780. Il est caporal en 1788, sergent en 1792, adjudant sous-officier avec rang de 2ème lieutenant en 1796, lieutenant en 1er en 1804, adjudant-major en 1806, adjudant-major-capitaine en 1809  et capitaine de 1ère classe le 27 avril 1813.

          Il fait la campagne des Indes orientales à bord du « le Fendant », vaisseau de 72 canons construit à Rochefort,  de mai 1781 à septembre 1784, date à laquelle le bâtiment s’échoue alors qu’il est en route pour Pondichéry, puis il termine cette campagne sur « le Petit Hannibal » en mars 1786. Après un bref passage sur « le Barbeau » en 1788, il repart pour cette campagne, d’octobre 1788 à décembre 1791, sur « le Thétis ».

          Dominique fait ensuite campagne sur terre, de février 1794 à juillet 1795, employé aux armées des Côtes de Brest, de Cherbourg  et de l’Océan –préparation à l’invasion de l’Angleterre-  puis il retrouve la mer sur « l’Invincible », vaisseau trois-ponts de 110 canons, jusqu’en mai 1796. Il revient sur terre pour la campagne d’Allemagne de la Grande Armée, de mars à août 1813, blessé au pied droit à la bataille de Lützen, puis à l’armée de Lyon début 1814, avant de terminer sa carrière sur « le Ville de Marseille » cette même année.

          Le 18 août 1814, l’officier de marine Henry est nommé chevalier de l’Ordre royal de la Légion d’honneur. Titulaire au 3ème régiment de canonniers de Rochefort, le 1er septembre 1814, il continue ses services jusqu’au 31 mars 1816, jour de sa retraite dans le grade de chef de bataillon par ordre de Sa Majesté Louis XVIII. Il se retire à Saint-Malo et décède à l’âge de 71 ans, le 15 décembre 1834, après avoir servi son pays dans « la Royale » sous Louis XVI, la Révolution, Napoléon et Louis XVIII.

Publié par : ds672 | juin 18, 2011

Un caporal de Verdun.

L’an mil sept cent soixante onze le quatre octobre est né, et le lendemain baptisé, un garçon à Pierre Adam, compagnon tailleur d’habits et à Marie Thérèse Leroux ses père et mère, mariés ensemble et habitants cette paroisse (Saint-Sauveur de la ville de Verdun), on lui a donné les noms de Denis François.

Denis François est enrôlé volontaire au 2ème bataillon de la Meuse, le 18 août 1792, caporal en l’an 2 à la 4ème compagnie du dit bataillon. Il est blessé d’un coup de feu reçu ce 13 fructidor an 3 (30 août 1795) lors du 1er passage du Rhin ce qui le prive de l’extrémité inférieure droite par l’amputation de la cuisse à la partie moyenne.

La lettre d’avis du 25 floréal an 6  (14 mai 1798) ordonne le payement de la subsistance provisoire de cinq décimes par jour (loi du 11 brumaire an 6). L’arrêté du Consul du 19 frimaire an 9 (10 décembre 1800) fixe la solde de retraite à 221,70 et par suite définitivement arrêtée à 222 fr.

Le vingt huit juin mil huit cent trente trois à l’heure de la parade, nous soussigné, Victor Simmoneau, maréchal de camp, commandant la 1ère subdivision de la 2ème division militaire, et en vertu de la lettre du Grand Chancelier de l’Ordre royal de la Légion d’honneur en date du 24 juin 1833, ayant fait extraordinairement prendre  les armes et l’avoir fait ranger en bataille, nous avons placer au centre M. Denis François Adam, caporal en retraite, amputé, et l’avons nommé chevalier de la Légion d’honneur.

Ce qui rajoute 250 fr de pension par mois à « notre caporal d’infanterie de ligne, amputé » qui décède, le 14 mars 1845, dans sa ville natale.

Publié par : ds672 | août 7, 2011

Arquevaux de Verdun.

           Jean Arquevaux est né, le 17 avril 1765, de Jean et d’Anne Marie Grosjean, à Verdun. Il s’engage comme fantassin, le 1er juillet 1783, au 50ème régiment d’infanterie de ligne, et passe par tous les grades jusqu’à lieutenant, le 22 mars 1804, au 51ème de ligne, faisant les campagnes de 1792 à 1806.

          En 1790, Jean, caporal, est de l’expédition de Nancy où trois régiments se sont révoltés -régiments du Roi, de Mestre-de-Camp-Général et les Suisses de Chateauvieux-  et ont emprisonné leurs officiers qui refusent d’accorder aux soldats le contrôle des caisses du régiment. Le 18 août 1790, sur lettre de l’assemblée, le marquis de Bouillé, gouverneur des Trois-Evêchés à Metz, reçoit l’ordre de réprimer la révolte. Le 31 août 1790, Bouillé marche sur Nancy avec 4 500 hommes, dont un tiers de gardes nationaux, peu sûrs, mais que son énergie tient en main. Deux corps sur trois cèdent et sortent de la ville, mais les Suisses de Châteauvieux défendent la porte Stainville. Bouillé enfonce la porte et pénètre au cœur de Nancy après une bataille de rues qui laisse cinq cents morts. La répression qui suit est brutale : 1 soldat est roué, 32 sont pendus et 41 envoyés aux galères.

          Le sergent-major Arquevaux est blessé d’un coup de feu aux deux jambes en 1796, à Arcole, victoire remportée par l’armée française, sous les ordres du général Bonaparte, sur les Autrichiens. Cette bataille très meurtrière dure trois jours et reste célèbre quand Bonaparte prend un drapeau, s’élance à la tête de ses soldats et franchit une partie du pont ; le fruit de cette victoire est de 5 000 prisonniers faits à l’ennemi, 4 drapeaux et 18 pièces de canon tombent en notre pouvoir, et la perte en tués et blessés du côté des Autrichiens fut de 8 000 hommes.

           Le lieutenant Arquevaux a la jambe gauche emportée à la célèbre victoire d’Austerlitz, fin 1805, où Napoléon déclare le 3 décembre après la bataille : « Soldats je suis content de vous, vous avez à la journée d’Austerlitz justifié tout ce que j’attendais de votre intrépidité, vous avez dévoilé vos ailes d’une immortelle gloire. Soldats, lorsque le peuple français plaça sur ma tête la couronne impériale, je la fiais en vous pour la mener toujours en ce grand éclat qui seul pouvait donner du prix à mes yeux. Soldats, lorsque tout ce qui est nécessaire pour assurer le bonheur et la prospérité de votre patrie sera accomplit je vous ramènerais en France là vous serais l’objet de mes tendres solicitudes, mon peuple vous reverras avec joie et il vous suffira de dire: j’étais à la bataille d’Austerlitz pour que l’on vous réponde voilà un brave ».

          Le 14 mars 1806, le lieutenant Jean Arquevaux est nommé chevalier de l’Ordre royal de la Légion d’honneur, la pension qui l’accompagne s’ajoute à sa solde de retraite ; notre « brave » officier-fantassin unijambiste décède, le 14 juin 1829, dans sa ville natale.

 

Publié par : ds672 | mars 22, 2011

Paroles de Poilus n°1.

Gustave Berthier est né, le 17 juin 1886, à Sennecey-le-Grand en Saône-et-Loire, de François, matelassier et de Marie Roy.  Il épouse Alice Lacroix en 1911 et tous les deux sont instituteurs à Sousse à Tunisie et sont les parents de deux enfants, mais papa n’est pas à la maison pour Noël 1914, comme le montre cette lettre du 28 décembre de cette année :

Ma bien chère petite Alice

Nous sommes de nouveau en réserve pour quatre jours, au village des Brebis. Le service tel qu’il est organisé maintenant est moins fatigant. Quatre jours aux tranchées, quatre jours en réserve. Nos quatre jours de tranchées ont été pénibles à cause du froid et il a gelé dur, mais les Boches nous ont bien laissés tranquilles. Le jour de Noël, ils nous ont fait signe et nous ont fait savoir qu’ils voulaient nous parler. C’est moi qui me suis rendu à 3 ou 4 mètres de leur tranchée d’où ils étaient sortis au nombre de trois pour leur parler.

Je résume la conversation que j’ai dû répéter peut-être deux cents fois depuis à tous les curieux. C’était le jour de Noël, jour de fête, et ils demandaient qu’on ne tire aucun coup de fusil pendant le jour et la nuit, eux-mêmes affirmant qu’ils ne tireraient pas un seul coup. Ils étaient fatigués de faire la guerre, disaient-ils, étaient mariés comme moi (ils avaient vu ma bague), n’en voulaient pas aux Français mais aux Anglais. Ils me passèrent un paquet de cigares, une boîte de cigarettes bouts dorés, je leur glissai « le Petit Parisien » en échange d’un journal allemand et je rentrai dans la tranchée française où je fus vite dévalisé de mon tabac boche.

Nos voisins d’en face tinrent mieux leur parole que nous. Pas un coup de fusil. On put travailler aux tranchées, aménager les abris comme si on avait été dans la prairie Sainte-Marie. Le lendemain, ils purent s’apercevoir que ce n’était plus Noël, l’artillerie leur envoya quelques obus bien sentis en plein dans leur tranchée.

Nous voilà aux Brebis maintenant. Faillaut a invité hier tous ses chefs de section. Repas merveilleux qui a dû lui coûter cher. J’ai trouvé un lit chez une bonne vieille où je me repose comme une marmotte…

Fais part de mes amitiés à tous. Mes meilleures caresses aux petites, et à toi mes plus affectueux baisers.

Gustave

L’adjudant Berthier, numéro matricule 10 au recrutement à Tunis et 0220 au 256ème régiment d’infanterie est « mort pour la France », le 7 juin 1915, tué à l’ennemi à Bully-Grenay (Bully-les-Mines en 1925), dans le Pas-de-Calais…

Publié par : ds672 | avril 6, 2011

Paroles de Poilus n°2.

Léon Hugon est né, le 17 janvier 1784, à Saint-Maurin dans le Lot-et-Garonne; marié à Sylvanie, il est père d’un garçon de 2 ans. Il est blessé gravement, par un éclat d’obus, le 9 septembre 1914 et écrit de son lit d’hôpital, le 18 de ce mois :

Bien chère Sylvanie,

Je ne peux pas m’empêcher de te dire que je suis dans une très mauvaise position, je souffre le martyre, j’avais bien raison de te dire avant de partir qu’il valait mieux être mort que d’être blessé, au moins blessé comme moi. Toute la jambe est pleine d’éclats d’obus et l’os est fracturé. Tous les jours quand on me panse, je suis martyr, lorsqu’avec des pinces, il m’enlève des morceaux d’os ou des morceaux de fer.

Bon Dieu, que je souffre ! Après que c’est fini, on me donne bien un peu de malaga, mais j’aimerais mieux ne pas en boire.

Je ne sais pas quand est-ce qu’on me fera l’opération. Il me tarde bien qu’on en finisse d’un côté ou de l’autre.

En plus de ça, je suis malade ; hier, je me suis purgé, ça n’a rien fait, il a fallu qu’on me donne un lavement. On doit m’en donner un autre ce soir, je ne sais pas si on l’oubliera pas, peut-être ça me fera du bien. Enfin, je suis bien mal à mon aise, pas pouvoir se bouger, j’ai de la peine à prendre le bouillon sur ma table de nuit. Je t’assure que c’est triste dans ma chambre, nous sommes vingt-neuf, personne ne peut se bouger, des jambes cassées et des bras ou de fortes blessures et presque tous des réservistes comme moi.

Je te dirai que je passe des mauvaises nuits, si l’on m’avait évacué jusqu’à Agen, tu serais bien venue me soigner et je serais été content d’être auprès de toi. Et toi aussi, ma chère Sylvanie, de me voir, ça serait été triste et une joie, pas comme si je n’avais pas été blessé ; mais que faire, c’est ma destinée. Maintenant, je suis dans le pétrin et pour s’en sortir, je ne sais pas trop comment ça finira.

Enfin, ma chère Sylvanie, je te dis tout maintenant, j’ai pas voulu te le dire à la première pour ne pas te vexer, mais je vois que je suis obligé de t’aviser de ma situation.

Ne te fais pas de mauvais sang, je m’en fais pas parce quo je suis pas seul, vis en espoir et si jamais je reviens, je verrai mon fils grandir, que je le dresserai pour travailler le bien de Vinsot et moi on me fera bien une pension.

Je crois que je la gagne, quand bien même que je ne pourrais pas trop travailler, ça nous aiderait pour vivre.

On ne serait pas encore trop malheureux et Gaston commencerait de travailler.Il y en a bien qui n’ont qu’une jambe et qui travaillent.

Il faut espérer que tout ce que je dis là arrive. Prie Dieu pour moi, qu’il me délivre de la souffrance.

Je t’embrasse bien fort sur chaque joue avec Gaston le petit chéri.

Ton cher ami

Le soldat Hugon, du 209ème régiment d’infanterie, est mort « pour la France », le 22 septembre 1914, à l’hôpital temporaire de Tulle, jour de l’anniversaire de son épouse et de la disparition d’Alain Fournier, auteur du « Grand Meaulnes », dans un bois de Saint-Rémy-la-Calonne »

Publié par : ds672 | mai 2, 2011

Paroles de Poilus n°3.

René Jacob est né, le 19 juillet 1887, à Bussy-en-Othe dans l’Yonne, d’un père charron. Boulanger dans son village, il est marié à Lucie et le couple a trois dont l’aînée a 8 ans. Il écrit en 1915 :

Comment décrire ? Quels mots prendre ? Tout à l’heure nous avons traversé Meaux, encore figé dans l’immobilité et le silence, Meaux avec ses bateaux-lavoirs coulés dans la Marne et son pont détruit. Puis nous avons pris la route de Soissons et gravi la côte qui nous élevait sur le plateau du nord… Et alors, subitement, comme si un rideau de théâtre s’était levé devant nous le champ de bataille nous est apparu dans toute son horreur.

Des cadavres allemands, ici, sur le bord de la route, là dans les ravins et les champs, des cadavres noirâtres, verdâtres, décomposés, autour desquels sous le soleil de septembre, bourdonnent des essaims de mouches; des cadavres d’hommes qui ont gardé des pauses étranges, les genoux pliés en l’air ou le bras appuyé au talus de la tranchée; des cadavres de chevaux, plus douloureux encore que des cadavres d’hommes, avec des entrailles répandues sur le sol; des cadavres qu’on recouvre de chaux ou de paille, de terre ou de sable, et qu’on calcine ou qu’on enterre. Une odeur effroyable, une odeur de charnier, monte de toute cette pourriture. Elle nous prend à la gorge, et pendant quatre heures, elle ne nous abandonne pas.

Au moment où je trace ces lignes je la sens encore éparse autour de moi qui me fait chavirer le cœur. En vain le vent soufflant en rafales sur la plaine s’efforçait-il de balayer tout cela : il arrivait à chasser les tourbillons de fumée qui s’élevaient de tous ces tas brûlants; mais il arrivait pas à chasser l’odeur de la mort. « Champ de bataille » ai-je dit plus haut. Non, pas champ de bataille, mais champ de carnage. Car les cadavres ce n’est rien. En ce moment, j’ai déjà oublié leurs centaines de figures grimaçantes et leurs attitudes contorsionnées. Mais ce que je n’oublierai jamais, c’est la ruine des choses, c’est le saccage abominable des chaumières, c’est le pillage des maisons…

Le sergent René Jacob du 356ème régiment d’infanterie est « mort pour la France », tué à l’ennemi, le 24 août 1916, au bois de la Laufée, au nord du fort de Tavannes dans le secteur de Verdun.

Publié par : ds672 | juin 9, 2011

Paroles de Poilus n°4.

Léonard Leymarie est né, le 4 janvier 1880, au hameau de Champeil à Seilhac en Corrèze, de Léonard, charron et de Marie dite Françoise Gaud, cuisinière, sa troisième épouse. Léonard, paysan,  épouse, en 1911, Marie Françoise Gaud, dont il a deux enfants André Louis et Marie Louise nés respectivement en mars 1912 et octobre 1913. En décembre 1914, il écrit :

Je soussigné, Leymarie, Léonard, soldat de 2e classe, né à Seillac (Corrèze).

Le Conseil de Guerre me condamne à la peine de mort pour mutilation volontaire et je déclare formelmen que je sui innocan. Je suis blessé ou par la mitraille ennemie ou par mon fusi, comme l’exige le major, mai accidentelmen, mai non volontairemen, et je jure que je suis innocan, et je répète que je suis innocan. Je prouverai que j’ai fait mon devoir et que j’aie servi avec amour et fidéfitée, et je n’ai jamais féblie à mon devoir.

Et je jure devandieux que je sui innocan.

 

Le soldat de seconde classe Leymarie, de la 19ème compagnie du 305ème régiment d’infanterie, est fusillé, le 12 décembre 1914, à Fontenoy dans l’Aisne. Nos généraux de l’époque, non seulement envoient au massacre des milliers d’hommes courageux, mais en plus, les font fusiller pour l’exemple pour lâcheté. Faute de réhabilitation, Léonard est déclaré « mort pour la France » et son nom est inscrit sur le monument aux morts de Seilhac … le 12 décembre 2008.

memoire

Je vous conseille de lire : http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9onard_Leymarie

Et de relire la vie d’un de nos grands généraux vosgiens : http://plombieresinitiative.wordpress.com/2010/10/02/un-eleve-de-e-c-x-1/

 

 

 

Publié par : granrubieres | juillet 16, 2011

Paroles de Poilus n°5.

Richard Hoffmann est un artilleur de l’armée prusso-allemande de 31 ans qui écrit, le 22 septembre 1914, à sa mère et à sa sœur Gretchen, de Strasbourg-Neudorf (annexé comme toute l’Alsace-Moselle depuis la guerre 1870-71) :

nous avons pris nos quartiers dans le village français de Parray ou quelque chose de ce genre (Parroy – 54). Bien entendu, l’endroit avait déjà été visité depuis longtemps par nos trou­pes, mais malgré tout, chacun serrait sa carabine un peu plus fort. Comme tous les villages de France que j’ai traversés, c’était un village crasseux : des tas de fumier et de vieilles ordures le long de la rue, devant les portes des maisons massives, aux fenêtres étroites et aux pièces sombres et sales, partout, des réparations de fortune, des bâtiments faits de bric et de broc. Et ne parlons pas des Françaises : semblables à des gitanes pour ce qui est de l’habillement et de la propreté, et à des Juives, pour ce qui est des traits du visage. Nous (dix hommes) avons pris nos aises dans une pièce d’une hauteur de 1,80 m. Nous nous sommes réparti la literie de l’unique lit et nous avons remplacé les matelas manquants par de la paille. Je m’en suis contenté, car tout le reste ne m’inspirait guère confiance (c’est aussi pour cette raison que je porte à nouveau les cheveux très courts). Avec l’aide d’un camarade parlant parfaitement le français, nous avons obtenu de nos hôtesses qu’elles nous fassent du café et qu’elles nous apportent du lait. Dîner nocturne à base de café au lait et de pain de soldat sec ; tout est parti si vite que nous n’avons rien pu mettre de côté pour l’emporter. Puis nous nous sommes entretenus avec elles de fa guerre ; c’était tout de même intéressant de savoir ce que la population française pensait de la guerre. Les femmes la souhaitaient aussi peu que nous, leurs maris étaient aussi au front et servaient dans les unités qui nous faisaient face. Quelle ironie du sort ! Demain, peut-être, leurs obus faucheront leurs femmes. C’est ça la guerre !

Chère mère, je te dis encore pour te rassurer que je ne me suis jamais porté aussi bien que depuis que je suis soldat et que notre courage n’a jamais faibli. Nous sommes tous animés d’une foi inébranlable en l’heureuse issue de notre juste cause. Ici, pas de découragement ni d’abattement. Pense au vieux dicton des chevaliers qui caractérise si bien l’ambiance qui règne ici : « Parce qu’il est le seul à pouvoir regarder la mort dans les yeux, seul le soldat est un nomme libre ! » Et maintenant, je vous embrasse bien fort, toi et Gretchen.

Notre Richard exprime des pensées bien prussiennes que l’on retrouvera dans les écrits et les actes du « petit caporal Adolphe» et n’oublions pas les exactions commises par ces troupes dès le début de la guerre dont nous avons les preuves en Belgique, Meuse et Meurthe–et-Moselle.

 

Publié par : granrubieres | avril 12, 2011

Conte lorrain: la potée.

Il était une fois un bûcheur et hâbleur bûcheron qui habitait avec sa femme dans une humble cabane posée au cœur même de la forêt. Par une froide veillée d’un terrible hiver tout givré à frimas, le Colin se tenait près du feu pour réchauffer ses extrémités qu’il avait bel et bien gelées. Au loin, on entendait les hurlements des loups qui couraient la campagne, affamés. Une bonne potée mijotait dans la marmite et répandait un agréable fumet de choux et de lard qui mettait l’eau à la bouche du brave homme.

Soudain, alors que son épouse s’affairait à dresser le couvert, on frappa un grand coup à la porte. Colin se leva précipitamment pour tirer le verrou. Le battant s’ouvrit brusquement d’un bloc et un énorme loup bondit au beau milieu de la cuisine, renversant notre héros comme crêpe à la Chandeleur ! Celui-ci, surpris, n’eut que le temps de hurler à l’adresse de Catherine :- Flanque-lui la potée en pleine tête !

Ce qui fut fait… La ménagère s’empara de la gamelle qui cuisait au fond de l’âtre et lança la soupe fumante à la gueule de l’intrus qui s’enfuit sans demander son reste. Ce soir-là, les conjoints médusés dînèrent d’un morceau de pain sec !

Quelques semaines plus tard, comme Colin travaillait au bois et entassait fagot sur fagot, fatigué, il s’assit sur une souche pour prendre quelque repos. Quelle ne fut pas sa frayeur quand il vit surgir de derrière un fourré une meute de ces cruels canidés, frères d’Isengrin ! Pas un, ni deux, ni trois mais cinq ! Il prit incontinent ses jambes à son cou car il ne pouvait espérer lutter contre toute cette bande avec sa seule cognée. Affolé, il escalada un chêne jusqu’au sommet et, réfugié dans le houppier, observa les animaux bavant de colère !

S’il est vrai que la faim fait sortir le loup du bois, elle le pousse aussi à imaginer d’inouïes stratégies ! Ne voilà-t-il pas que les méchantes bêtes se mettent à discuter et à tourner autour du tronc, en se léchant les babines. Aussi Colin ne quitte-t-il pas des yeux l’inquiétant manège ! Subitement, l’un d’entre eux se dresse de tout son long contre l’arbre qui l’abrite. Un second grimpe sur ses épaules, puis un troisième… Avec malice, ils se font la courte échelle et bientôt c’est une véritable pyramide qui s’élève sous les frondaisons !

Déjà Colin sent l’haleine chaude du plus gros mâle s’insinuer à travers le fond de ses braies. Il jette un regard désemparé vers le sol et par bonheur remarque que le pilier de ce curieux échafaudage a le crâne entièrement pelé ! Il reconnaît là son agresseur d’un soir de janvier ! Aussitôt, il s’écrie : – Fiche-lui la potée, Catherine !

Et l’échaudé de détaler sans délai… L’étrange échelle de horde lupine s’écroula et disparut dans la nature. Elle court sans doute encore… Nicole Lazzarini

Publié par : ds672 | juillet 25, 2011

Paroles de Poilus n°6.

Emile Sautour est né, le 15 septembre 1892, à Conzèse dans la Corrèze ; il écrit, le 31 mars 1916, à sa famille :

Mes bons chers parents, ma bonne petite sœur

II me devient de plus en plus difficile de vous écrire. Il ne me reste pas un moment de libre. Nuit et jour il faut être au travail ou au créneau. De repos jamais. Le temps de manger aux heures de la soupe et le repos terminé il faut reprendre son ouvrage ou sa garde. Songez que sur vingt-quatre heures je dors trois heures, et encore elles ne se suivent pas toujours. Au lieu d’être trois heures consécutives, il arrive souvent qu’elles sont coupées de sorte que je dors une heure puis une deuxième fois deux heures. Tous mes camarades éprouvent les mêmes souffrances. Le sommeil pèse sur nos paupières lorsqu’il faut rester six heures debout au créneau avant d’être relevé. Il n’y a pas assez d’hommes mais ceux des dépôts peuvent être appelés et venir remplacer les évacués ou les disparus. Un renfort de vingt hommes par bataillon arrive, trente sont évacués.

Il n’y a pas de discipline militaire, c’est le bagne, c’est l’esclavage !… Les officiers ne sont point familiers, ce ne sont point ceux du début. Jeunes, ils veulent un grade toujours de plus en plus élevé. Il faut qu’ils se fassent remarquer par un acte de courage ou de la façon d’organiser défensivement un secteur, qui paie cela le soldat. La plupart n’ont aucune initiative. Ils commandent sans se rendre compte des difficultés de la tâche, ou de la corvée à remplir. En ce moment nous faisons un effort surhumain. Il nous sera impossible de tenir longtemps ; le souffle se perd. Je ne veux pas m’étendre trop sur des faits que vous ne voudriez pas croire tout en étant bien véridiques, mais je vous dirai que c’est honteux de mener des hommes de la sorte, de les considérer comme des bêtes. Moindre faute, moindre défaillance, faute contre la discipline 8 jours de prison, par le commandant de la compagnie, porté par le Colonel. Le soldat les fait. Au repos il est exempt de vin et de viande. Nous sommes mal nourris, seul le pain est bon. Sans colis, que deviendrions-nous ? La nuit que j’ai regagné le secteur actuel, nos officiers nous ont perdus. Nous avons marché trois heures sous bois pour gagner le point de départ. La pluie et la neige tombaient. Il a fallu regagner le temps perdu et par la route nous avons monté en ligne. Mais le danger est grand pour faire passer un bataillon sur une route si bien repérée. Nous avons été marmites mais pas de pertes. Nous avons parcouru qua­torze kilomètres en deux pauses. En ce moment c’est beaucoup trop pour des hommes vannés et par un temps abominable.

J’ai voulu vous montrer que ceux qui vous diront que le soldat n’est pas malheureux au front, qu’un tel a de la chance d’être valide encore, mériteraient qu’on ne les fréquente plus. Qu’ils viennent donc entendre seulement le canon au-dessus de leurs têtes, je suis persuadé qu’ils regagnent leur chez-soi au plus vite. Nos misères empirent chaque jour, je les vaincrai jusqu’au bout. A bientôt la victoire, à bientôt le baiser du retour.

Le soldat Sautour du 131ème régiment d’infanterie est « mort pour la France », le 6 octobre 1916, à Rancourt alors que son régiment est engagé dans la bataille de la Somme (septembre à novembre 1916) dans les bois de Saint-Pierre-Vaast, Rancourt et Bouchavesnes.

Le jour de son décès, le journal de son régiment signale : bombardement violent de nos premières lignes qui boulevese complètement nos tranchées et parallèles … pertes : tués : 9 hommes ; blessés : 1 lieutenant, 5 sous-officiers et 50 hommes ; disparus : 1 sous-officier, 6 hommes.

Le cimetière de Rancourt est la plus grande nécropole française de la Somme (8566 soldats – 280 ares) ; il atteste de la violence des combats durant ces trois mois de bataille.

 

 

Publié par : granrubieres | septembre 6, 2011

PRAF.

L’Histoire n’oubliera pas l’été et l’automne 1940 en Alsace et en Moselle : réfractaires à l’annexion de fait au IIIème Reich, expulsés car considérés comme trop francophones ou encore réfugiés en zone libre, les alsaciens-mosellans furent nombreux à devoir quitter leur région. Voici un témoignage de Gilberte H. :

Lundi  11 novembre 1940, l’aube se lève sur Rurange-Montrequienne, ce jour de l’armistice de 1918 et fête de Saint-Martin, patron du village. Tôt le matin, on frappe à la porte d’entrée à coups répétés. Mon père, Marcel Fabert, s’y attendait un peu, puisqu’au début novembre, une liste des Anti-Allemands avait déjà été élaborée à la mairie. Ordre nous est donné par la Gestapo et les soldats en armes de se rendre sur la place de l’Église dans deux heures avec nos bagages, cinquante kilos et deux mille francs par personne. Je me souviens qu’ils réquisitionnaient les livrets de caisse d’épargne. Mon père répondit qu’il n’en avait pas, seuls les enfants avaient le leur avec quelques francs placés. Réponse du sous-officier : alors, vous pouvez les garder. On quittait donc la maison en laissant vaches, cochons, poules, lapins et tout le mobilier sur place et la maison mise sous scellés. Les autobus et camions venus de la Sarre nous attendaient. Dans tous les regards des grandes personnes et les pleurs des enfants, on pouvait lire l’angoisse, la peur, la crainte d’une déportation en Allemagne. Tout ce rassemblement était gardé par des soldats en armes prêts à intervenir. Ma famille se composait de mon papa, ma maman, une sœur plus âgée, moi-même âgée de sept ans et mon petit frère de dix-huit mois. Notre famille fut durement touchée puisque les trois frères de mon père furent expulsés le même jour et leurs familles, ainsi que les beaux-parents de mon père. Au total, on comptait soixante six personnes de Rurange et soixante quatre de l’annexe de Montrequienne, ainsi que Monsieur le curé Wonner. Beaucoup d’expulsés pour un village ne comptant que deux cent soixante quatre habitants en 1936. Les bagages furent chargés dans les camions et les personnes dans les autobus. La tristesse était grande et on se demandait si un jour nous reverrions notre village. Puis le convoi s’ébranla en direction de Metz et embarquement dans le train à Metz-Chambière.

Après quelques manœuvres, le train partit. Pour quelle direction ? Personne ne le savait. Au passage à Nancy, les expulsés furent soulagés de partir vers le sud de la France.

À sept heures, le lendemain matin, une halte était prévue à Mâcon après la ligne de démarcation. Sur le quai, un détachement de l’armée française nous présente les armes. La Croix-Rouge s’occupe des enfants. En cet instant de réconfort, le moral reprenait le dessus. Nouvelle halte à Lyon pour contrôle, puis nous repartons pour Limoges, ville terminus.

En gare de Limoges, un comité d’accueil nous attendait et une tasse de bouillon Kub nous fut servie, c’était peu de chose, c’était le premier repas chaud depuis notre départ. L’ensemble des expulsés de Rurange fut scindé en deux groupes, un partit pour Nantiat et ses environs, lieu d’accueil et d’habitation pour le restant de la guerre. Chaque famille suivant sa composition, reçut une espèce de logement équipé du strict minimum : table, chaises, paillasses et une cuisinière à bois.

Après l’installation à Nantiat, Haute-Vienne, les parents se mirent à rechercher un emploi pour nourrir la famille, dix francs par jour et par personne étaient donnés par l’État. Mon papa trouva un petit travail chez un tanneur de peaux de lapin, où il contracta une maladie due à l’acide pour traiter les peaux. Par la suite, il travailla à la poste comme facteur. Les enfants allaient à l’école dirigée par un instituteur mosellan de Luttange, également expulsé. La messe, le dimanche, était dite par notre curé et animée par une chorale de chez nous. Ainsi se passa tant bien que mal cette expulsion : nous étions constamment à la recherche de nourriture plus ou moins consommable.

Je veux signaler un fait historique à Nantiat. Nous n’étions pas loin d’Oradour et le 10 juin, on aperçut les fumées du village qui brûlait. Fin juin, un dimanche après la messe, un détachement de soldats en armes, probablement des SS, fit sortir tous les hommes et jeunes gens sur la place de l’église afin de désigner les maquisards. Après plusieurs conciliabules, le curé Wonner sortit des rangs. L’officier allemand lui demanda : «Vous qui êtes prêtre et ne pouvez mentir, pouvez-vous jurer sur la croix qu’il n’y a pas de maquisards à Nantiat ?». Levant les bras, le curé répondit : «Je le jure». Grâce à sa connaissance de la langue allemande et après ce pieux mensonge, les Allemands se retirèrent. L’abbé Wonner venait de sauver les Lorrains et tout le village de Nantiat.

Le retour se fit en train de Limoges à Metz en passant par Paris en avril 1945. À la gare de Metz, des camions militaires bâchés nous prirent en charge et nous ramenèrent à Rurange dans notre village qui nous accueilli en chantant la Marseillaise. Malheureusement, il n’y avait plus de meubles, de vaisselle ; les planchers étaient soulevés par l’humidité. Les Allemands avaient tout pris et ce qui restait avait été volé.

Retrouvez ces Patriotes Réfractaires à l’Annexion de Fait – les PRAF – dans le livre de Léon Strauss.

 Ce titre est accordé à ceux qui par leur éloignement volontaire d’Alsace-Moselle (au risque de la spoliation) ont montré leur insoumission à l’occupant nazi durant la deuxième guerre mondiale, sans pour autant avoir été transférés dans un camp de travail en territoire allemand. Pour obtenir le titre, il faut être alsacien ou mosellan d’origine et remplir une des conditions suivantes : avoir été expulsé d’Alsace-Moselle ou avoir habité dans une autre région française pendant la durée de l’occupation après avoir refusé de rejoindre son domicile (notamment après sa démobilisation).

Les droits attachés au titre de PRAF sont la prise en compte par l’assurance vieillesse de la période pendant laquelle vous avez été reconnu « réfractaire à l’annexion », le port de l’insigne de patriote réfractaire à l’annexion de fait, les prestations de l’ONAC (Office national des anciens combattants et victimes de guerre): prêts, maisons de retraite…

 

 

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